LES DISCOURS DE L’ÈRE D’AURA LE LIVRE DE JAD
À travers les martyrs de l’humanité
(et ceux qui se donnent au rire)…
Ne sachant plus quoi faire de leurs mains, ils se mirent à applaudir!
INTENTIONS
Cet écrit m’a éveillé des sens que je concevais pourtant dans l’oubli, par les choses qui se répètent en masquant cette période des années qui passent, quand les livres étaient traduits dans les langues que je lisais.
Les civilisations sont représentées par des «élus» qui n’ont mérité leurs droits, que dans leur propre pays et se verraient incompris par les peuples soumis, qui ne pouvaient certainement pas traduire. Ainsi il faudra garder des icônes; une image qui croient-ils ou elles, serait l’image la plus vraie sur leur vie. Ainsi les icônes des débuts de notre millénaire ne sont en fait que les dernières icônes du siècle d’une grande Histoire: le XXème siècle.
Ce livre est rescapé de mon enfance quand le seul message était de ne plus compter sur les utilités afin de prouver que la race humaine est élue, il faudrait écouter le poète maudit pour s’enivrer d’Europe.
C’est la synthèse de ma pensée qui est isolée comme le repos de l’âme sur l’enfance, quand on me souriait du coin de l’œil que j’allais faire des rimes. Cette promesse m’est apparue à ma première chanson en espagnol: ce regard est pour tout le monde.
L’histoire garde cette profondeur absurde, aussi comme un mélange entre la douleur et l’humour, la sagesse d’un célibataire miraculé qui faisait une différence entre la clairière et son reflet, qui a préféré le reflet.
Si le temps existe, il a quand même gardé des messages délicats, moi qui conçois l’homme avec toutes ses vertus, peut-être que l’espace pourrait inverser le temps et qu’ici l’amour a triomphé. Je ne mentionne pas Liban mais c’est un reflet d’une histoire du pays depuis que mes parents se sont mariés, c’est-à- dire qu’ils allaient mettre encore une fois une âme paisible dans l’urgence de naître et ce qui s’en suit.
Le pays est intéressant, il garde l’image d’un bon casanier comme moi, qui ai pu garder la flamme en soumettant le monde à un nouveau héros, qui aurait décidé de remettre le monde à l’endroit, c’est-à-dire user jusqu’à abuser de l’identité comme pour certaines femmes qui portent le voile et le souhaitent encore…
C’est donc avec une profonde tristesse que j’ai gagné le temps, pour écrire ce personnage; au reflet du pays de ma vie, moi qui ne suis pas forcement privilégié.
La morale de l’histoire est très joyeuse pour quelqu’un comme le héros: il a rejoint l’amour comme le passage du temps on dirait qu’il est indéfinissable et que la morale pour qui le pourrait, gagnerait le bruit de la terre.
LIVRE PREMIER:
LE JARDIN DES HALLUCINÉS
TERRE
Les idées nous viennent la nuit, alors que la journée a trouvé sa direction.
Ce soir on sort.
On se laisse éclairer par la fumée du nargilhé.
Après ça, on s’illumine au goût de l’absinthe, celle qui se vend aux professionnels… Ceux qui se demandent si ce n’est pas comme ça que font les autres, avec une légère touche personnelle pour être admis.
Je vis dans mon pays, celui pour lequel on cherche des raisons de se nourrir. J’habite quelque part près de la forêt. Une belle vue sur la mer. Qui aurait pensé que ce village moderne serait une plateforme pour la société du Liban? Nous qui avons tellement de mots pour décrire, pour raviver, pour aimer.
La valse reprend, on choisit sa cavalière pour danser sur l’hymne à la jeunesse. Le brun devient blond, le blond devient blanc et le chauve n’a pas de couleurs.
On croyait que la mode des “tarbouches” survivrait, on a dû perdre quelques cheveux, avec l’âge du pays. Comment fait-elle pour si vite dépoussiérer son miroir, limer ses griffes et proportionner son corps? Sans doute les magazines. Ils nous racontent les faux sourires qui impressionnent la caméra et plaident tout le monde innocents. Tout le monde en photo et on n’en discute plus! Il faut être vu et lu et avoir vécu. Pas une personne ne passe inaperçue pour les photographes il faut sourire, rigoler et surtout déborder de billets de banques. Les chauves se désolent devant cette jeunesse qui manque de passé, pour eux la danse du ventre n’a pas été adoptée en ville, leur pourquoi devient quand et en général ils meurent pendant la période du «quand». Les survivants qui se demandent toujours «quand», lisent les journaux à l’encre noire et comprennent de plus en plus qu’il faut vivre la vie, carpe diem.
L’art de décevoir passe par la technique d’adopter un masque. L’intérêt passe à l’engagement de rendre nos soirées les meilleures du monde, sans se soucier que le monde existe. La convoitise se transforme en respect, le faux devient vrai par surplus d’amour. La difficulté de communiquer est tamisée par l’éclairage et le son. Le B018 devient la tombe symbolique. Enfin une raison valable pour allumer nos âmes éteintes à la vodka. Les frileux en hiver et les suants en été trouvent un climat idéal et s’y enferment. C’est la nature qui dort quand les gens se mélangent. En rentrant chez soi on remarque des gens seuls à qui l’on transmet le bonheur de boire à la santé des mini-jupes. Piétons ou conducteurs, la rue s’anime.
Ici, mon rythme est un semblant de berceuse. Les minutes ressemblent à une éternité. Les fils de politiciens ou les nouveaux venus se font adopter à la «rue des boîtes» pour enfin atteindre l’apogée de la renommée dans de grandes boîtes Vintage.
Ce n’est pas que je me sente vexé par toutes ces étapes, j’ai presque tout visité et entre nous, pour un jeune intellectuel engagé, rien ne m’a scandalisé, sauf peut-être l’idée d’être photographié. Les images ont leur place dans les potins que l’on se raconte le lendemain avec la gueule de bois, la langue de bois… Je n’aime pas ces gens… Trop seuls peut-être pour penser cinéma, bouquins ou république et démocratie.
-J’écris pour inscrire ma voix, dans Beyrouth.
-Nos vieux sont trop jaloux de nous laisser cette perle… Nous serions trop incultes pour mériter cette ville…
-Beyrouth je l’adopte en écrivant et toi, tu le fais en gueulant avec des amis qui pensent. Je ne sais pas comment expliquer au monde qui m’entoure que je n’aime pas répondre aux gens susceptibles, c’est pour ça que je m’écarte du débat pour écouter, sans préjugés, les idées identiques des interlocuteurs… Décider par besoin de liberté de s’écarter de cette partie de la jeunesse pour aller écouter des talents jouer à la guitare dans un chalet au bord de la mer, fumer et boire jusqu’à pas d’heure à mendier des heures en plus pour parler de musique, littérature et d’amitié.
-Mon projet était de voyager, de quitter ce pays à tout prix, tellement mes idées s’étaient organisées.
-Nos ancêtres avaient plus de facilité à s’organiser, même sans téléphone portable. Ils pouvaient mieux se raconter leur réussite sociale, ils avaient un vocabulaire, qui, comme les foyers, comme les maisons qui se sont entassées dans le sous-sol, pour ne pas être inondées du feu de l’insouciance.
-Il nous suffit de fouiller dans ce passé, ce secret de la formule pourtant si claire à l’époque, pour faire reconnaître un mot, un seul: la Paix.
-Il m’arrive de faire des rencontres que je ne pourrais expliquer dans le déroulement de ma vie. Ces âmes qui se croisent et se reconnaissent comme si elles s’étaient déjà vues ou connues ailleurs.
-Si chaque jour a une histoire, ce sont ces jours-là qui ont le plus de sens pour l’édition de mon cinéma. Je filtre et perçoit de mes sens, ce moment d’osmose avec un être ou une chose.
-Aujourd’hui est un nouveau jour. C’est la nuit que les journées se forment.
La nuit donne l’abstrait, le jour l’élucide: la pensée et l’action s’unissent chaque jour pour meubler le quotidien.
-Lorsque je rêve de mon avenir, je vois beaucoup de choses. Des choses pleines de sens, riches en pensées. Des choses qu’un jeune écrivain aimerait vivre. Les petits tracas de ma vie académique viennent faucher mes rêves mais j’en suis sûr, préparer un avenir. Proposer des défis à ma taille pour améliorer ma capacité.
Sais-tu ce que c’est, la démocratie? Sais-tu pourquoi l’on se sent mieux en démocratie? Parce qu’on apprend à formuler les trois pouvoirs. Les trois parties pensantes de notre corps. Législatif: la tête, judiciaire le cœur et exécutif, le sexe, bientôt le saint médiatique.
Pense à toi comme à une société à elle seule: une politique y est installée, avec ses lois, ses dangers, ses réactions, ses faiblesses, ses failles… Je veux que mon emblème dure, prolifère, dans son harmonie, en paix.
-À dix-neuf ans, tourner dans le manège de la ville parait utile. C’est comme quand on vagabonde notre énergie encore intacte. L’espace devient l’essence et la gratitude notre déclic, le vocabulaire, le contact.
-Il faut protéger nos valeurs avec les vieux. Eux défendent la cendre, nous le tabac, eux défendent le vase et nous le verre. Les confessions si séparées, entraînent le détachement identitaire. Le pardon doit être la loi.
-Les sociétés ressentent cet amour platonique envers les institutions, qu’elles soient onusiennes ou tribales.
-Aujourd’hui, l’institution chasseresse s’appelle la banque envers qui la relation n’a rien de platonique. La roue qui tourne est superposée à la table des affaires. La route du casino déploie son tapis rouge, la presse sérieuse se hâte d’entasser les sujets, pour sévir contre cette direction qui offre bien plus de chance pour l’Eldorado, que pour la raison.
-Les différentes plateformes se disputent la palpitation de la société, le cœur de la leçon, l’hymne imposé et à vingt ans quand le choix se laisse graver, nous nous dirigeons vers la plus reconnaissante. Là, où la personne: peut.
-À Beyrouth, il avaient lieu les activités culturelles les plus chaudes du monde arabe, la guerre du Liban superposée à la guerre froide, a fait de l’immense plateforme un temple en ruine assombrie par la poussière et la négligence.
-Il paraît que les droits de la femme étaient débattus par les lumières de la même façon que la politique actuelle. Aujourd’hui on se fie à l’évolution européenne qui inspire la confiance depuis la chute du mur de Berlin. La raison. Est-ce dans le sol, est-ce dans l’air, l’atmosphère a une nature valable, pour qu’on y fasse notre parole.
-De là m’est venue une multitude de questions sur ce qu’est la liberté.
-Est-ce le manque de responsabilité, est-ce là, la vraie recherche de la jeunesse?
-A-t-on de quoi offrir une vérité à chaque révolution?
-J’ai dans la tête quelque chose d’englobant, une forme nationale, où la loi ne serait pas tranchée par les regards. Nous vivons dans une société pleine de haine qui considère la famille comme un socle froid qui présente la vie selon les différentes crises.
-Le café et la mémoire se partagent. La jeunesse se fatigue à traverser la rivière. L’exemple des autres n’est jamais bon à suivre parce qu’ils ont fait des choix qui les laissaient survivre à une guerre, à présent la mémoire est traîtresse, malgré la purification des âmes et l’effort collectif; le blocage sur «l’altruisme» est toujours présent.
-Cette lutte des générations qui finit toujours par une réconciliation trouve un bonheur et veut le partager. La seule garantie de le préserver est de le partager avec les autres pour que l’amour se multiplie.
-Avant ça, la vie nous offre différents mystères qui ont besoin de maturité… Des préjugés à éteindre. Des failles à compléter par la communication. Le sourire des dieux permet aux jeunes d’avancer. Aujourd’hui il n’est plus tabou de parler de Dieu. Il est l’œuvre de soi: ils sont les princes et deviendront rois. Celui-ci a pris les armes, l’épée pour appliquer la loi. L’économie n’y croit pas, elle se déchire, se repent pour garder sa part, sa croyance.
-La méditation se mène dans le désert, c’est ce que décrivent les livres sacrés, dans un désert, là où toutes les idées se rassemblent sans prendre forme, aucune: un vide physique, un plein spirituel.
FEU
Il fait chaud, la lumière aveugle et la plaine s’étend. Le soleil invoque le ciel, d’une grimace.
Je me libère de ma chaleur en pensant aux pays que j’aimerais visiter après cette longue marche de quelques jours.
– Je pense visiter les Amériques.
– Comment ça doit être là-bas ? Je n’y ai pas mis les pieds, je ne connais que le désert.
– Là-bas c’est l’écran géant, ici c’est l’écran total.
– C’est la profession des dieux. Ici je suis ridé de guider, le désert est Allah.
Les deux marchèrent ensemble en parlant de la différence entre les peuples instruits. Ils trouvent que leur seul point commun était le centre de la roue qui tourne pour les peuples. Les peuples ne sont jamais au même niveau. Ils ne préparent que leur chute. Ils sont toujours conscients de leur future gloire. Ibrahim pense que les arabes préparent toujours mal leur gloire, ils ne savent que se battre, ils ne savent pas remplacer le feu par la plume au moment venu. Georges approuve avec un sourire optimiste. C’est aussi son rêve de voir revivre de son vécu cet éveil Arabe.
Le portail de la connaissance de la fierté du développement est rouillé par les mœurs. Le changement ne se faisant qu’en langue arabe, le soutien est déjà descendu du ciel.
La désespérance se généralise. Les nouvelles bafouent la paix de l’écriture et s’engagent dans la lutte du feu. La philosophie se voulait tellement intense que la lumière du soleil paraissait comme un micro qui résonne à l’infini, la voix est plus présente quand le soleil est proche. Ils s’arrêtèrent d’un coup et burent la limonade. Georges allume une cigarette et dit:
– Je suis le sacré fils de Dieu.
– Vous, les libanais, vous ne manquez pas d’orgueil, votre foi vous rend maîtres.
La marche prit la forme d’une ballade. Avec l’effort sollicité par la marche, ils ne purent trouver la force de continuer le débat, ils se turent alors et attendirent la tombée de la nuit, les étoiles comme le postillon de l’univers éclairèrent leur chemin. Ils s’affalèrent sur le sol humide, installèrent leurs tapis, ils purent enfin profiter de leurs dernières forces pour évoquer leurs ambitions.
– Je remercie la vie de m’avoir donné le don d’être un guide, je connais le désert, je l’ai traversé une vingtaine de fois, j’ai rencontré des touristes et ma femme tient maintenant un magasin au marché aux puces.
Georges reprit la parole et précisa que son projet était d’écrire des scénarios qui pourraient nourrir la culture de son pays. Il lui raconte sa vision du public libanais, un public actif. Des tendances changeantes entre le respect et l’insouciance, entre l’étonnement et l’habitude. Cet affaissement de la culture ne se relève que par la motivation de ceux qui usent le mieux de leur énergie, sans critiques et sans préjugés. Ainsi ils peuvent voir se multiplier leur potentiel. À peine eurent-ils le temps de clore cet échange qu’Ibrahim s’endormit. Demain ils arriveront à Ikam, le village où vit Ibrahim.
En attendant ils rêvaient.
Georges rêva d’un tigre qui s’échappait d’un zoo et se promenait paisiblement dans une ville imaginaire.
Un tigre féroce qui prenait ces aises.
Ibrahim rêvait qu’il planait comme un deltaplane sur une colline et qu’il ne s’arrêterait pas.
L’imagination de ces deux rêveurs fut soulagée par un vent léger qui parcourut l’étendue de sable. La plaine était pleine de ces deux êtres. Ils habitaient le ciel. Les yeux fermés, rien ne les entoure. Leur motivation ne se mesure plus. Ils sont seuls, ils n’ont que le temps à traverser. Armés de patience et d’envie, ils auront écrit une station d’espoir sur le carnet de leur jeunesse.
-Tu as beau t’appeler Georges ce n’est pas donné des moments guidés dans un espace sans limites.
-Le courage n’est plus une vertu maintenant que la sécurité a trouvé son trône grâce à l’effort de l’après-guerre mondiale.
Un projet comme un livre, qu’on aurait hâte d’achever pour garder cette trace qui marque, qui forme et qui ajoute quelque chose à l’émotion.
Ils arrivèrent enfin. Comme la fin d’une solitude d’esprit. Une nouvelle organisation s’impose, elle n’est ni divine ni animale, elle est juste humaine.
Les premières maisons sont posées avec un marché à peine visible: tout un réseau y est installé, la vie humaine tourne en rond autour d’une enceinte invisible. Ibrahim vit sur la place centrale.
Ibrahim s’arrête et dit:
– Le village était dans ma tête, maintenant il est dans mon cœur.
– C’est ici Ikam?… Déjà?
– L’imagination devient intense, il la décrit sans rien dire.
Il imagine les femmes comme des fleurs offrant un collier à l’arrivée.
Des habitants qui forgent, qui sculptent la pierre, qui donnent au culte du corps une dimension artistique. Des fontaines d’eau où ils pourraient s’abreuver et voir la fluidité étinceler.
Comme de l’or sans couleurs. Le silence rythmé par les coups de marteaux. Les cloches pour mystifier la musique en religion.
Il se souvient d’Annabis la ville de départ, où Ibrahim parlait du Café Gitane tenu par un percussionniste. C’est là que les hommes trouveront le repos, alors que les nobles femmes servaient à boire. Un village international.
Quand la paix est maîtresse, l’eau est gratuite. Le repas se partage à la même heure.
– À quoi tu penses?
– À ta femme. lui répondit-il avec un sourire.
La route n’était plus longue.
Vu des nuages, on aurait dit que ces deux êtres avaient réussi quelque chose d’énorme.
Face à l’éternel: «Allez, un peu de pluie?» Les nuages se vidaient donc sur Ikam. Un lien interrompu entre le monde d’ici et d’en-haut.
Le cœur de Georges battait très fort, il allait découvrir les habitants de la ville.
Ils y sont. Ils sentaient que leur vie allait recommencer. Les libanais ne trouvent pas leurs repères. Il se prépare à trouver le langage de la ville. La vie humaine ne correspond pas à la sécurité mais à la méfiance. Il retrace la différence entre le sable et la pierre, il trouve que les pierres abritent des regrets, de la convoitise et surtout une bonne dose de plaisir. Il rêve d’une femme. Il aimerait lui faire l’amour. Il rêve de trouver cette présence conviviale. Le désert est encore dans sa tête, la pluie lui a transmis une brise d’idée qu’il est le bienvenu dans l’enceinte des bras d’une femme. La prière d’Ibrahim était de revoir son épouse qui a sûrement due se fondre par la solitude du pieu.
Les deux marcheurs sont satisfaits et ont ensemble et dans leurs cœurs, la mémoire de cette traversée improvisée. Cette voie finale ne les entraîne que vers l’avenir. Un symbole s’est éteint. Cette évasion physique et spirituelle a trouvé enfin sa forme. Ici se trouve leur ambition céleste. Elle est nourrie par une mémoire qu’ils ont construite ensemble dans le même but, celui d’échapper au cercle du quotidien. Ils ont trouvé une ligne à suivre rien qu’en marchant.
Les deux amis se quittent. Il pleut à peine alors qu’ils se disent un dernier au revoir le guide lui indique l’adresse du musée et la carte de l’hôtel du Café Gitane.
- Vous faites le plaisir des pays arabes, vous les libanais!
- Ce soir je boirai à votre santé Ibrahim.
Ils discutent un dernier quart d’heure. Ils échangent l’idée de revoir les pays arabes se souder, se lier les uns aux autres en dévoilant l’occident et sa culture et son histoire. Ils se donnent la parole sainte comme font les gens.
Un proverbe arabe vint à l’esprit de Georges: «Ne hais pas le mal, il crée les bonnes coïncidences». Ceci pour dire que la paralysie culturelle de cette partie du monde est relative à l’avancée phénoménale des pays riches et la production de masse. Peut-être que ces pays pauvres réussiront à trouver une voie sur les rails de l’entente des nations.
-L’Eldorado n’est pas un pays; c’est un état d’esprit, je suis un guide, c’est lui qui humanise toutes les races sans exceptions. Lui dit Ibrahim.
Georges sillonne les ruelles de ce petit village. Ses pensées se dirigent vers son rapport au temps. Il change après avoir connu la marche. Puisque c’est le corps qui lui donne forme. Le temps est «vécu» á pied. Le véhicule nous ôte cette sensation de vivre le temps, personnellement, de le défier.
Les bâtisses semblent vides. Rien ne l’empêche de songer à l’idéal de sérénité qu’il a trouvé sur cette terre sèche. Rien ne m’empêche d’être persuadé que les véhicules détruisent le vrai rapport au temps et que cela a sûrement un rapport avec la psychologie et la science. Cette notion envahit ma conscience comme la ville nous envahit. Les présences humaines autour de moi me montrent une mine de convoitise par rapport à mon état physique et mental, comme un viol spirituel. Ils me démontrent que l’excès est rongé par l’habitude, dans le sens où les longs voyages sont nourrissants.
Il arrive devant le musée, décide de visiter cet édifice: des toiles et des sculptures y sont présentées. L’image de l’art est superposée à l’image de la nature. L’art a bien mené le monde. Quand il pénètre dans l’enceinte de cet espace clos, il comprends le besoin de guérir de la solitude. Son entourage est art, il revoit les lampes anciennes, le portrait de certains guerriers et des nomades. Des chevaux si bien sculptés qu’on dirait qu’ils peuvent être enchantés. Il se retrouve à peine entre ces quelques projets. Chacun trouve ses marques selon son identité. Il se demande où va me mener cette quête, cette soif de découverte. Plus de soucis ces dernières heures, il se demande si la liberté dont je dispose pourra être maîtrisée une fois rentré au pays. La pierre jaunie par le temps accueille dans son espace toutes les générations. Les différentes civilisations s’immobilisent dans la pierre. Ainsi l’on grave un passé déterré, pour que l’identité nous dure.
Lorsque l’on voyage, le premier instinct est le battement du cœur de la liberté. Un anonyme qui se demande si ce n’est pas notre nom qui nous emprisonne. Si ce n’est pas notre histoire qui ne retient pas l’échec. Cette fièvre de liberté fait frissonner l’hôte.
Ici il n’est pas un individu mais un sujet de conversation. Le patrimoine du bordel de son pays est inondé par l’alcool. Ici, par contre le patrimoine est exposé, la fluidité des touristes arrose cette terre sèche. Les rayons de soleil sont superflus. Il quitte l’enceinte du musée, où nos idées sont peintes et nos souvenirs sont représentés par la pierre.
À l’hôtel, il ouvre un nouveau carnet rouge. Il pense écrire un roman.
-Demain, je quitte Ikam, j’irai boire une coupe ce soir, je rencontrerai des gens et j’écouterai le percussionniste. Je finirai sûrement ma soirée à faire revivre sur le papier mes nouvelles découvertes sur les hommes et les femmes, sur la société, sur l’âge de la terre. Je me dois un poème pour cette foulée d’événements.
-La prose me ramène les idées. Je ressens une émotion qui se déplace entre le conscient et l’inconscient, qui me laisse la pensée fluide. Les rares moments que je passe seul sont dédiés à mon idéal, quelques lignes parlant de cette expérience sur la nature et la ville. Ces ressemblances me font grandir en prouvant la fidélité envers l’évidence. Une seule me vient à la tête, la nature et le génie peuvent aller produire, protéger et détruire. Trois forces toujours présentes pour recycler l’énergie et le potentiel. La victime serait les obsédés de la liberté. Les choses et les gens étant reliés les uns aux autres, la dépendance nous prouve l’esclavage et nous la défions. Comme la nature qui résiste à sa soif. Quand la dépendance touche au vital, le remède et le poison se fondent l’un dans l’autre. La nature ayant gardé ses racines au sol développe une résistance plus adaptée que la nôtre. Cette envie de revoir les pins de mon pays m’entraîne à traverser le cap de la patience et à plonger dans la page pour me retrouver dans mon espace mental imaginaire.
-Je le décris selon ma tendance à revivre avec les gens. Ma patrie appelle mes mots, elle en demande… Elle veut être décrite. La soif de peindre des lettres avec mon crayon fait revivre ma nostalgie.
-De là, me vient le terme de «la nostalgie du futur». Comme un sentiment qu’avant, ce pays était plus avancé qu’aujourd’hui. L’envie de donner au futur, une partie de notre passé. On veut tout recommencer, tout refaire vivre, sauf le feu. Ma vie se résume à protéger mon cycle pour garantir mon niveau individuel.
-L’écriture permet à l’art d’atteindre l’intuition et la prédiction, par la logique et les lois fondamentales de la vie. C’est pour cela que je m’engage pour confondre toutes les générations. Elles peuvent s’y retrouver. Ça sécurise de ne pas gaspiller le talent, tatoué de l’encre de ma plume.
-Mon style littéraire est à la recherche de l’évidence. La psychologie de cet entassement de paragraphes provient directement de ma perception. Ma façon de conclure des choses se traduit suivant les différentes étapes de ma vie. Quel luxe de lui donner la forme d’un voyage touristique. A-t-on trouvé le symbole du visa pour le voyage littéraire? C’est lui qui mène le plus loin. L’écriture est évidente pour ceux qui souffrent de la solitude et jouissent du détachement. C’est vrai que l’on y rencontre des personnages inventés, la satisfaction n’est pas de les faire bouger mais de les tuer. C’est ce que le maître Victor Hugo fait pour conclure son œuvre. J’ai choisi le voyage, puisque mes compatriotes se sont partagé la planète suivant les Eldorados dans l’histoire.
Les quelques verres, au café du rez-de-chaussée, lui font oublier la traversée du désert où tout mouvement entraînait symétriquement un autre.
-Mes bras qui se balancent et mes pieds qui avancent. Une femme me sourit. Sa posture me va à merveille. Elle m’appelle avec son regard, je nage sans me noyer dans ses yeux. Elle m’éblouit.
– Elise, je m’appelle Elise.
– Avez-vous des origines asiatiques?
– Tadjikistan et toi?
– Orient.
– Avec tes yeux marron ta peau, on dirait que tu viens du soleil.
– Je suis libanais.
- Libanais ça ne veut rien dire, il faut dire Limon! Que faites-vous de votre vie?
- Je voyage beaucoup!
- Commerce?
- Un genre de tourisme, j’ai traversé le désert.
- Comment as-tu fais ça ? dit-elle souriante.
- Avec un guide d’ici.
– Nous étions toujours en train de discuter sur l’adoption du terme Limon pour le Liban alors que le café se vidait. Il n’y avait plus personne debout. Buvons, pensais-je, sans me soucier de l’heure. Quand un enfant est satisfait il oublie les blessures du passé et c’est ainsi que j’achevais une étape importante de mon voyage dans un désert encore frais dans mon esprit. On avait tellement de choses à se dire et je ne me rendais pas compte que tout cela me détachait du monde.
-En fait l’univers est clos, il suffit d’une seule personne pour oublier la clôture et traverser sans soucis ce moment. Je
lui procure une dose de savoir-faire, presque géante, c’est en cela que se retrouve la femme avec qui je parle. Elle ne connaît que l’immensité du désert qui l’entoure. Elle se croit touriste dans le pays que j’incarne. Je lui propose de m’accompagner à ma chambre. Je peux à peine tenir debout. Je ne sais me diriger sans elle. Si elle me quitte je ne reverrai plus le contour de ses yeux. Je prendrais la séduction comme une farce. Comme une lampe brûlée qui fait des petits sons quand on l’agite. Devant la porte de ma chambre on s’embrasse comme des bêtes. Comme un rendez-vous manqué avec l’ennui. Comme une journée où j’ai imaginé un peintre avec sa toile. Comme un frisson dans l’air que j’apprivoise sans l’adopter. Un baiser avec la terre maintenant que j’ai rejoint le ciel. Mon émotion est tamisée par l’alcool dans mes veines. Il n’y a pas assez de silence, je voudrais plus de silence. Comme si les portes voisines nous demandaient de taire la voix pour écouter nos palpitations qui résonnent. Elle se porte très bien, elle ne cesse de se coiffer avec ses mains, elle ne cesse de trop me connaître.
-Il y a longtemps que ce jeu m’étonne. Nos corps, comme si le sang avait doublé, se mélangent. Ce corps m’appartient. Ce n’est plus un arc en ciel mais de la chair tout comme moi. Cela dure et je ne veux que l’inscrire dans ma vie. C’est l’effet qui ranime mon excitation. Elle me connaît si bien et j’incarne pour elle un pays imaginaire. Tout comme l’art absurde: ça commence par une idée et puis ça va dans le sens de l’excès. Est-elle une question? Est-elle la réponse? Je ne la décris pas assez. Cela reste la raison pour mon cœur de battre si bien, si fort. Les dernières secondes arrivent et le rythme se transforme. Cette fois je ferme les yeux et je reviens à moi comme si j’étais déplacé d’un monde à l’autre. Ça tourne. Le silence prend l’avantage et je ne veux plus connaître personne. C’est la renaissance du parfum.
-Elle n’a que quarante-deux ans et j’ai déjà vingt ans. Une idée qui nous rapproche fait de nous des penseurs. Après l’amour, on corrige les malentendus. Elle a comme de la mémoire dans les yeux que je n’avais pas retrouvé avant d’échanger nos âmes pour toujours.
– Prends-moi en photo!.
Elle écarte ses cuisses sous le drap.
Le flash luit dans ses yeux, elle sert mes fantasmes sans que je ne le lui demande.
-Elle me prédit un avenir dans la photo si ses nus sont si beaux ou si belles.
-Je lui refile mon carnet. Elle lit, à plat ventre, en suçant son doigt ses genoux relevés, mettant ses fesses en relief. Puis d’un coup, elle lit à voix haute d’une voix coquine: «Les heures passaient aussi vite que la durée d’un flash», c’est comme ça avec toi… Elle ajoute: ça, j’aime quand tu dis: «les coulisses de cette photo». c’est comme maintenant quoi… Tu as appelé ton roman «UN RÊVE OUBLIÉ»? Ça nous va bien je trouve. Je lui explique qu’en fait, j’écris ce que je pense. Je pense moins au récit qu’au fond de la réflexion. Cette image de nous deux me fait grandir. J’ai passé le cap de l’âge avec elle. Comme si l’on se retrouvait tous deux face à l’avenir. Peu de gens tracent le futur autant que le passé. Il suffit d’une intuition pour se lancer.
L’aube qui se prépare les endort tous deux comme des servants. Sa silhouette n’est plus son trésor. Elle appartient à ses songes à présent.
-J’ai rêvé d’une ville où tout le monde était en colère et où la paix entre eux était un instinct dans l’harmonie. Comme une agitation, qui allait dans tous les sens, les objets comme des aimants qui se séparent. Une organisation bordélique, des êtres avec une tête de monstres de dessins animés, s’éloignaient les uns des autres pour ne surtout pas être violents. Les heures couraient comme un dérèglement et puis un rêveur qui dormait dans son lit: l’esprit, la cause de tout ça, il leur faisait comprendre qu’un nouveau maître était apparu. Un nouvel ordre est à suivre.
AIR
-Retour au pays du Limon, où la famille m’attend. Le motif de mon voyage étant resté obscur nous discutons des dernières nouvelles politiques.
-Yasser Arafat est mort ce matin. Le leader palestinien est mort. Une figure que l’histoire a adoptée, comme un enfant qui n’était pas le sien. Un opposant à la bousculade impérialiste européenne. Il était fatigué de trop se battre; il est parvenu à garder le titre de territoire pour la Palestine. Cette petite goutte du Moyen-Orient, plus petite que mon pays, a gardé le sens de la nation. C’était un pion de guerre qu’on observait évoluer, un représentant de la cause fuyante palestinienne. L’enjeu étant tellement grand, qu’Arafat n’a pu que suivre la raison initiale, celle que le capitalisme pragmatique israélien veut nier. Son rêve faisant le cauchemar de mille parties et vice versa, il a vécu dans l’illogique et l’incohérence durant toute sa vie. Je me demande si sa mort n’est pas la solution pour se détacher de l’incapacité. La politique ne donnera plus qu’à un seul le courage. L’information est passée comme une grâce, comme si sa mort était encore responsable de la déraison de la cause.
-Mes parents discutent la fin d’Arafat, je les écoute d’une ouïe passive. J’ai dans la tête un avis pour la Palestine. Je pense qu’Israël est tellement sure de l’incapacité d’Arafat qu’ils nourrissaient ce leader et incarnaient en lui, grâce aux médias, tout le symbole de leur cause ainsi contrait le gaspillage de la pensée Arabe. Ainsi nul autre ne pourra convaincre les foules et les téléspectateurs. Le cerveau du chaos s’est éteint, qu’il aille voiler les prétendantes au ciel sans nous. Nous voulons de la Lambada.
-Un pas devant l’autre comme dans l’armée palestinienne ou comme au désert. Ça me manque. Ici je ne marche pas. Dans mon pays il est rare de marcher. On ne sait pas à quel point c’est bénéfique de se balader á pied. C’est là qu’on retrouve sa complémentarité.
-Nous pourrons alors respirer le nouvel espace. Nous pourrons nous sentir entourés d’un monde sans convoitise, comme quoi Moïse pensait déjà à l’urbanisme!
-Les écrivains se lisent comme une lettre, je sais qu’ailleurs ils n’y sont que chiffres. Je sais aussi qu’en Occident les personnes sont reliées comme un jeu de domino où tous les chiffres semblables sont liés. Le réseau est mathématique. Ici c’est comme un jeu de Scrabble les lettres doivent correspondre. C’est quand on marche qu’on remarque ces choses. Nous pensons pour que la grille du Scrabble ait un sens. Peut-être un rêve ou peut-être une consigne. Une chaîne de professionnels qui toute la journée se déplacent pour porter un mot nouveau. Ainsi nous pouvons dénouer avec la mélancolie. C’est facile à concevoir, difficile à diffuser, alors on écrit pour passer le message. Pour faire profiter la fierté de l’humilité qu’on gagne en lisant. Ça provient du livre alors qu’avant ça provenait de l’humain. Nous ne sommes plus les mêmes et nous ne cherchons plus la même chose. L’idéal est passé de quête (livre), à conquête (homme), de la foi à la loi.
-Toutes les forces qui dominent, qu’elles soient institutionnelles ou climatiques, qu’elles soient réelles ou imaginaires, ont trouvé leur négligence dans la télévision, devant l’influence et ainsi va la paresse. Je viens à peine d’éteindre cette boîte idiote. On y passait les nouvelles de la Palestine, où la rue s’est transformée en scène de bras levés. Des gens qui disent avec leur regard, devant cette caméra: «Tu n’as pas le droit d’avoir moins mal que moi!», leur angoisse sert l’émotion devant la presse. La rue grise de l’asphalte est la tombe du vert de l’Islam et tous les jours ces morts vivants nourrissent ce que l’on cherche en allumant la télévision. Elle nourrit la société occidentale dans la supériorité du confort du fauteuil, de la télécommande. Son air veut de dire que les larmes de ce pays ont bien vieilli, jeune, la rosée. Cette cause est l’actualité de l’Europe et l’histoire du Moyen-Orient. C’est ce qui change lorsqu’on compare les avis venus d’Europe et d’Orient. Ce sang vert masque la cause d’un coup de pinceau américain, d’une peinture toujours fraîche pour ne jamais finir le dessin. Le visage de ce pays a la forme d’un enfant qui se demande si c’est cette arme médiatique qui éliminera l’ennemi.
-Les temps présents sont pleins de conflits, de guerres elles ne sont pas artistiques. Comme si l’on voulait s’éloigner de notre nature et créer une nouvelle forme d’humain, un geste qui aime la guerre, serait-ce naturel? Serait-ce une voie vers l’héroïsme. Les grades qui dégradent la structure mentale. Un effet de destruction urbaine et de gonflement d’idéologies éphémères, qui contaminent la planète d’en bas. Il faut à ces pays plusieurs essais avant de trouver la formule de la paix et de l’évolution. C’est comme écrire sur une ardoise, le torchon étant la guerre. Le pays du Limon est comme une toile où l’on entasse les couches les unes sur les autres. À chaque époque sa couleur, à chaque conscience sa forme. Le dessin prend alors trois dimensions, de chaque angles, une image. Le génie est celui qui tourne autour de cette œuvre globale à une vitesse instantanée, de là se crée son hallucination qui le laisse apprécier cette œuvre. Elle est instaurée dans la conscience de tous mes compatriotes, la femme choisit son amour lorsque tous deux regardent dans la même direction. Certains pays sont en osmose devant cette pièce commune. Le peintre a du mourir à temps. Peut-être n’a-t-il pas eu peur du blanc. Notre culture est sur politisée, ultra capitaliste, c’est en cela que la toile se déchire à avoir un sens. Mes femmes colorées viennent ajouter des mots à cette toile… Pour qu’on puisse y lire le sens, elles sont toutes mes maîtresses. Elles fêtent tous les soirs ma folie au vin. Elles rédigent pour moi au pinceau, comme les secrétaires de l’amiral. Tu les connais enfin… Tu les aimes ou j’arrête d’écrire. C’est ainsi quand je reviens d’un long voyage qu’on me fait couler mon encre, on boit à la santé de boire à gogo et à la folie de la découverte.
-Nos soirées sont marquées d’une empreinte sur ce dessin. Le soleil et la lune sont restés intacts.
-C’est Beyrouth vu d’en haut, dit un nuage à l’autre. Il plut sur cette idée.
Le ciel attend que l’ardoise quotidienne de la mémoire s’efface avec les rêves. Pour être enchanté de la blancheur de la nouvelle journée. Comme quoi le soleil brûle encore les journées soit disant inutiles mais qui touchent à leur fin.
-Je dois traverser la rivière du sommeil. Le tonnerre gronde c’est comme si les saisons créaient la colère des Dieux. Je me demande si les hommes sont toujours dans la même lignée une fois qu’ils atteignent les rêves. Rendez-vous avec la mémoire, rendez-vous avec l’inconscient. Des images, des dessins qui bougent, qui parlent. Une fugue vers l’imagination libre, vers la création indépendante. Une cage sans limites qui s’éteint au lever. Le lit devient une source de plaisir. Lorsque le lit est partagé et que l’autre dort, c’est le rêve qui s’active, la conscience et l’inconscience entrent en collision avec une douceur organisée. Je dis partageons ce plaisir. Forçons nos mentalités à aimer le sommeil. Éteindre la conscience et rendre les rêves meilleurs. Ce texte cherche la forme passive du rêve. Comme un plaisir, un savoir, qui atteint sans trouver la suite logique avec la vie quotidienne. Quelque chose qui me ressemble sans me décrire. Une forme absurde pour laquelle on doit trouver un sens. Comme un mélange de couleurs formées par la lumière de l’esprit.
Un personnage qui porte en lui des volets colorés, à chacun sa vue, à chacun une perception. Il génère en écrivant, la pensée du rêve. Une logique absurde, qui tiendrait une vie entière. Une forme complète et satisfaisante même dans sa légèreté.
-Une forme qui englobe toutes les portes de l’intellect, qui passe un message personnel mais complet, quelque chose qui ne finit pas. C’est ainsi que j’entreprends le chemin en me déplaçant autour de l’essentiel. Comme la terre le fait avec le soleil. Les rêves, éclaircissent la conscience alors que la nuit, l’absence, permet l’insouciance. C’est ainsi que le fait ce voyageur immobile.
C’est en ce sens, comme une pelote de laine, que Georges réussira à trouver la source de ses pensées. Pourquoi sont-elles si forcées. Peut-être parce qu’il survivra à l’œuvre et de ce fait devra trouver de nouvelles façons de lire sa conscience. Il sait que pour trouver une raison de créer un œuvre du pays du Limon, il faut puiser dans l’identité des gens. C’est comme un collage de journaux, c’est lisible. L’avantage c’est qu’il n’y a pas suffisamment de couleurs. À lui d’en ajouter. Il sait que son apport peut-être énorme. Le bricolage intellectuel se fait lorsqu’on pense à la vérité du plaisir, à la façon enfantine de créer un château de lego: Tout doit être symétrique. On n’a pas l’absurde qui nous fascine ni nous piège. La réussite se vit lorsque la seule pièce d’en haut n’est pas symétrique.
L’avancée de Georges doit être nourrie de la force qui nous laisse nous évader de ces moments de la négligence. Sans les autres il prétend avoir sa raison. Ceci le contamine. La solitude l’a choisi et de ce fait a désorganisé ses idées et ses évidences. Il plait à la nature humaine. Le temps pour lui n’est pas un poids mais une idée. Le temps est une dimension infinie. C’est parce qu’il est exposé qu’il trouve un sens. Sens, veut dire un plein de valeurs pas un chemin qui nous y mène. Il a trouvé un moyen de s’allier avec son talent. L’écriture pour lui est une source inépuisable. Il n’a pas de plan, c’est pour cela qu’il retrouve l’innocence à chaque fois qu’il rédige. Pour lui le mal c’est la stratégie, la préparation, le plan. Le mal c’est le faux. Ce n’est que la solitude qui lui enseigne cela. Niée par l’alliance, elle crée une évolution quand elle est mêlée à la volonté de comprendre. C’est le respect qui sonne à la porte à la fin de cette découverte. La foule est une expérience à chaque fois unique. Le mélange a pour lui une nature orientale. C’est en cela qu’il trouve sa satisfaction identitaire. Il jouit de sa plume comme il jouirait d’un verre de vin, l’effort est le même. À chaque peuple son encre. Il use de son talent, pour faire jouir son pays, comme par rancune envers l’occident. Comme par mépris envers l’histoire, comme s’il voulait retracer consciencieusement la ligne sensuelle de l’évolution.
Il connaît les mythes et voudrait trouver un cycle qui lui est propre. Comme un pionnier. Une façon de ressourcer les autres. Un brin de folie dans le vent qui l’entraîne pourrait ajouter à l’émotion qu’il vit seul. Il jouit de ses aventures, de ses voyages. Il a du mal à rester fixé sur le berceau de l’humanité. Il aimerait décrire ce qui nous relie tous et nous rend heureux. La monnaie étant une réponse évidente et facile, il creuse dans la nature des gens. Il se plait à l’idée de l’unique et se sent comblé par la foule. C’est en cela qu’il a trouvé sa détermination, ce n’est pas un personnage mais une personne. Il n’a pas de rôle pour la masse, il est l’élite. Elles lui demandent le silex, il leur donne le feu. Elles lui demandent l’instrument, il leur donne les partitions. C’est donner de l’ordre au néant qui le fascine. C’est cerner les idées par des mots qui le fascinent. Rendre du vide le plein, à la page de l’encre comme une barque à la mer. Il est capable de se détacher du sol et de ramer vers l’infini, en oubliant sa conscience, vidée de tous les chiffres. Ainsi danse mon crayon que je vois à travers les yeux du ciel. Son monde ne dépend que de lui-même, il est jeune, indépendant, il est maître.
Sa vraie histoire, il ne la décrit pas. Il sent qu’il a laissé derrière lui une trace de son identité. Quelque chose de fidèle. Il n’oubliera pas aujourd’hui qu’il est bien dans sa résilience. Sa capacité à rebondir dans des situations difficiles. Toute forme de vie devrait adopter cet instinct. C’est en cela qu’il verrait un jour sa patrie renaître des cendres de la guerre. Le feu a effacé les fondements de la tradition. Elle n’existe plus. Qui pourra en réinventer les bases? Il aimerait redonner la foi aux prieurs, des survivants du passé. Ses rêves il les décrit si bien avec sa plume qu’il ne la lâchera pas. Son rêve atteint un peuple, sa foi n’est pas en Dieu mais avec Dieu. L’aube touche à sa fin et Georges va se lever. Il est prêt à comprendre le sens de ses songes c’est la phase la plus excitante du sommeil. C’est à ce moment que l’on se lève. Comme si la conscience savait taquiner, pour reprendre le dessus.
Comment, à travers le présent qu’il vit, peut-il prétendre atteindre un idéal. Son quotidien ne ressemble à rien. Son histoire ne le fascine qu’à travers les femmes. Il vit entre deux mondes, entre le ciel et la terre. C’est en cela qu’il reste humble. C’est ce qui fait grandir sa foi, son sens de
la responsabilité. Pour lui, les masques de la société ont une gueule de bois, sans grimace, ils reconnaissent l’effet qu’à l’alcool sur eux. Il ne prend pas la fuite, il s’absente. Il n’écoute que sa conscience légère. Il ne se nourrit que de légèreté. C’est comme un combat qui ne cesse de se répéter tous les matins. Il vient de se lever, la pensée du matin doit être la mienne.
Il vise une œuvre artistique, qui englobe les raisons justes. Comme une alliance des raisons. Comme une entente
des foyers pour nourrir et se nourrir d’une seule source,
la toile. Pour cela l’empreinte devra être lisible, comme le cadran d’une montre, elle est lisible et change tout le temps. Il a la foi dans une patrie, engagée dans le partage. Il croit qu’il pourrait éteindre les complexes du pays du Limon. Des folies géniales pourraient en dépendre. Aucune vertu n’est nationale dans la paix? Le dialogue perd du terrain et la jeunesse comprend son incapacité. La haine des pays voisins est éteinte par l’impuissance des frontières. Est-ce cela la paix du Limon, est-ce l’impuissance? Est-ce normal de s’engager alors que le rafraîchissement est exilé? Est-ce possible que la source et l’énergie se mélange sur ce même terrain, souvent nous trouvons l’une sans l’autre. Son ambition est écrite sur papier, non comme la parole qui disparaît. Son influence reste! Elle est nourrie par l’influence des autres. Comme un jeu de palette les adversaires s’encouragent. Cela fait de nous des citoyens. Quel phare pourra assurer l’avancée du navire jusqu’au port du soulagement.
Qu’est-ce qui évolue dans ce pays du Limon qu’on connaît mieux maintenant? Est-ce la tour du phare ou est-ce sa lumière? La clarté réside-t-elle dans la lumière ou dans la hauteur? A-t-on compris que l’on ne s’éveille pas qu’au ciel, le facile est dans les sommets. Pour cela il battit à lui seul cette tour inhumaine, inhabitée. La cohérence de ses propos est équivalente à la force du débat. Il gagne en écrivant, de la clairvoyance, une empreinte.
Il veut ajouter, ne rien diviser, il voit en l’existence une multitude, non une séparation entre races ou les avis, autrement dit, il voit sans compter. L’hypocrisie est un grand maître trompeur, elle nous dicte la différence entre les êtres et nous force à nous ressembler. L’hypocrisie est un élève, puisqu’elle redessine les lignes de la ressemblance. L’élève veut voir la société et les regards humbles pour le ciel et fier pour la terre. Pour trouer le ballon de l’inconscience et du mensonge, il lui faut la flèche de Cupidon.
Les thèmes se répètent, il ne veut que du nouveau. La routine affecte le mental. Arrivé à comprendre la liaison entre les hommes, la dureté de leurs exigences, il voit qu’on ne peut pas s’évader. Il n’y a dans sa mémoire d’école, que le poète qui le faisait mieux que tout le monde. La force de la poésie va à l’encontre des liaisons sexuelles honteuses. Elle nous arrache des autres et nous laisse apprendre le sens du vide, de l’inexploité. À quel point les thèmes poétiques sont saints, intéressants, parce qu’encore à l’état pur. S’aventurer dans des lieux que la conscience collective connaît peu, est propre à sa nature, innocenté par la solitude. Il sait que ses proches sont conscients de l’existence de ses thèmes mais trouvent les excuses les plus valables pour rester surexploités. Dans tous les domaines qu’a touchés le néant, il existe de la pollution, si ce n’est que la critique devant une œuvre littéraire. Parfois la critique peut-être bonne, devant cela je m’incline. C’est comme se trouver sur les rails de l’analyse, on est sûrs de finir le trajet à la station voulue. L’écriture par contre c’est un chemin à pied, l’effort c’est la répétition des mêmes exigences avec un décor qui ne cesse de changer.
Ce côté sauvage de notre imagination, est décrit, il y trouve un sens, une vie. Cette fois vous lisez la conscience collective, qui, si elle veut être vraiment décrite doit tenir d’un embouteillage d’idées. Les bouquins en général tiennent la logique de la foi, la fin tient un sens biblique. Celui-ci n’a pas trouvé l’intrigue, le fil conducteur c’est la curiosité illimitée qui prend place. L’intelligence, le seul mot qui va dans tous les sens. Nourrissons-la de choses bénites. Elle a besoin du réseau, elle a besoin de guider et de garder son détachement, pour se préserver d’un cercle vicieux. Parfois je me demande si le paradis n’aurait pas une influence sur nous. Si ce n’est pas l’absence de jugement, l’œil pensant de la Bible est-il un sens au paradis? Si c’est vrai je préfère encore ma planète et sa maladie d’amour.
Le fait d’écrire toutes ces pensées intelligentes l’éloigne du personnage sociable. Il est devenu un organisateur d’idées indiscutables donc qui ne rentrent pas dans un débat. Il ne sent plus l’utilité d’un débat, il sait qu’il y a un embrigadement qui ne l’a pas touché, une uniformisation d’idées sur laquelle il impose son influence personnelle. Vient s’ajouter ses écrits, qui auront certainement un titre de dépucelage littéraire, une initiation à l’art de décrire qui enrichit. La légèreté de la richesse, s’atteint lorsque le mérite n’a pas été confondu avec le facteur temps mais avec le temps lui-même. Pour être riche dans la tête il faut avoir ouvert de nouvelles portes, «celles que j’ai ouvertes, je les ai créées» de là vient l’imagination sans fin, comme un nœud magique qu’il dénoue par une illusion. Tous ces mots vraiment noués comme politique ou argent trouveront leur place dans la prison intellectuelle des artistes. Des mots qu’on visite, qui ont toujours la même odeur sale. Si chaque porte a un sens, ces mots emprisonnés ont entraîné la plus grande partie de la population, ils s’y trouvent tous et pour cela ne doutent plus du bénéfice que cela leur rapporte. Ces thèmes seront libres quand l’âme décidera que la richesse est spirituelle, quand les institutions seront prêtes à garantir cette idée. Quand le cœur du monde des hommes et des femmes battra pour le désarmement de l’argent politique.
La traversée historique se fera comme une bicyclette, un effort de recyclage. Les dimanches seraient les journées pour notre épouse fatiguée de trop danser. L’éblouissement passe du vêtement à la chair. Le rythme et les ondes, installés en chacun de nous prendraient la trajectoire du ciel. Une orgie entre l’art la technique la paix et l’humour: une expérience terrestre.
Des messagers musicaux comme Manu Chao, ont compris cette reconnaissance internationale à partir de voyages qu’ils ont entrepris. La matière première est remplacée par la matière grise, la politique par l’anarchie, les idées par l’idéal: ils veulent des centres nationaux, qui ouvrent leurs frontières.
Géométriquement, lorsque quatre cercles rentrent en collision ils forment une étoile à quatre côtés. Les frontières artistiques n’ont pas de bras, ils partagent les mêmes étoiles. Les ondes pourraient contenir une douceur solide, le puits serait un point, le centre. La musique ou l’art serait de l’amour partagé avec des milliers de couleurs, des êtres: un peuple.
Ce vertige dure longtemps. Il est redevenu conscient que les choses ne changent pas pour tout le monde. Il veut plonger dans l’anonymat. Comme sous l’eau de la mer, comme étant d’une race étrangère et dans un espace dense. Il prépare sa quête en détruisant les obstacles qu’il a à traverser. Les murs à briser, les institutions à séduire. Il est dans le bain de tout le monde, il a creusé dans l’eau pour trouver les raisons de la profondeur méditerranéenne. La folie de tout le nouveau monde l’influence d’avantage, il doit récupérer sa fraîcheur et son enthousiasme. Ses amis sont là pour tracer sa redécouverte du moi. C’est le moi qui sait, à lui de se pencher modestement sur les livres agréables pour apprécier. Il se désarme, comme un héros après la bataille. Comme une colombe sous le regard des aigles. Il voudrait un monde sans débandade où la paix et la foi s’allieraient, pour créer des étoiles. L’exil devient alors, dû à l’intensité qui appelle le vide, un phénomène qui ressemble à un projectile. Un jour, il décrira un pays symbole de la nostalgie, les rues seraient les rides de la ville, l’ancien serait éternel et le spectacle aurait l’air du culte. En attendant il espère nourrir l’humain, dévier ses pensées vers une station démystifiée par la non-ressemblance et pour ce qui est de lui-même remettre les pieds sur terre pour ne plus défier l’apesanteur avec ses idées qui planent: ce pays ne connaîtrait pas l’exil.
Maintenant que la paix est installée, il peut initier l’avenir de la femme du pays du Limon. Il juge qu’il serait bon qu’elle trouve un même esprit à suivre. Un même naturel, une vérité de plus à connaître pour que l’identité connaisse sa gloire. Pour que la foi soit vécue un peu comme le sexe, par tout le monde. Un exemple qui ait put tenir une vie entière devrait prouver cela, c’est le sacrifice de Georges, il est certain de pouvoir tenir une vie entière face à la toile du pays du Limon pour influencer ses compatriotes. Il sait se concentrer sur des points cruciaux comme l’absence de religion quand on fait l’amour. Le sens de toutes ces âmes entassées, qui ont dessiné les lignes hallucinantes de ce petit pays peuplé à l’inverse des tribus, c’est-à-dire sans religion unique. Le même esprit est atteint grâce à un modèle, grâce à un sens et une beauté qu’elle a su donner en observant le plus fou des génies.
La défaut est cachée par le voile de certaines, c’est ce défaut là qu’il faut exposer pour comprendre la douceur que l’on doit aux femmes. Cet habit qui dit non au corps, à la nature, doit être allégé dans le futur. Cette mentalité ancestrale qu’est le voile doit enfin connaître la légèreté vestimentaire sans la lourdeur du regard. J’ose ouvrir ce volet du rêve, puisque je ne discute pas la religion à laquelle j’appartiens mais le pays. Celui-ci contient et porte toutes les religions, pourquoi pas la vérité. Un voile qui tombe, comme un rideau qui s’ouvre et laisse comprendre le son de l’amour. Ce tissu que l’on met sur la tête, est certes la cause de la réaction excentrique de la femme libérée, qui se badigeonne de peinture blanche et rose comme une poupée que l’on gonfle à coups de pénis.
Les différentes circonstances géopolitiques assurent la paix et le calme prenant la forme du vide ou du non-sens s’affaisse sur le trône présidentiel. Ce n’est autre que la mémoire, appartenant à chacun, qui a pris le large. Tout n’est plus là, les billets de banques, les manuscrits, la loi, même le tabac (et il en reste). La mémoire collective ne veut plus s’imaginer la période d’avant-guerre, puisqu’à son apogée, elle a craqué comme une tour biblique face au raz de marée musulman, ensuite les survivants de la pierre se sont entre rongés comme des rats cannibales. Hormis la désolation que je décris, il est très difficile de reconstruire cette identité sur la base d’une mémoire commune. C’est ici que je rappelle que la foi au pays du Limon ne doit plus être en Dieu mais avec Dieu. Lorsque nous comprenons que c’est le même que l’on a chéri, avec cette bougie dynamite d’un côté de la ligne de démarcation ou cette kalachnikov (sur laquelle il est gravé Allah), on se demande de l’autre côté quel livre ou quelle langue va nous lier, maintenant qu’on nous demande subitement de valser tous les soirs.
Tellement de décideurs que l’on croyait capables de sauver la formule, voulaient institutionnaliser la pensée basique. Celle qui défend les droits et bénit la citoyenneté. Il y avait une faille. Peut-être que les danseuses d’influence ont suivi la fortune, (l’autre coffre). Elles ont incarné le fond pour une forme inconsciente et musclée. L’obésité de la pensée politique n’a pas plu aux jeunes décideurs, qui veulent aller plus vite, qui finissent souvent dans un avion et émigrent. Certains ont décidé de ne plus revenir. Ceux qui craignent d’être incompris, vont se cacher dans l’anonymat et trouvent une différence entre le succès et l’ambition. Il s’agit d’une immense partie du potentiel que l’on exporte et qui ne revient que pour les soirs où tout le monde boit à la santé de cette dépendance. La jeunesse exilée a compris que dans les règles de leur jeu leur identité n’était pas à trouver. La vérité est que le jeu social ressemble à la recherche d’un trésor mais le trésor n’existe pas. La carte comme un relief qui illustre la différence entre les personnages. La non-ressemblance a été la source de tellement de penseurs européens, ils en ont fait une société. Ils en font encore une expérience, la vision du jeu a mené comme depuis tout temps à l’échec de ceux qui ne connaissent pas le soleil.
Pour revenir vers l’esprit, il nous faut une pensée qui se réchauffe sous un toit en tuile comme le haut du drapeau du pays du Limon. On invente des fêtes pour se souvenir et du coup, ça devient pour consommer. L’enfant du vingtième siècle devient un roi à qui l’on doit par un devoir formel. Rares sont les familles qui refusent l’esprit de ressemblance à travers la consommation. Pour eux, le rapprochement se fait avec la voix humaine, la critique, le débat. Ceux-là ont gardé la face, ils n’ont pas fui cette forme d’existence pour mouler un masque, ils portent et assument leur identité qu’ils retrouvent tous les jours. Certains forcent l’espoir de retrouver un jour une éducation collective accordée par l’esprit céleste et l’international, tant de pays l’on fait et ont compris comment combler les failles de l’expérience sociale. Pour parvenir à une expérience intéressante, il nous faut d’abord comprendre les civilisations, les raisons de leurs motivations, qu’est-ce donc qui fait encore leur bonheur. Est-ce le manque qui gère ou est-ce la satisfaction? La différence entre richesse et pauvreté n’empêche pas de réfléchir sur les mêmes questions. Voici un aperçu de la mondialisation, la communication intensive empêche ce débat puisque l’éducation se paye très cher, le niveau est affaibli par la peur d’où va le monde? Sommes-nous obligés de se suivre? N’y a-t-il pas une autre énergie que l’entraide?
Georges se demande où le mène cette soif de vérité, où le mènera cette quête. Trouvera-t-il une raison de continuer. Il cherche un boulevard où il pourra se promener toute sa vie. Une ligne droite pour s’engager dans une partie de la ville mentale. Ses soirées sont faites. Le noir de la nuit n’a pas de fin.
Éclairé par les étoiles, illuminées par l’alcool, étincelé par la cigarette, allumé par les femmes la sagesse s’endort, la foi explose de joie, la réalité ressemble aux rêves et tout s’épanouit. Le soleil projecteur allume les Indes quand le pays du Limon est à la soulerie. La pratique de la religion émet des ondes qui se rafraîchissent le soir quand les jeunes se donnent à leur foi dansante. Si Dieu est un disc-jockey, la piste de danse serait l’amour. On s’aime pour du fric dépensé, on s’aime pour une gorgée de trop, on s’aime pour le sourire d’une inconnue, on s’aime pour le baiser des yeux d’une brune. La rue devient un lieu sûr pour crier à l’imaginaire de jours meilleurs. La couleur de nos vies change selon l’espoir qui nous emporte. Ces jours semblent plus actifs, moins de sacrifices mentaux. L’histoire devient le jour d’aujourd’hui et l’avenir devient ce soir. La force des jeunes provient de l’autorisation des vieux et ainsi un accord à la sensualité des bourgeons s’épanouit.
Quand l’amour sera la force qui régira l’esprit collectif, les générations se feront meilleures. Comment pousser le borné à chasser la vérité ruinée, qui serait de se faire comprendre par sa seule génération? Comment offrir ce complément à ceux qui ont le «feeling» à ceux qui alimentent la santé mentale? Peut-être est-ce l’amitié qui comble cette absence d’absolu. Quand l’absolu s’installe, l’image prend une troisième dimension qui nous laisse naviguer dans le paysage puis une quatrième, le temps qui devient tempo au contact de la musique. Ainsi la vitesse devient le rythme, la batterie à recharger devient le tambour à battre, tenant une baguette qui frappe sur la caisse pour donner à l’ambiance une force qui centre. Comment insuffler la force d’apprécier sans se plaindre d’un monde sans idéal. La plainte est un danger.
Un poète moderne nous parle d’une certaine «parole qui peut», nous ne l’avons pas tous, c’est pour cela que notre langage devient plus mou. Comment inspirer l’ennemi sur l’effet de la jalousie, cette saleté qui nous fait cracher avec dégoût, le sens même d’un jeu programmé spécialement pour tout le monde. Je dis spécialement parce qu’il est spécial. On sent que l’imagination ne sert qu’au jeu de rôle, si peu pour l’écriture dans le désespoir de la divine comédie. Si peu pour marquer l’histoire, pour la graver, la sculpter lui donne la forme d’un soldat ou d’un poète… D’un astrologue, qui communique avec les astres.
C’est lui qui comprend la forme que devrait prendre l’avenir. L’avenir c’est ce soir. Comment apprendre à la masse les idéaux qui sont mis en œuvre, peut-être est-ce ce premier jet d’encre. Cette foi personnelle, vient compléter l’art de la solitude, l’amitié étant son cadeau le plus précieux.
EAU
Il existe des êtres qu’on appelle des Indigos, venus du ciel pour purifier la terre, pour lui donner un nouveau souffle. La purifier, de ses mauvaises ondes. La liberté qu’on leur donne est immense. Ils portent en eux cette couleur indigo une couleur bleue violacée. Certains sont musiciens, d’autres écrivent. Tant d’humains peuvent prétendre être purificateurs d’âmes, il leur suffit de garantir leur place dans le royaume d’Allah. Qu’ils aient ce que leur esprit mérite. Qu’ils aient dans leur conscience une place pour le paradis. Qu’ils portent un état d’esprit qui rafraîchit leur épanouissement. Que Icare soit pour eux le héros qui mérite la fierté d’un roi. La foi de ces hommes serait à comparer à celle des prophètes. Qu’ils créent un contraste entre l’amour et l’ignorance. Qu’ils n’attendent pas la nuit quand la magie n’est plus aux couleurs. La chlorophylle des arbres est miroir du soleil. La terre, le sol, la peau, le bois l’eau sont miroirs du soleil. Ils s’évadent avec les mots vers un milieu de liberté et d’autosuffisance. Ils sont tenus par l’avenir. L’histoire n’a pas de poids face aux nouvelles créations, c’est le sens de l’éternelle jeunesse qu’ils enfourchent. La folie de la science serait le rythme, s’instruire étant la guerre du crayon déterré pour créer de la matière asexuée, comme la matière des anges. L’espèce humaine n’a pas vieilli pour les Indigos de ce siècle, ils s’attardent sur les mouvements de réactions aux guerres des armes. Celles de l’intelligence du stratège plutôt que du visionnaire. Celles de la hiérarchie plutôt que du partage. Celles de la libido des plans d’attaque, plutôt que celles du cœur qui protège, le passage des paradis artificiels.
Le ciel est bleu aujourd’hui. Georges se balade au centre-ville, menacé. Pour ceux qui vivent dans ce pays il faut savoir que la musulmane est voilée. Ils savent tous qu’il faut faire la différence entre le voile et la femme. Ce qu’il y a en dessous n’a rien d’unicolore. Cet habit préserve une identité commune à toutes les femmes de cette religion. Cette idée annule pour elles du dialogue des cultures, de l’échange entre les religions. On réserve cela à quand leurs femmes s’entendent mieux dans les sujets comme la paix ou la tolérance. Le voile existe pour empêcher le culte de la jeunesse éternelle pour que le monde mûrisse. Les découvertes inondent une partie du monde, le pétrole arrose une autre partie et la jalousie réciproque crée l’entente par devoir de paix guidée.
Ceci est le témoignage de la quête d’une identité arabe, digne et nouvelle, de la modernité de son apport. Ces phrases ramène le penseur vers un espoir d’influence positif et gratuit. Le puits de l’identité est la source de cette histoire, grâce à sa façon de revenir à l’image d’une mère. L’apport de cet écrit permet à chacun de se retrouver dans une phrase, un paragraphe, un mot: vérité, une idée. Cet écrit démontre qu’à un âge, on se permet de ne pas se dire d’insultes et de refus, de ne pas programmer ses journées. Les ambitions de cet écrit sont grandes. Le personnage fait une œuvre de son chef, un solo dans un orchestre. Au commencement était le verbe, pourquoi pas l’avenir. Revenir à nos racines, à nos débuts est le fantasme de l’esprit de solidarité et fait de nous des aventuriers enchaînés les uns aux autres. Le prodige est évalué devant sa solitude. L’œil de Dieu et le néant sont fixés sur lui, comme une prison de fierté et fait de lui un homme qui sait se reconnaître suivant trois regards, le sien inclus.
CINQUIÈME ÉLÉMENT
Voilà! La dernière histoire elle se raconte comme ça:
Deux planètes amies: la planète des artistes, Néa et la planète Orange, des fans où tout le monde vivait tout nu. La première planète connaissait l’amour de toutes les couleurs, ils étaient riches et comprenaient la vraie essence du Dieu Temporel, «qui ne perdait jamais en amour». Ils le vénéraient, ils lui consacraient tous les arts, aussi moderne que le feu à l’époque de cette grande découverte, très vite importé pour les grands fumeurs: ceux qui croient à l’étoile de Saturne. Les jeunes artistes apprenaient la musique et le rythme et produisait des hymnes à l’infini. Des prodiges apprenaient le théâtre sous la planète Mercure comme leurs disait Ziad Rahbani, des poètes et des traducteurs écrivaient des chansons pour l’Algérie de la planète terre «Meskina El Jazaer», des talents dessinaient la forme abstraite de tout ce qui vit après l’amour. Ce grand lien était sacré c’était le Dieu Temporel qui les liait tous, il les chérissait et les sortait de tous les maux. Il faisait vivre à chacun sa plus belle époque à l’heure venue. Deux conditions leur était imposées: ne créer que ce qui nous ressemble, pour se rapprocher du ciel, la seconde était d’affronter la nature en silence.
Orange, par contre vivait une vie normale de produits et de calculs, de théories et d’échecs, de pouvoirs et de religions. La règle était l’influence: tout se disait, tout le monde changeait toujours, était en perpétuel cycle d’une source inconnue.
Ils n’adoraient que Néa la planète qui leur apprit à vivre tout nus… De longs conflits entre les grands du pouvoir pour décider qui était vraiment Dieu. Ils décidèrent après de longues années que ce devrait être la planète elle-même. Pour cela ils prirent des décisions difficiles mais ce en secret. Le Dieu temporel devrait être oublié et l’étoile de Neptune devrait être seule pour ne jamais confondre «CECI EST UN ORDRE DIVIN» disaient-ils. Ne croyant plus au soleil ils se rhabillèrent…
Les femmes de Néa apprirent cela et racontèrent à Temporel. Il fut fou de rage il cria Allah lui-même de l’humiliation pour ce qui se créait, il était incapable de comprendre le moindre geste de tous les habitants de Néa, ils bougeaient si bien pendant longtemps. Ils avaient en fait entendu Temporel crier Allah à cette humiliation!
Néa lapida Orange des noyaux de tous les fruits de la planète pendant des mois, ceci est la dernière leçon, «Nous gardons la morale»…
Néa ne vivait plus que de son charme et de baisers… En espérant mourir pour Dieu.
Après longtemps, Temporel demanda au seigneur des boîtes du secret d’éclairer «la planète du nouveau paraître». Pour qu’ils connaissent enfin le secret des gestes et de la parole. Il a eu le droit d’user de sept boîtes. Il commença par la boîte des lignes, la leçon disait que l’apogée est dans l’étirement de l’arc et non dans sa lancée, l’effort et le temps sont réunis… Les lignes aussi proviennent de l’univers et font connaître notre personne et la Providence. La seconde était la naissance. L’histoire nous dit qu’a chaque naissance IL est un temps, ses vérités y découlent. La troisième était le souffle, cette boîte dit bien son usage entrouvrir, pour le connaître et le garder secret. La quatrième boîte était le talent, un mouvement aisé dans la foule en amitié avec Dieu. La cinquième obéir, la sixième la mort et la dernière le miracle d’y croire.
Le seigneur s’écria:
– Ils savent tout!
LIVRE DEUXIÉME:
LES CONCESSIONS D’ABRUTIS
INTRODUCTION
Il est dit que souvent les priorités se font autoritaires. Des enjeux qu’on ne connaît pas. Il peut faire confiance à l’histoire, celle qui disait que le bien l’emporte souvent, que les méfaits des influences exagèrent à un niveau, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus de crédibilité aucune, un esprit de droiture, maladroite.
Les secrets naissent de la légitimité des débuts lorsqu’ils se reconnaissent imparfaits et nuisent donc aux fidèles.
Des victimes souvent absentes ou détachées du jugement des dieux, pour ne les avoir jamais défiés et se contentent d’agriculture et d’économie, au pire, journalistes sportifs.
On aurait dit des leçons qu’elles nous appartiennent une fois morts, enterrés, regrettés de la marche, disait-on, honorable et salutaire jusqu’à arriver chez soi, à se compter parmi ceux qui rédigent la nuit et commencent la journée des illusions.
Brouillé! Même au réveil, le pays du Limon si mal contesté se débrouille… Il a une allure qui dédramatiserait même une guerre civile, à se considérer appartenant à un artiste pour sa puissance médiatique qui révèlerait, à part le physique mais aussi la voix, la taille, l’élégance, l’humour et même la fraternité des disputes, ce qui serait à pardonner serait donc l’absence de choix, les négociations restent pour les nouveaux, le salut! La formule le dit si bien: «la politique c’est vendre ce qui appartient à tous». Je parle évidemment d’un langage et d’un sens. À ce peuple il est une défense: c’est un mécanisme, un absolu, une chose qui a toujours vécu mais de là à reconnaître l’existence des autres, dans le même domaine, nous écroule, nous fatigue, c’est là que la ressemblance nous fait partir.
Une aventure dans la conscience, celle qui se présente d’abord comme la chance et puis évolue jusqu’à perdre l’impersonnel. Voici l’anti-international: LES CONCESSIONS D’ABRUTIS.
NAISSANCE À BEYROUTH
Le cycle des décès et naissances, n’étant pas infiniment défini par la génération qui connut la guerre et les raisons concessionnaires vis-à-vis de leur amour, nous dresse un nouveau décor, dévoilons notre enfant: «Il y sera bien tant que je le lui dirai»; il apprendra à lire et écrire, puisque l’éducation se fait bien pour tous. Tu renieras cent fois les enfants pauvres. Les dangers de l’ambition seraient de devenir artistes, sauf en cas de célébrité. On leur donne la confiance, les bienfaits de la seule chose qui existe vraiment seraient donc les enfants de Beyrouth. Pas un mot ; ils observent. Ils posent des questions. Une référence pour savoir si on existe pour d’autres… L’éducation le fait si mal… C’est alors que l’humour touche à sa fin. Les enfants de Beyrouth trouvent qu’il n’y a rien de drôle. L’effervescence des bulles, le rafraîchissement de la soif elle-même se fait attendre. Je ne vois pas pourquoi, à cet âge, les enfants se demandent s’il y a une partie du Limon où l’on pourrait apprendre à lire et écrire dans le monde le plus royal de l’ignorance: la faveur et les signaux, le code héritage.
Le sexe opposé n’est qu’un malmenage, on apprend très vite que le témoignage n’est donc que l’ultime niveau de la présence. La froideur sous le soleil, serait les considérations déchues que nos mères nous enseignent. Hommage à l’absence de tous ceux qui sont toujours plus enviés après leurs morts, c’est dans cet esprit-là que les enfants meurent en grandissant ou bien se rapprochent de l’amour.
L’optimisme naissant se cogne contre les adultes mais ne les tue jamais. Les questions des jeunes du pays du Limon naissants sont en fait un écho de réponses qui prend la forme d’un interrogatoire au moment de la perte de contrôle, quant à la promesse d’être le héros, d’avoir atteint la raison à partir d’un cercle fermé, crois-moi, même après le divorce des parents. Le réseau commence à prendre forme, des lignes entre les gens qui les séparent et les rassembleront plus tard, pour s’être fait pardonner des pires façons de se faire connaître: violences, injures ou naïveté.
La guitare amateur cherche à rassembler ces jeunes qui ne font que l’autre partie de la vie, la santé par exemple! Puiser de ce comportement irréprochable, jusqu’au point d’en finir un peu tapette… Jusqu’à être élu: la tapette du complexe balnéaire!
Les notes de musique sont écrites sur un papier, un bouquin rédigé par un arménien ou des délinquants anglais. On y trouvait des noms de groupes, de prétendus fantasmes que l’on oubliera en grandissant, preuve en est: aucun adulte ne s’habille selon cette mode. Je m’en souviens, c’était Lacoste et Benetton, c’est donc avoir nié le rock des années 90 pendant la reconstruction et les découvertes archéologiques… Les symboles s’embrouillent; lesquels choisir?
JE SUIS SEUL AVEC TOI
Les débuts de l’amour.
On a toujours cru que le début de notre amour est le début de l’amour pour tous. Les mots… L’importance des mots est immense! Une épreuve! L’improvisation des mots et des gestes: une tenue!
Les promesses font de nous des vieux. Il est rare pour les couples, de vivre la jeunesse, un culte, que les vieux ne connaissaient qu’à cet âge. Une fierté parentale exige: remise à jour du budget, dans un sens plus formel: abus de générosité.
-Je suis seul avec toi… C’est grand! Le monde est grand. Voilà qui est à toi. Toi, homme de toutes les passions, homme de la plus belle gérance, homme qui sait, qui dira sans doute que tout valait cet équilibre et puis elle, celle à laquelle je pense, où va-t-on? Serons-nous libres.. et d’abord qu’est- ce que la liberté?
-Des mots me viennent, ceux qui se disent en silence. Grandir à travers elle.
Qui m’empêche de lui tenir la main… Ce mot silencieux, innocent des tribunaux de la culture qui nous rend le mouvement des désirs.
Elle est raide, il est temps!
On passe à une nouvelle personne, un rapport à soi tellement beau, tellement vrai, comme un maître qui vit pour nous tous, que nous connaîtrons dans l’avenir, celui qui est libéré des inhibitions, dans la peau duquel nous vivrons.
Déboutonne sa robe verte pâle. Premier relief: la poitrine, d’une peau de battement de cœur, elle gémit… Assez pour appartenir: le flirt.
En grand héros de ses débuts, l’homme sort de cet espace étranger qui protège nos soupirs et ne fixe plus les autres, cet effet lui manquera vraiment jusqu’à la fin de ses jours.
Par pudeur envers les nouveaux couples du pays du Limon je ne raconterai pas la scène mais les images après la scène. Je trouve que c’est plus raisonnable. Ceci révèle d’un exercice d’écriture, qui s’appelle la captivité.
Voici les secrets à confier à mes lecteurs:
Des bribes de phrases nous viennent à l’esprit au moment où il faut poser une question: «j’embrasse bien?» voilà une question qui démontre qu’elle aussi a eu des expériences…
Comment insister sur la remettre à une prochaine fois: en général c’est savoir si elle voudrait connaître l’affection… Au début des générations de paix, il fallait être un modèle limite, qui expire à la moindre déception. De là naît une émotion chez la femme qui s’épanouit en pleurs à partir de l’héritage. Cela s’appelle le relais des poupées russes.
LE GRAND RETOUR
Plusieurs thèmes se superposent: déjà, du fait que nos futurs nostalgiques se tiennent la main, l’objectivité se fait parfaite.
– Légitime retour aux amis.
– Médisance et pardon.
– Reproches en cas de féminité invulnérable.
– Tristesse ou patience.
– Histoires à raconter.
– Sorties de groupes: (Cultes/ Adhérence).
– Squats fumeurs.
– Générations en désaccord.
– Les mots nous viennent: imminence de morales.
– Abus de soi.
– Ivresse et moquerie.
– Recherche de repères (sauf en cas de vitesse automobile).
Une expérience de soumission artificielle ou momentanée: entasser les titres.. et omettre le fond de la conscience, puisque c’est très long à lire et cela demande un peu de solitude, ce que l’on refuse tous, on associe à cette époque la solitude avec la tristesse.
En fait, un bordel qui veut faire l’éloge de ce qui n’a jamais existé; un grand modèle, celui qui sera admis à la table des pères. Pris d’un élan d’insolence sa traversée se fait déshonorante. Dans un décor de drame paradisiaque. Ce serait lui qui tiendrait la mèche en flamme et le tout explosera dans sa figure. Cela fera rire le bordel!
Un ton à chaque père. On se rattrape toujours en se faisant croire. Mais ce modèle contestera cette morale! Cela prendra la forme d’une infidélité majoritaire et l’on pourra enfin parler aux femmes!
Certains n’y croient pas, on saura vers la fin du livre qui sont-ils vraiment.
ARROGANCE: POINT DE DÉPART
C’est vrai que les histoires se répètent mais l’amour a toujours triomphé disent-ils, c’est un relais. On a toujours un couple sur l’objectif, qui libèrerait des moments d’angoisse, à ne pas savoir que nous nous déplaçons, nous cohabitons, nous changeons une amitié et que la femme est très compréhensive: nous omettons ces phénomènes basiques, invulnérables. Pour que cette complexité soit enfin réglée. De la violence de l’attraction envers la femme nous nous partageons donc entre promesses et déceptions ou vérité et ahurissement. Tu sais quand les promesses se font à plusieurs, alors que c’est la chose la plus personnelle. Me croyant d’une influence directe sur le lecteur, ce n’est donc pas atteindre un niveau de pouvoir, puisque c’est le point de départ dont il parle.
Un homme dans l’histoire dont personne ne parlera, se rebellait à ses débuts, je veux dire sa remise en question, la définition de sa personne, d’une arrogance typique, un genre de personnalités multiples qu’on devait reconstruire pour lui. Les évidences de toute enfance agonisaient… Les phénomènes ne se justifiaient pas. Il aura sûrement un poste avec siège gonflable dans une banque. Vraiment dépassionné, informé sur les fortunes, cela peut-être un nouveau tremplin pour lui. Mais revenons au titre chers lecteurs. Pourquoi: «arrogance point de départ»? Pourquoi se cacher des valeurs? Elles évoluent et changent de nom, c’est pour ça qu’on se fait mal comprendre.
Subtilité par exemple: ce n’est qu’un plan d’attaque!
Humble: Ce mot à deux sens: matériel et humain, choisissez l’humain!
La finesse aussi, elle ne fait pas mal au contraire elle attendrit.
Pourquoi l’arrogance est-elle contesté?
Un exercice de lecture… Vous devez penser à cinq valeurs de votre choix, selon votre expérience et devrez le définir aux plus jeunes ou moins expérimentés, que vous imaginerez bien sûr!
Vous écrirez sur un carnet. Ainsi vous aurez participé à l’écriture d’un livre, que vous ne prêterez donc à personne. Intimité oblige! N’est-ce pas.
EST-CE LE TEMPS QUI FAIT LA COURSE?
Le temps, en voilà un mot facile! Y croire de préférence! Les raisons découlent d’elles-mêmes… (Une phrase réussie en vaut tellement!) Un seul détour, imagine la différence et fais-en ta réalité. À s’expliquer au temps il y aurait beaucoup de mots: l’espoir, l’intérêt, la maturité, l’âge, la réconciliation (innocente), la modération, l’égal à soi-même, compter sur soi, comme fait la montre, la précision.
Que veut dire le temps qui fait la course?
La définition du temps nous vient d’une catégorie d’hommes irréprochables, envers qui toute colère défoulée et Dieu sait qu’elle existait, (mais ne s’inquiète jamais), brouille les vérités les plus évidentes, celles pour lesquelles tout être pourrait se retrouver en parfaite crédibilité.
Revenons donc au titre du chapitre: la question se poserait: ces individus nous ont bien fait comprendre qu’évoluer serait destructeur, puisque le monde dans lequel nous vivons ne nous appartient pas et même s’il irait en notre faveur ce serait dramatique, nous nous lavons donc les mains de notre démission et plaiderons en faveur des diffusions captives, des sports à ciel ouvert ou fermé d’innocenter des leaders politiques en s’inscrivant au parti et enfin commenter la superficialité autant que la contenance.
Voilà, en quelques mots des personnages hors-temps, des personnages qui vivent depuis si longtemps depuis qu’il ne nous est rien demandé de faire… Depuis cet outrage aux libertés et ces erreurs de règne.
Ces individus se posent donc cette question: faisons-nous la course les uns contre autres? La réponse doit être non et la question se superpose enfin à des exposants normaux, mis à part le toaster, sur toutes les utilités électriques.
La montre est enfin libérée, le temps avec, puisque la réponse est élucidée, ce que peut dire le temps, existe en grand. Un grand rappel, à l’influence des générations, le culte de la densité et l’art muet de se vivre, en toute discrétion.
L’horloger, le premier vendeur de l’évolution elle-même, aurait sûrement un mot à dire sur l’absurdité.
Accorder au va et vient et au plaisir, la justesse et le prévisible.
Ainsi les vies qui ne nous appartiennent pas seraient un battement de cœur qui se répète ou se succèdent, un battement est une vie en soi et renaît de soi.
SE SITUER DANS L’ESPACE
L’espace: la notion de l’espace, serait une étendue définie par la proximité et encore indéfinie par le temps. Sa mysticité nous rappelle une époque d’abondance. L’espace a
été défini par les étrangers, les touristes et les journalistes, comme un entassement de pierres criblés de balles, à l’âme agonisante. Les enfants du pays du Limon se rebellent! Non! Ceci n’est pas le pays du Limon! Le Limon est en fait une désorganisation de fins constructeurs, d’une façon très symbolique face à ce qui nous est promis, la nouvelle ère de l’inattendu. Il est vrai que la légitimité des constructeurs est dressée sur toutes les montagnes. Problème d’habitation exige, il nous faut des quartiers pauvres, nous ne nous reconnaîtrons pas dans l’exigence que ça prend de construire des foyers.
Cela est défini dans mes méditations: l’émotion du béton. Évidemment beaucoup de point positifs: la compréhension de l’esprit tribal, la non ressemblance des jours, le pacte des voisinages, l’appartenance au tiers monde et à ses valeurs artistiques, la libération révélée par le plein air. Posons ensemble des questions à Haussmann: si nous avions fait de même, nous aurions pu croire à des valeurs comme la femme et la liberté? Et les satisfactions qui saturent les droits, comme par exemple la beauté physique ou la sécurité excessive.
Est-ce la philosophie de l’éphémère qui prend des dimensions architecturales?
N’ayant pas les moyens de contenir cette société, nous avons préféré punir notre passé et découvrir les symboles.
L’esprit est de ne pas trop s’attarder sur l’extérieur des foyers mais plutôt l’intérieur comme nos salons mesdames, sont des galeries! C’est scandaleux! Comment mûrit une maison préconçue! Comment se permettre une superposition de meubles ayant la même origine, la même date, la même couleur, la même histoire? C’est peut-être plus économique mais la seconde possibilité de décoration prend plus de temps et aurait donc sa démarche économique. Il serait d’autres thèmes sur l’espace beaucoup plus passionnants mais toujours pas le droit d’en parler, comme par exemple les portes de nos foyers, imaginons des mondes en symbiose qui serait donc des harmonies, solaires, à croire en soi et faire confiance à la régularité qui devient un code entre les humains et les astronomes, les portes font hommage aux couleurs, aux soupirs et au maintien d’une nation mixte. L’accès devient un renouvellement et les multiplicités se confondent dans une infinité qui ressemblerait à la fidélité et le culte, où l’on se passe des messages divins de la magie que procurent les portes.
D’OÙ NOUS VIENNENT NOS IDÉES
Sachez! disait-on. La balance par exemple n’est pas le symbole de l’équilibre mais plutôt celui de la justice, comme l’équilibre n’a pas de symbole. Les frayeurs sont donc mesurées dans les institutions qui s’écroulent. Imaginons donc une société qu’on improvise maintenant, tout de suite et faisons le lien avec le Limon des masses. Le terme masse a une signification dangereuse ou sécurisante, on ne sait pas encore, courage jusqu’à la fin du chapitre, où l’on découvrira ce que l’on cherche vraiment.
Renoncez chers lecteurs, à toute désillusion de ce livre puisqu’il y va de sa puissance, la naïveté est condamnée de suite. Imiter aussi.
Pourquoi sommes-nous des citoyens? Parce qu’il va de soi que l’exemplaire se suffit d’un seul geste, que la gratitude est un souffle, que le mélange et la différence ne forment pas un état humain, (espérons-le) mais un retour d’élection, le critère serait l’estime.
La société du face à face pour les grands, qui s’explique aux plus jeunes avec le terme la société ping-pong. À chaque ping un pong, l’espace est trahi mais d’une arrogance relative à l’autre, imaginez l’escalade, un point marqué et tout est à recommencer. Se mesurer la tête basse fixée sur la balle en plastique jaune blanche ou orange, s’y reconnaître de préférence.
Comprenez s’il vous plait c’est un rythme imbécile! Gaspillage de l’entassement des déceptions, un revers aux talents et au repos de la confiance. Ce pays qui nous envahit lui-même n’est toujours pas arrivé à l’humain! Voilà un point sur lequel on s’accroche.
Qui saura nous imposer dans ce marché Ping-pong, une nouvelle idée de la concentration? Qui provoquons-nous au juste? N’est-ce pas, une erreur de combat que de provoquer?
Est-ce les nouvelles générations, interprétées comme un manque à l’évidence, du fait qu’ils ne satisfont pas, quinze ans passés, les prédictions confessionnelles et hiérarchiques insolvables depuis le modèle unique imposé au pouvoir.
Les idées nous viendraient donc du passé, excusez cet excès synthétique du relais de la pensée mais il fut un esprit qui semait la croyance réelle, celle qui s’active tous les jours, n’oubliant personne et fonderait (du verbe «fonder») une existence hallucinante pour nos idées. Cela s’appellerait l’élection à voix d’écho.
Il est donc plus prudent de revenir à la masse, beaucoup plus offerte et plus pertinente quant à l’élaboration de projets non-aboutis, l’atmosphère où l’ambiance est à plusieurs facteurs d’existence. Les révélations se font dans le plus simple et le plus suivi des phénomènes, celle qui s’explique dans toutes les prières et tous les rapports aux grands gérants de l’univers, aux faiseurs d’histoire et aux magiciens: la procréation.
N’ayant pas voulu aller plus loin, depuis le baptême, on préfère s’arrêter aux hasards, tout baptisés que nous sommes.
Cela s’appelle la deuxième dimension ou le portrait craché.
LA CULTURE
Nos lectures commencent, avant l’étalage, par des textes informatifs, des témoignages, des pensées politiques, des études astrologiques, biologiques, humanistes, conceptuels. Le roman a donc une fonction insignifiante.
La musique, avant de s’appeler musique, serait des rythmes qui conçoivent la femme fatale et de ce fait renoncent aux croyances… Par manque de délicatesse, les couvertures d’albums prennent toutes les images pourvu qu’elles soient une facture colorée.
Par quel lien arrive-t-on aux poètes et magiciens de tous les courants?
Déjà pour un musicien quelconque, il faut rester proche des prodiges, jouer leur musique est d’une immense rigueur et l’on ne trouve pas souvent le temps ni la compagnie adéquate.
Mais revenons quand même à ces artistes, qui jouent leur propre musique.
C’est lorsque l’envergure prend d’une dimension choisie, un absolu, une création.
Cette dernière phrase restera incomprise par une grande partie des civils. (Militaires, banquiers, rentiers, Jésus etc.)
La musique électronique, dit d’elle-même qu’elle porte un message, ne pas y croire est permis.
Qu’est-ce que donc la culture?
A: Est-ce un bouillonnement à la base?
Doit-on s’attarder sur les mots, très souvent incompréhensibles et du fait qu’ils soient formés de lettres pourrait nous décourager. Surtout qu’à un niveau intellectuel donné et défini on ne sait pas que tout cela tient d’une logique immense, chose que j’ai découverte à seize ans.
B: Est-ce un niveau d’exposition?
Ce qui n’est pas offert à tout le monde, est d’abord très subjectif. C’est d’en finir avec le mal actif: les censures, les outrages à la personne, les barrières d’égoïsme. Pouvoir exprimer et centrer le sens, l’émotion, la captivité, la liberté et la solitude. Se dévoiler et s’engager. Tuer la ruse et l’esprit qui divise ou à la limite, chercher la fin des divisions, le résultat serait «Un», le chiffre sacré. La paix et l’amour en émanent.
Le sens de ce chiffre, serait: «Or».
LE CINÉMA
Il existe plusieurs catégories de films: on peut les classer selon les pays:
- Moyen-Orient (étudiants éminents).
- Inde (auto-défense).
- États-Unis (Hollywood, Californie).
- Europe (poésie et réalisme).
- Amérique Latine (polémiques).
- Asie (Réflexions historiques de la terre Natale).
Selon l’émotion:
- Suspens: apprendre à prédire selon les indices évasifs.
- Action: généralement accordée à la police.
- Romance: histoires d’amours et fatalités.
- Drame: histoires vécues et aspects de la morale.
- -Muet: généralement complice de la musique.
- Comédie: en général pour rassembler une famille.
- – Documentaires: beaucoup moins explicite sur les caractères.
Le cinéma doit atteindre plusieurs arts à la fois, la musique doit être cohérente, exclusive, les images doivent ressembler à des tableaux, les couleurs avoir un sens primaire pour donner à l’espace une action victorieuse, soulager les peines et douleurs des personnages.
Une façon de croire qui nous révèle d’autres croyances. Prenez votre temps et soyez optimistes.
LE COMPORTEMENT
Abuser: à travers l’éducation, (l’ombre du partage) nos aînés combattent l’abus.
Ce serait sans doute, l’abondance le mot que l’on cherche.
Cela nous écarte du combat primitif de nos idéalistes de Neandertal modernes.
Ceux qui croient en la force physique mais désolons-nous qu’ils ne l’exercent nulle part.
Attirance: une synthèse de faits et de croyances, pour aller vers une personne du sexe opposé.
L’un sert et l’autre s’expose. Tout comme les racines d’un arbuste (le choix des espèces est immense). La nature ne s’est jamais plainte de sa diversité, elle fait appel à la perception que l’on appelle formation (exemple: plusieurs «un» arbre forment une forêt).
Absence: souvent due à une tristesse imaginaire ou réelle, notre opinion devient trop difficile à exprimer. Les choses défilent et sont conditionnées par la prévention.
Comme s’il était interdit d’être triste mais il lui serait permis d’être ignorant. Il est très important de ne pas se mentir pendant ces périodes de dépressions, sachons que le contraire du mensonge tourne toujours en notre faveur, cela vous évitera les scoops les plus lâches. Je me permets de vous cacher cette partie de votre histoire.
Violence: il n’est pas un pays au monde qui prétendrait avoir aboli la violence, c’est plutôt communautaire. Ne pas savoir garder des secrets: voilà ce qui engendre la violence.
Il serait donc bénéfique d’en révéler quelques-uns mais pas tout. La provocation passive, abrite un niveau qu’on ne peut pas atteindre, que même la plus grande douleur ne saurait exprimer.
La Débauche: il existe de ces êtres bizarres que l’on voit circuler, sur-exister, ayant le vertige et tenant un discours soulageant mais indéfinissable pour la plupart des ambitions. Ceux-là mes chères sont toxiques, c’est un retour à soi disent certains.
Il ne faut pas combattre l’humain consommateur mais la négligence au moment de la révélation.
Il existe plusieurs genres de drogues, je n’en citerais que les plus connues:
-Le Cannabis: herbe ou matière pâteuse, à soigneusement rouler
sur des feuilles conçues pour cela à mélanger avec le tabac d’une cigarette, l’effet serait dit-on d’apprécier (la musique par exemple. Effet de relaxation, période pendant laquelle il ne faut jamais se prendre pour un imbécile, pour nous épargner du bluff de toutes les drogues.
La cocaïne: poudre blanche de la bête noire, en soi qui tend vers le cosmos ou ce qui nous pousse a devenir plus investi dans ce qu’on fait.
La LSD: généralement distribuée en carton ou dans un morceau de sucre, provoque des hallucinations pour un monde féerique. Il n’y a que les incertains qui ont passé avec, des moments de questionnements indéfinis dans le temps…
Les champignons hallucinogènes: expérience de ce que l’esprit a déjà vécu mais dans les folies cachées du cerveau. Les champignons disent: «protéger les idées des confusions».
L’héroïne: «Le dernier combat». Un mélomane qui en consommait, m’écrivait cette lettre, il y a bien longtemps: «Que de mots… Romanesque, romantique, cette poudre me met en émoi… Elle rentre là où la censure règne en dictature. Le totalitarisme de la raison est infiltré par le libéral de la vérité, de l’amour. L’héroïne est un train. Chaque wagon emporte ses voyageurs aux destinations de l’esprit, de l’inconnu, du surnaturel. Les rails de ce train m’inspirent…
Ou est-ce moi l’inspiration du chemin… Je les inspire et exploite… Je connais toutes les lignes du parcours… Vers l’autre côté.
C’est émouvant ce qu’on peut sentir en quelques lignes».
L’air de rien embellir.
LA PERSONNALITÉ
Pourquoi demandons-nous au temps présent, nous qui faisons partie du déroulement, de définir le caractère. Pourquoi ne pas le définir selon ce que l’imaginaire est appelé à connaître.
Les références de maturité et d’expérience des enfants du pays du Limon sont dangereuses elles sont relatives à la guerre, un pas de plus et ces résistants sont morts, considérant qu’ils savent tout, ils contiennent un déséquilibre. Il faut leur pardonner de ne parler que de l’actualité. Tous pour la conception! Dois-je comprendre.
D’autres individus se la jouent solo et par connivence, les choses leur montent à la tête, ces personnes sont à dénigrer. Leur seule ambition les exploite et leur fait tracer un trajet méprisant et les défauts psychologiques seraient habillés d’une affection superficielle. Sachant qu’ils se font exploiter ils jouent le même jeu que les exploiteurs et se retrouvent censeurs d’espoir, un métier qui est très mal payé!
Il y a les rancuniers depuis avant le miracle, un peu comme les caniches, avec des mèches… Sans parfum… Déterminant sans cesse le prestige d’être en désaccord…
Vous comprendrez la brièveté de cette description après avoir accompli un miracle.
Il y a les saints, ceux qui plaident! Ceux-là abuseraient du pouvoir selon les citoyennes.
Elles sont certaines de garder la distance décevante de l’esprit de virginité que comporte superficiellement chacune d’elles.
Il y a ceux qui ont mûri plus que les autres pour ne pas s’infliger un complexe à l’heure de la discussion sur le courage de chacun d’entre nous.
Pour l’écriture de ce chapitre, il a fallu écouter Brassens, un vrai poète, qui connait l’humain selon son expérience à lui. Un flux de morales et de coexistence, un Hymne.
Il y a les faux disciples! Ceux-là sont ceux qui voudraient rater leurs vies à simuler les fantasmes du chef, souvent le plus riche ou en cas de crise économique le plus beau. Ceux-là seraient donc les complices les plus désapprouvés de l’observation mais ils gardent quand même une tenue contaminée par le pessimisme. Ces gens-là vivent dans des conditions impropres: le réalisme.
Nous comprenons pour conclure que la personnalité est d’abord et jusqu’au bout un rapport au temps. Les points obscurs se définissent comme étant une avancée surprenante, relative au commun des mortels.
L’HONNEUR
Terrifiante cette phrase! Elle implique les femmes et leurs compagnons, les institutions et les métiers, les parents et l’enseignement de leurs enfants.
Certains voudraient reconnaître leur faute mais on ne leur a jamais donné la parole.
Certains surestiment la richesse et la pauvreté, la recherche de l’utile, comme quoi les religions gèrent autre chose… Les religions, envers qui la simplicité serait le retour aux prophètes. Mais il est trop tard pour s’y identifier.
À qui l’honneur?
Se poser cette question est-ce, chers lecteurs la trahison de l’influence?
Nous savons nous opposer à ces phénomènes, nous savons permettre aussi, nous savons nous adapter, nous savons prédire. Mais ce qui est le plus grave c’est de se désavouer si ce n’est simplement que pour attirer nos prochains: ceux qui prendront le droit chemin.
La question de ce chapitre est claire maintenant: qu’est-ce que nous pouvons nous permettre?
Est-ce le réflexe? Est-ce l’instinct de la ville?
Est-ce se permettre des actes autant que la tolérance des justes? N’est-ce pas dans ce cas le plus grand danger du plaisir? Mis en péril dans des situations d’extrême discrétion.
Avouer! Comment le faire?
Il faudrait d’abord connaître le défi!
L’âge par exemple ! Atteindre l’âge! Vouloir voir ses enfants grandir? Harmonie entre le poids la taille et ce qui se pèse et se mesure! La transformation de la voix en parole.
«À contredire la cueillette, par un noyau» (une phrase remède face à la multiplication des femmes dans la vie).
La réponse la plus évidente, se trouve dans cette phrase: c’est un mot qui nous suit et que l’on retrouve chez tout le monde, il nous fallait quelqu’un pour nous le signaler et, au lieu de se vendre, se promettre un public.
SOMMES-NOUS ENTRAIN DE MILITARISER LES IMBÉCILES?
Lire! Quelle tâche!
Il nous faut, chers lecteurs, des certitudes. Il nous est une complicité avec les mots, les médiateurs.
Pourquoi à nos premiers pas dans la littérature, à l’école, ce sont les femmes qui nous devancent? Qui lisent… Est-ce parce qu’elles ne sont pas appelées à l’institution, évoquées dans le titre du chapitre? Nous avons parlé de ne jamais se désavouer. Pourquoi cette avancée est si bien perçue par les femmes: lire?
Ce livre appartient à une catégorie de penseurs qui n’auraient pas usage des moyens primitifs, comme le regroupement ingrat ou même politico rien à voir.
Il faut vous prévenir pour tout livre, que le but que l’on cherche en lisant se trouve très loin. Je parle d’un mélange communautaire très et trop défini à partir de nos valeurs. Se libérer, se soulager, se faire connaître tout juste nous-même, contenir nos pulsions nos intérêts jusqu’à dompter: la vraie puissance, je le jure! (Définie par le vote dans une démocratie), dépasser les thèmes imposés et de là, se donner au sacré, (l’infiniment dimensionnel).
-Quel livre doit on lire?
– Non, les enfants! La question ne se pose pas comme ça! Il faut avoir trouvé le sien d’abord, une trace de votre vie future.
Voilà en un chapitre, la chose la moins oppressante, qu’est le fait de lire, il suffit de dépasser le cap de l’initiation, d’avoir sa propre méthode de lecture. Plus de menaces plus un seul reproche à son apport.
LES CULTES
Déjà! Les thèmes et les subtilités, abus et éveil! Il est vrai que nous regardons des enfants grandir plus vite que d’autres. Qu’est-ce que donc ce phénomène étrange?
Doit-on s’y identifier? Où sommes-nous simplement des humains donc en voie de protection pour ces êtres inaccomplis.
Le mépris! Vive ce mot! Vive ce courage!
Sommes-nous si désolants si notre ambition est à découvert? Laissés sauvages à la concurrence et les surprises préparées.
La morale tient dans ce cas de deux dictons:
– «Amuse-toi mon frère et ne sache jamais que tu es un disciple».
– «Mon frère, ne prétends jamais rien!».
Si les vies sont si différentes quelle serait la question à poser à ces gens?
Il est vrai que les réponses découlent d’elles même depuis le chapitre «Je suis seul avec toi».
Mais si nous vivrons tous ce thème, garderait-il alors sa valeur? Et qui serait le mieux placé pour représenter le culte?
Les valeurs seraient donc incarnées, vécues, mémorisées et émouvantes au moment même.
J’entends par là: ne pas croire en la nature une fois l’avoir perdue, ne pas se souvenir d’une émotion une fois qu’elle s’éteint, ne pas prétendre avoir vécu une fois avoir trouvé ses amis, ne pas contourner l’ahurissant puisqu’il n’existe pas. Cela vous fera gagner du temps.
L’hymne aux cultes du pays du Limon!
Talal wallah nansak, fi zohri hayat. 7amlin el mokaddas yalli ma ello te’el: awladana.
Hel ana metlak? Ouzakkir byalli mat… Kalami kello nafas.
Tankor wa la toubaddel, hadara lijinsina.
Talal! Hel enta ma zilta? Tou3achir banat, wa toudahhi bi kèès, ilka’ liljoumal: tourasana…
Talal! Lika’ouna samak fa younnazzam al iflaat. Tachtak ila el khalaas, elwasat el kaamel àajdadouna.
( Talal, il est vrai que nous t’oublions, à l’aurore de nos vies. Nous portons le sacré qui n’a pas de poids: nos enfants. Suis-je comme toi, me souvenant de ceux qui sont morts… Mes mots sont des soupirs. Je nie mais ne remplace jamais la forme de notre consistance. Talal! suis je ton égal, à fréquenter des femmes et sacrifier par un verre, une phrase prononcée: nos traditions. Talal on se rencontrera au ciel qui s’organise en détachement, où ça te manque d’être sauvé, comme le juste milieu, nos aïeux).
LE PORNO
Quelle idée, des femmes nues, parfois lesbiennes, exposées à travers le satellite.
Il est évident que nos lecteurs fassent le lien avec le titre de l’ouvrage: concessions d’abrutis.
Ils diront sans doute non à cette exposition obscène, des femmes baisant, dans toutes les situations.
Nous connaissons dans ce domaine plusieurs catégories:
L’érotique: femmes demi-exposées.
L’amateur: de nouvelles starlettes devinant très vite leurs avenir.
Le sadomasochisme: extrême besoin d’autorité.
La pénétration anale: aurait dit-on besoin d’une érection complète.
Les classiques: histoires de trahisons et regrets.
LA CHARITÉ
Un mot fort, il est vrai mais tellement partagé. Cela nous éloigne notre humanisme et nous rapproche de notre humanité.
La charité est une histoire et nous rapproche de ces temps de courage de renoncer à la facilité.
Il fallait donc initier toutes les générations, cet acte de bienfaisance qu’est la charité.
Cela s’appelle l’éducation pure. À en dissoudre l’esprit parental.
Mais pourquoi aller si loin?
Les actions sociales ne ressemblent plus à rien, elles n’ont ni institutions politisées ni modèle précis. Même les désespérés peuvent participer à ces projets.
Nous pouvons tirer de cette expérience, une paix qui ne ressemble à rien.
Forçons-nous de lui donner une image, une reconnaissance unique.
Cela s’appellerait l’As interrogatif…
Si nous concéderons l’apogée comme une reconnaissance, n’oublions pas notre sensibilité par rapport aux choses illusoires ou plus précisément secrètes qu’un talent peut faire à sa génération.
Mais voilà que le problème se pose:
Sommes-nous appelés un jour à connaître ces dons? Sommes-nous un jour appelés à devenir orphelins? Finissons ce chapitre en prière:
Ô toi, père de la terre!
Somnolons sur ces mots…
Merci de nous apprendre le service des offrandes. Suis-je protégé du malheur?
Ou suis-je appelé à me faire suivre?
Suis-je de ceux qui mourront pour toi?
Ou simplement mort avant toi?
LE MERCI
Quand la menace disparaît, les anges se donnent aux éléments.
Merci: un mot pour l’humain. C’est lorsque l’on reconnaît soit-même que notre profession ne vaut pas un livre ou une œuvre mais un talent… Ce rapport à l’humain. Comme quoi notre science n’est pas à vendre mais trouve son moment d’invention, de création.
Nous dirons donc merci à ceux qui ont vu l’humain en chacun de nous…
C’est bien la source!
Comment expliquer?
Est-ce le voisinage?
Est-ce la psychologie? A-t-elle cet égal à elle même? Pour enfin trouver l’égal à tous ceux qui naîtront à la vie!
Est-ce les victimes qui avaient en fait raison?
Est-ce un mot à cacher depuis l’esprit fertile! L’esprit des imitations?
Non! Les gens préfèrent se taire sur ce qu’on leur a donné! Ils préfèrent s’intéresser à ce qu’ils deviennent!
Et d’abord pourquoi dire merci?
C’est comme n’avoir rien vécu d’autre que cette présence….
La meilleure réaction ne nous ressemble pas…
Ça ressemble à te libérer d’une concession de présences et de repères.
Comme s’il nous reste que notre discrétion à ruminer!
Avec moi les mots s’entremêlent comme le gymnase des tulipes!
Merci! Merci! Merci à toi! Quel mot! Il s’enchaîne à la liberté, il se confond avec la clarté des villes invisibles…
Ceci pour éviter le jeu de la pièce: le pile ou face parce que nous ne jouons pas un jeu de probabilité! Le thème du prochain chapitre nous éclairera sur la probabilité.
LA PROBABILITÉ.
Les enjeux sont souvent difficiles et notre cœur n’appartient plus à ce auquel il doit appartenir. Lorsque le cœur perd sa fonction, il se présente en tant qu’oiseau.
Préférons ne pas aller plus loin.
La probabilité fait-elle de nous des témoins de l’innocence que certains voudraient prouver?
Que les choses ne sont pas en tant que fatalité ce qu’elle semble être, parce qu’elle a toujours su s’imposer. Considérons le cas d’une guerre. Était-ce de la sympathie envers nos habitudes, l’ennemie de la guerre… Parce qu’elle est claire à ce moment.
Comment dire? Comment parler? Sommes-nous appelés à faire des calculs, nourrir le cerveau de probabilités.
Une fenêtre nous éclaire depuis cette dernière phrase… Que la liberté est née d’un excès de confiance et rien d’autre, celle qui se donne à l’infini de ce que le cycle se régénère.
Ne voyons pas aussi loin, n’allons pas jusqu’à nous dévoiler entièrement… C’est peut-être risqué pour les lecteurs surtout que ce livre leurs est adressé.
Corruption, emprisonnement, manque de professionnalisme, réputation, moquerie… Voilà les mots d’ordre que la science adresse à la probabilité…
Le salut est un mot contraire, comme un président arabe saluait une institution de résistance armée, lors du dépôt des armes… De là le salut, toujours contraire à la probabilité donne de l’ampleur à ce mot… Qui s’appelle la probabilité.
Le jeu se déclenche entre le salut et la probabilité…. Qui gagne? Et quel est le prix?
Solitude oblige: on ne répond pas à la question. Nous n’étions pas là à ce moment…
Nous étions entrain de nous surpasser, sachant très bien le fil de l’histoire…
À plus grande échelle on dirait un pays imposé par les contradictions, qui pour les grands de ce monde seraient les paradoxes des tyrans les fils de mères fragiles… Touchées par un faible avec le fils le plus fort au monde.
L’INGRATITUDE
Ce qui reste tranquille, malgré l’ingratitude: ce serait l’abus.
Que veut dire cette phrase? Trouvez d’abord sa pertinence, je vous en expliquerai ensuite le sens!
C’est peut-être que les aphrodisiaques: l’alcool et la drogue douce et dure, engendre une ingratitude d’un vice de réduire le groupe. Nous nous souvenons tous des anti-drogues pendant leur jeunesse, notre génération en comporte encore. Mais quelle ingratitude! Comment s’opposer à cette puissance?
Quelle porte franchissent-ils? N’est-ce pas plus beau de se connaître sans douleurs, n’est-ce pas doux de renoncer aux derniers modèles guerriers et ne pas en dépendre. N’est-ce pas plus agréable de s’opposer avec des mots qu’avec des plans réducteurs.
«Oui! Nous allons te lâcher mais pas avant que tu n’expliques vraiment ce que tu es et de quelle façon tu vas traiter avec les gens»… Comme s’ils se posaient cette question à eux même!
De là l’outrage! Peut-on penser librement depuis les adeptes aux concessions d’abrutis.
Et c’est vrai! Outrage à la profession des anti-drogues! Laissez-les eux aussi s’exprimer, laissez les eux aussi revenir aux religions surtout lorsqu’elles se rapportent à des temples et des prières débordantes d’oisiveté.
L’art dans ce cas, se ferait un outrage! Choisissez mort ou vivant… Je vous conseille mort, puisque là il ne comporte plus aucun danger, aucune façon d’être contestés! Sauf peut-être les prophètes! Sachons que Dieu est encore divin! Il ne faut en aucun point le rattacher à la vie puisqu’elle déborde de prières! Pour réussir un parcours.
Ingratitude… Pourquoi un mot si fort? Peut-être parce que le monde est fait de telle sorte à nous rendre notre jeunesse, que l’on avoue au moment de la grossesse!
En fait le phénomène est le suivant, à peine peut-on apprécier la jeunesse, que l’on pourrait la rendre à nos parents! Si la jeunesse n’a pas de sens pour eux, c’est qu’ils sont ingrats! Testez! Commencez avec un joint puis plus fort, jusqu’à atteindre tout ce qu’ils ne pourront vivre à part de vous et de là viendra le pardon.
Essayez avec un spécimen et la nouvelle se saura! Bonne chance.
LA FEMME EST NUE
Un petit paragraphe pétillant…
À tous ceux qui savaient que la femme était nue c’est pour ça qu’à première vue (à part dans les vitrines d’Amsterdam), elle n’est pas très dévouée. Ce qu’il faut savoir c’est qu’à chaque nudité, elle donne une vie. Si elle ne le sait pas, passez-vous des messages entre vous et dites-le vous. Comprenez que la sainte a toujours rêvé de faire l’amour c’est pour ça qu’elle se lève tôt. comprenons la différence entre une sainte et une femme. La sainte se donne à la langue et la langue se donne à la femme.
C’est beaucoup plus facile de garder le questionnement sur la différence plutôt que de se fixer sur ses idées propres, voilà une concession qui nous sort du lot d’abrutis. Dire par là que les choses sont fixées et qu’il n’est nullement nécessaire de servir par son questionnement intellectuel et expérimental, la cause du pudique et de l’impudique puisque les choses se sont toujours faites en secret.
Pourquoi la femme est nue? Parce qu’elle enseigne une naissance, elle vérifie l’existence, elle croit les yeux fermés, elle languit le rythme, elle effraie les choses nouvelles.
Ce que je vous conseille, c’est de plaider une vie durant… Se faire conseiller et refuser parfois le résultat. Vis-à-vis de la majorité il existe un mensonge permis par le fait que nous ne nous voyons pas mortel et que nous ne nous suffisons pas jusqu’à la fin. Il nous faut s’étendre avec elle et exister jusqu’à la fin c’est ce moment précis lorsqu’un témoin offre un passage à sa vie: l’élévation physique.
Je me dois de garder le même esprit et cela va hors de mon vrai monde, plus clair, plus oxygénant que celui qui revient aux techniciens, qui peuplent ce pays et qui se veulent des chefs du bruit, les rois du brut, les grands du silence et les fêlés du son.
Se surpasser se fait par occasion et le modèle démissionne, abandonne, laisse tomber et l’épidémie n’atteint jamais sa nudité, comme si le rapport n’était plus sexuel et la voix se donnait à l’isolement des murs.
Me faire comprendre se rapporte à ce moment d’écriture, je fais partie d’une ambiance qui me le rendra sûrement mieux que mon âge, ma précocité et la gratitude des complices de l’enfance.
Serait-ce ce secret que l’on partage ou duquel on abuse?
Les gens manifestent et n’expriment pas assez tout ce que demande la foule.
OUBIEN UN CHAPEAU
Loin des uniformes traditionnels, je me suis acheté un chapeau, comme si de mon vécu il existait une période élite à ne s’occuper de rien… Se permettre de regarder si les jours vous vont mieux sans chapeau. Mais me dire de l’enlever? Non, «Je n’ôterais pas mon chapeau». Comme sur une couverture d’album, le chapeau est blanc en lin… Les contrastes entre son apparence et lui, se ressentent mieux la nuit! C’est pourquoi, en vous imaginant cette image, éteignez la lumière.
Quelques secondes dans le noir et on recommence.
Il est important, comme lui disait un ami de s’occuper de ses cheveux de les lisser en arrière en se douchant. Le chapeau aide contre la pollution, il maintient la ténacité des cheveux.
Pour les chauves, il n’est nullement nécessaire d’y penser puisque c’est plus facile de perdre que de gagner les cheveux. Voilà pourquoi je remets la mode aux chapeaux. Pour que les genres qui se mélangent en se cognant les uns aux autres gardent l’hygiène, dans ce cas c’est le lin.
D’une texture ondulée, on se blottit le crâne dans un petit espace perdu qu’est le creux du chapeau. La forme dit bonjour à tous les passants. Le mieux c’est de sourire, on comprendra cela vis-à-vis des nouveaux de la mode des chapeaux, ceux qui comprendront l’avantage d’en porter un, cela se résume en deux mots, «anonyme reconnu»!
Revenons aux origines du chapeau porté au pays du Limon. Le tarbouch: symbole de l’unité politico-artistique, symbole de ressemblance et d’originalité on en portait jusqu’au milieu du siècle dernier.
Il vous est, chers lecteurs, bénéfique de comprendre pourquoi la deuxième moitié du vingtième siècle refuse le port de chapeau rouge avec ficelle noire.
Des musiciens locaux en font la mode. Peut-être que cette guerre est véridique sur la fonction du tarbouch qui n’allaient pas ensemble jusqu’au point de le faire oublier le Tarbouch et pas la guerre. Sachant le vice de toutes les guerres, était-ce un plaisir que de porter le chapeau?
Redevenons amis, avec quelques communautés, peut-être ramèneraient-elles cette mode au passage des jours.
LE PASSEPORT ROUGE
La nationalité du pays du pays du Limon est très originale. Elle va, elle vient comme un pigeon d’été.
C’est comme choisir entre l’envers et l’endroit en étant sûrs que l’un d’eux, celui qu’on choisira, ne nous va pas.
Rouge puis bleu, voilà un pas de géant du gouvernement pour symboliser le ciel. Ce passeport ne nous appartient pas! Il est orphelin. Voilà le fils des cieux qui prône pour les frontières: certaines impénétrables d’autres comme une passoire, bref l’universel prend toutes les formes imaginables.
Moi je dis, goûtez au plaisir d’être du pays du Limon, ceux qui nous viennent de loin portent une autre foi, la civilisation, quelque chose de bâti de conforme aux normes visuelles, il ne sortent que si le temps s’est arrêté pour eux pour humer la saveur des moments de création. Revenons vite au pays du Limon là où les choses ne se disent pas, là où les choses sont immobiles mais à multiples dimensions. C’est une visite au pays du Limon qu’il vous faut, le musée des vivants. Bénissez la terre du Limon et sachez que la diaspora fait en sorte de se former dans le moule du commerce.
J’ai pu à travers les ambassades observer le service face à l’oppression, le besoin devenant de la mendicité, la fiabilité devenant de l’amitié, la réussite devenant un étourdissement civil, les demandes une négociation.
Bref un tableau fertile qu’un patient normal n’aura jamais la chance d’en tirer autant d’images puisqu’il fait partie des abrutis.
La concession se joue dans ce cas d’une humeur, devoir approuver au monde que le monde est ce qu’il est, c’est une chose très difficile que de faire la queue, je m’étonne de cette forme de hiérarchie que de faire la queue, elle s’organise dans la défaite familiale pour donner sinon une raison de dépenser leur argent, sur des choses que les femmes n’approuvent pas… Sensibilité nationale exige.
C’est en cela que la rébellion se fait, d’un silence partagé, ils vont vous expliquer la démarche des papiers administratifs: si vous êtes en règle, ils se taisent sinon ils entament une discussion basée sur l’énorme différence qui se passera à la sortie.
Il nous faut organiser nos échecs, entre les graves, les très graves et les irréparables comme l’urbain. Pour savoir pourquoi nous ne sommes acceptés nulle part.
Pourquoi l’action ne veut pas dire agir? Pourquoi la sécurité ne vient pas d’elle-même et pourquoi suis-je entrain d’écrire?
Justement, il faut tout changer! Il faut avouer que ce que je dis est vrai mais il existe une version complètement différente et qui nous ressemble aussi, nous, artistes de toujours, ceux pour qui le mot est un code d’une croissance érectile, pour enfin dépasser les frontières.
LIVRE TROISIÈME:
LE BUREAU DE L’HUMOUR
PREMIÈRE PARTIE
Il m’est, de toutes illusions, le droit de croire qu’un jour finira le test d’expérience: comme l’aboutissement d’une nouvelle morale. C’est un espace qu’occupait le temps il y a bien longtemps et qui a gardé la même vérité à laquelle on accède, comme l’aboutissement d’une révolution… Ces idées qui échappent aux jeunes comme une graine trop lourde, comme l’héritage des jeunes à leurs aînés. C’est peut-être plus fort qu’un œil sur la réalité, plus beau qu’une religion. C’est une perception objective, réelle, présente, à laquelle nous nous verrons dans l’illusion que le mythe offre à la vie avec ses dieux et ses anges. Un concept qui même silencieux nous ment parfois, parce qu’il faut lui pardonner d’abord avant de le connaître avant même qu’il nous parle et nous observe avec l’intégrité de l’après vie et même disparu, nous fait encore témoigner parce qu’on existe dans la mémoire et l’oubli.
Imaginez une prière qui s’adresse aux offenseurs plus qu’aux offensés, pour un mythe entièrement social. Les frères en rut ont des pulsions qui pour certains, les poussent à ne plus reconnaître le vrai du faux mais reconnaissent par contre le moyen de faire la faute et la vanité des choses vraies comme par exemple perdre le mérite de l’être humain sous prétexte que la foi qui s’impose à nous, n’est plus une foi si elle s’impose.
Les moments s’améliorent toujours avec les gens qu’on n’aime pas, voilà comment Georges agit sur l’ordre courant
de la vie et ses paradoxes. Pour le présenter on aurait dit quelqu’un qui nous ressemble à tous mais avec qui on joue à un jeu de hasard qui ne finira jamais comme un bon vivant récidiviste à l’injection de la monnaie, le passant qui n’est ni moi ni toi mais pour lequel on jette l’emblème de l’initiateur pour devenir un adhérent. Il faut dire parfois que mieux vaut disparaître.
Georges a de très belles idées. Il veut par exemple imprimer des dessins d’enfants prodiges sur la monnaie plutôt que des ruines.
Il a présenté cette proposition au chef des miliciens de la rose, qu’on vénère tous parce que pour lui la victoire sur la guerre est écrite autant qu’elle nous est instinctive. Comme si les religieux de bonne foi pouvaient interdire au lieu de refuser et suivre le pas de leurs idoles sans la conscience du plafond intellectuel. On sait qu’une célébration se fait toujours après une guerre et voilà pourquoi on a toujours compté sur les armes de la pensée pour exister. Georges est un fin moqueur. C’est comme un chemin que l’on peut prendre dans les deux sens en considérant que tout est acquis. Georges est le héros de cette histoire, c’est à travers lui que va se dérouler l’histoire d’un pays.
Elle se révèle aux fidèles, c’est-à-dire ceux qui diront qu’Allah nous met des mots dans la bouche et qu’à la moindre contradiction il nous faut accuser la jeunesse de n’être pas encore extrémiste en essayant de se hisser dans la réalité.
Avant de lire ce récit, croyez en ce que vous voudrez, fermez les yeux, pour une force qui nous met à genoux; comme pour être dans ce palais de glace, où chaque geste est un adieu, jusqu’à la porte de sortie pour apparaître à la régularité du paradis, où, à l’observation de l’idéal silencieux, nous apparaissent nos vies, distinctes ou uniques.
Voilà comment la survie de l’espèce devient un principe de modernité et de découvertes, parce que le monstre s’impose par sa puissance, jusqu’au seuil du temple, sans y accéder.
LE QUATRIÈME DES «S»
Aujourd’hui Georges pense. Il est en plein dans sa carrière en tant que partenaire du fondateur d’un village écologique et gagne l’autre moitié de son revenu des trente trois pour cent d’une société d’imprimerie qu’il a héritée de son frère photographe, mort une fois publié ses «Confessions d’un photographe suicidaire». Quarante-sept photos en noir et blanc pour témoigner du fait que la lenteur du pays était en rapport au paradis, pour nous apprendre à nous arrêter sur les belles images et de ce fait, considère que son pays était le pays qu’il suffisait d’abandonner pour en sortir vivant.
Georges pense. Il se demande si parfois il aurait franchi des étapes inutiles. Ce qui compte, c’est la stabilité. C’est vrai qu’il n’est pas libre penseur, parce que ceux-là sont tous morts pour leur pays. Est-ce que penser avec un cerveau en ce siècle lui permet d’exercer ses fantasmes?
Georges peine à aimer, parce qu’il s’imaginait incapable d’aimer à l’adolescence. Il ne comprenait rien au désir et pensait que le ressentir toucherait au miracle, voilà pourquoi il s’est résigné.
Les messages des chansons devaient être simples, sans prétentions et à ses premières conquêtes il n’obéissait qu’à ses idoles.
– Je suis inconnu mais je pense à vous en ce grand village dans lequel nous sommes soumis au hasard», disait-il en écoutant ses idoles: «Sea, Sex and Sun»…
Voilà un message qui s’adresse à tous et même pourquoi pas un quatrième «S», pour «success», en anglais. Il ne voit pas ce qu’on pourrait fêter en faisant l’amour sur la mer en adorant le soleil, sans succès. Il écrivit donc dans son carnet, «success». Voilà comment il réfléchit, comme un artiste ressuscité dans un corps imparfait, qui écrit pour ne jamais oublier au moment où il n’existera plus et pour cela il écrira un livre. Georges pense. Il reprend sa vie à zéro mais n’arrive pas à reconnaître le nourrisson qu’il était, peut être réincarné? Son premier souvenir, quand son grand-père fumait la pipe près de lui et lui disait toujours «on ne dit pas trop, on dit très». Il comprenait à peine qu’on lui apprenait alors, une école de vie et cela ne va qu’en se répétant. Il médite sur le sens de cette phrase jusqu’aujourd’hui, c’est comme ça qu’il planifie sa vie en rétrospective.
AVANT, PENDANT ET APRÈS LA GUERRE
C’était fini! Les communautés étaient traquées par la frustration du peuple inculte. Les églises étaient vides, il fallait compter sur l’hypocrisie: ce divin remède, pour chauffer les bancs des églises. Les communautés se créaient pour dire qu’aucun mur ne tient les femmes et qu’il nous fallait bien plus qu’un livre à interpréter mais des photographies du monde à concevoir une à une et pourquoi pas des habitants libres et indépendants, peuplant les montagnes. Le plus grand succès était: «mémoire féconde oubli» et, du même photographe, «le geste secret». La première série étant des photos de villageois fumant la narguilé au moment où leurs yeux se fermaient, la seconde, des cérémonies de toutes les religions, incluant les communautés secrètes, comme celle de la Rose. Deux albums photos pour un peuple qui ne cessait de se diviser entre donneurs et receveurs. La transmission devenait impossible. Les intérêts des différents partis ne s’accordaient pas dans cette démocratie instable. Il nous fallait tout détruire, comme Dieu l’exigeait. Mais Dieu, aussi fin qu’il pût être ne pouvait se placer entre eux parce que les valeurs avaient changé, partout au monde, sauf dans ce pays et la guerre arriva.
-Au début, nous étions inquiets pour les enfants, puis nous avons commencé à trouver des villages que la guerre, ne verrait jamais, elle qui voit tout, sauf les ressemblances. Ils étaient tous à la recherche d’un poste dans la hiérarchie de la guerre, sans se douter qu’ils n’y comprendraient rien, surtout que les Bronzes avaient rédigé leur livre sacré condamnant la guerre. Un recueil très puissant sur les mérites de la paix. La première phrase du livre sacré disait: «d’un son et d’une lumière nous construisons le corps humain» ou:«aujourd’hui est la somme la plus simple, la plus divine de tous ceux qui vivent aujourd’hui et mourront aujourd’hui».
À l’époque, les journaux avaient beaucoup parlé de ce livre qui ne devait jamais être traduit. Il devait paraître uniquement en langue française et rester ainsi ignoré des communautés Arabes.
On pouvait lire dans la première manifestation de rue des Bronzes, des banderoles disant:
«Halte à la drogue!», les «Blonds Box, (une autre communauté) sont des drogués», «le rire des enfants voit plus loin que nous», «priez pour la mort naturelle».
Les Blonds Box, répondent par un communiqué dans les Cahiers du Citoyen:
«Nous exigeons des excuses des Bronzes, nous ne voulons aucun conflit interne et notre voix est essentielle, nous représentons une force active dans l’appréciation de l’art local».
Quand la guerre ne veut rien dire, c’est qu’on marche seuls. Quand la guerre ne veut plus de nous, elle nous quitte, c’est pour ça qu’elle est ingrate, nous voulions lire toute la littérature pour qu’un jour la paix soit savante.
Les leaders se faisaient tuer par des voyous et tous les soirs, Marcel K recevait ces politiciens dans son émission, pour montrer qu’ils parlaient d’une seule voix. Mais les vieux, qui regardaient trop la télévision, voyaient les leaders se disputer jusqu’au paroxysme, au moment où Marcel K. demandait la publicité. Les politiciens se taisent pendant la publicité, comme pris par un réseau inoffensif enjoignant les citoyens à boire du café arabique sous les bombes, voilà l’incohérence de la guerre.
La communauté de la Rose était très bien organisée. Elle s’étendait partout dans le pays. Les gens croyaient de plus en plus en elle pour détruire le système hiérarchique. Son chef était élu par le peuple. Leur manifeste s’intitulait: «Instruction de l’espace». C’était vrai, ils croyaient tous que l’espace devait se vivre en entier et c’est pour cela qu’ils déplaçaient sans cesse les meubles de l’intérieur, un rythme que tout le monde approuvait. Les voilà alors qui franchirent une nouvelle étape, passant de la communauté à un état. C’est elle qui gagnera la guerre et légalisera la drogue, lorsque l’un des leurs deviendra premier ministre. Ils restèrent donc armés pendant les dix années qui suivirent la fin de la guerre, sans ne jamais tuer personne.
Après, le peuple a décidé de se soumettre à la paix, en créant un courant artistique similaire au surréalisme, qui existe jusqu’à présent: «Le courant bleu»; Il fallait abuser des couleurs du jour.
Et c’est ainsi qu’a grandi Georges, dans une intrigue sur le silence des armes, dans une division surréaliste qui donne à l’homme une chance d’appartenir à plusieurs choses à la fois, avec l’impression du flash. Il fallait donc improviser, comme au moment de trouver une idée, il faut trouver un moyen de passer le temps. Les paradis sont nombreux.
Quand on n’a plus rien à offrir, c’est-à-dire quand on a appris d’où viennent les choses, comment peut-on offrir? On ne peut même plus partager, on devient seul, c’est cela que le peuple voyait chez les intellectuels et c’est de ce peuple qu’il s’agissait. On disait avoir besoin de bourreaux en ce siècle et ces bourreaux ne voulaient plus écrire. C’était donc, plus ouvertement que le livre, un conflit qui s’étendit sur tout un territoire.
«Un monde qui fait la différence entre les lecteurs et les enfants».
Ils savaient tout de l’avenir de leurs enfants et les ont niés, jusqu’à l’abandon des sens, jusqu’aux espoirs, jusqu’à l’échec.
C’est vrai, disait-on, les enfants ne portent pas d’armes et contre l’arme existe le livre… C’est vrai mais lequel?
LA COMMUNAUTÉ O
Tout le monde en parlait, c’est vrai mais tous se les appropriaient, pour ne pas qu’on les connaisse et voilà le paradoxe; ils ont cassé la barrière de cette prison affective pour que tout le monde sache qu’ils existent. Pour ne pas qu’on sache ce qui se vit quand on est gardé secret, ils vivaient pour la solitude d’une veuve d’un héros nouveau pour l’humanité ingrate. Ils ont passé toutes les étapes de la création parce que chacun voyait ce qu’il y avait devant l’autre: il suffisait de prolonger le temps. Ils étaient donc guidés par l’autre, en parfaite confiance et fraternité. Des musiciens les rencontraient et leur donnaient des conseils à propos de cette réalité brutale qui s’abattait sur nous, comme les débuts de la caméra chez les Arabes, en pleine prière. S’il s’agissait de prières, ils étaient prêts à servir en pleine conscience.
Il fallait préserver les liens entre eux, par exemple à la venue d’un étranger. Il fallait lui montrer quelle était la différence entre eux, que pour eux par exemple, l’amour est impalpable. L’enseignement est un genre d’amour qui s’incarne en chaque enseignant pour que l’élève sache que le fantasme est indivisible et sache où se tiennent le respect, l’adieu, le savoir. Eux, par contre, se présentaient comme des cancres, cela bien avant que leurs horizons ne les cultivent.
Leurs parents s’inquiétaient beaucoup et lisaient des livres, pour apprendre enfin que le désintérêt pour l’école n’affectait pas leurs ambitions. Les aveux de la communauté «O» se feront bien plus tard pour remercier leurs parents quand personne ne s’y attendait, quand ce monde qui s’offrait à eux s’était avéré tellement sauvage, tellement cru, tellement insignifiant, comment les remercier? Avaient-ils tellement confiance en l’avenir?
Ce monde s’organise en folie, disaient-ils. Il semble s’agiter mais en fait il s’organise et ils comptaient le reconnaître, cet ordre, en attendant le bout de la folie et celle-là, ils y croyaient aussi. Quand un individu perçoit le monde qui s’acharne sur des libertés, c’est qu’un autre monde existe, disait un vieux maître! «Mais il n’était qu’un héros nouveau, comment pouvait-il survivre au temps sur cette terre»? Alors la communauté des «O» a adopté cette phrase pour la politique des jeunes. Ils l’avaient certes très bien comprise. Le premier esprit qui a pu en une seconde rentrer dans l’histoire était ce chinois de Tien An Men qui se mit debout face à un char. La photographie est amoureuse de lui et s’est acharnée sur cette image pour faire revivre cet esprit idéal, très romantique certes mais seul.
Leurs idoles étaient les artistes qui s’adressaient à un misérable aussi clairement qu’avec un chef, il leur fallait rejoindre ce modèle, qui était né de l’humilité et des livres! Tristes étaient ceux qui vivaient sans connaître un démuni, parce que ces esprits sont les seuls qui nous ressemblent.
C’est un rude chemin de sciences, qui contredisait les craintes du monde entier. En être conscient augmentait la sagesse et leur rendait l’immunité… La douleur ne passait pas par hasard.
En fait ces guerriers nous suppliaient de comprendre le sacre de l’homme, cette perfection, cet honorable compagnon qu’est l’autre, le cycle parfait, le détachement, à un âge où ce qui se pense bien n’est transmis que par ceux qui nous ont quittés.
Après qu’ils aient réussi à partager entre eux, ils ont appris à partager avec une femme et c’est ainsi que cette communauté a disparu.
Finalement, le génie n’était pas de vivre ensemble, d’y trouver l’harmonie mais simplement de planer dans l’observation des âmes qu’ils ont mûries.
L’INCURABLE
Tout ce qui est en perpétuel mouvement est perçu comme un phénomène: la guerre, l’argent, l’enseignement, le jour. Ces phénomènes nous aident sûrement à comprendre le mouvement et comment se diriger. C’est l’héritage qui les possède. Un monde de simple procréation où chaque père transmet à son fils un jour et un enseignement, du temps et des guerres et de l’argent, sans se soucier de cette tige folle qui danse et donne de l’or pour se figer. «Elle dansait comme l’amour et se mit à la merci des rêves».
L’incurable est une perception humaine des jours de défaite avec l’ordinaire, qui n’est ni beau ni laid, parce que le remède existe et qu’il ne s’appelle que l’ordinaire. Le jour où sa valeur chutera, il faudra compter sur l’extrémisme pour nous ramener à lui. C’est la leçon des maîtres qui composent leur musique seulement s’ils ont des alliés dans la traversée de chair en intimité avec Dieu. Voilà ce que l’on cherche mais il faudra franchir la porte d’abord et en général, on s’arrête parce qu’on n’est plus du tout curieux. Une route sans portes est une traversée, une ascension vers la reconnaissance historique, après avoir cru que le spirituel ne nous mènera à rien et pour cela existera la politique et la mémoire. Qui peut dialoguer avec la mémoire? Peut-être que nous sommes loin des vérités mais à cette époque la vérité est sèche, elle se fige dans l’air, elle n’a de but que de blesser sans toucher, elle s’acharne sur tous les débuts jusqu’à accéder à l’âge des faiseurs de ce monde. Les secrets sont des piliers invisibles qu’on ne touchera jamais et qui n’ont aucune symétrie, je veux parler du règne des mots qui peine à se faire visible, parce qu’on n’y voit que des corps capables des pires péchés.
Pour s’en prévenir, il reste la famille: le remède le plus enivrant qui ne donne rien à rien et s’échappe par la voix des vieilles femmes habillées d’un quotidien marquant, trop marquant et même la fierté en témoigne, elles ont atteint l’âge des leçons faciles.. Et pour cela s’en vont en silence, par un droit chemin.
L’anarchie, c’est le chantier des rêves et Dieu est une graine trop lourde, voilà pourquoi on aime défier la guerre, pour donner à Dieu ce chantier. La mort subite est un coffre vide qui contenait la mémoire mais la guerre est venue, de quoi peut-on encore se rappeler?
Il faudra la chercher très loin cette mémoire qui fuit pour ne pas mentir aux civilisés qui ont froid de ce passé. Les secrets sont des outils qui nous font aller toujours plus vite dans ce que la vie inspire.
Les prétendus héros sont les admirateurs de ce que l’autre possède et n’y voient que des contradictions avec la pauvreté. Ceux-là sont les responsables de l’incurable, parce qu’en fait, ils disent que je n’existe pas si je ne possède rien.
LA FEUILLE MORTE
Elle se dépose sur la terre, elle est fatiguée des couleurs qui changent, dans l’absolu c’est un effort énorme, il fait froid. Georges est né. Rien n’est écrit, rien ne lui est venu de ce désert perdu. Chaque marche a sa dimension précise, chaque connaissance vient de l’espace partagé, même ses réussites étaient prévisibles par l’adoration que lui portaient les politiciens, parce qu’il avait tenu secret le dossier du nucléaire enterré dans le sol de son pays en échange d’une insignifiante fortune. Le peuple a rien su. Il a révélé le secret à personne.
Georges est né chez lui, sa mère lui fit voir le jour chez lui, en présence de son père. Jamais de ce que sa mère lui disait il ne put oublier cette vieille leçon, qu’il faut naître chez soi. Quand il était enfant, il croyait très fort que le jour et la nuit étaient dissociables mais cette idée a franchement aucun avenir, elle est enfantine et ne se développe que sèchement devant les yeux. Il a très vite compris qu’il n’avait pas d’idées originales et pour cela, n’a jamais voulu écrire sur ce sujet, au risque d’être comparé à un amateur. Il lisait peu les journaux, pour lui les mots n’étaient plus difficiles à un âge où on vient de gagner une place au rang des écrivains.
Il a grandi comme une feuille morte, raconterait le vent, il est partout et ne mène nulle part. Le mélange grandissant était soluble dans des poésies urbaines qu’il ne lira jamais sans intérêt. Il s’intéressait donc à part au jour et à la nuit à la différence mensongère qu’il voyait dans le regard de ses camarades de clan. Le cœur de l’armée dans un regard d’enfant nous fait vraiment oublier qu’un autre monde existe,
un monde conçu pour l’arrivée d’un saint qui fera tourner l’auréole qui pèse.
Babylone est aujourd’hui sur la bouche de tous les artistes, c’est un horizon qui se rapproche, comme une utopie, pour que chaque pays soit tous les pays et surtout les plus représentatifs. Ici, chez celui comparé à une feuille morte pendant son enfance, on était nulle part, le génie était encore couvé par la tradition, pour qu’il soit bien du pays. Nulle part, veut dire qu’on avait peur.
Aucun excès, aucune danse, aucune lueur humaine, tout était terre, tout était figé: le mal. C’est la perception de l’enfance qui compte, elle est si poétique mais il faudra gagner le droit de la garder. Il faut rester pur, il faut rester soi-même, il faut faire la course à des bourreaux qui sont lourds de crimes mais toujours en liberté. Comme une vertu qu’ils ont acquise par hasard. Comme une inconscience de vicieux, pour continuer de menacer les libertés juvéniles. Contre la découverte de soi. Ces formes-là sont des bourreaux programmés. Ils s’arrêtent selon le temps et pas selon la victime. Après une période passé à souffrir, on ne les verra plus.
GEORGES PLANTE SON DRAPEAU
Autour de lui, cet enfant a vu des fées, celles qui combattaient les bourreaux vides, celles qui réclamaient un silence sur toutes les libertés, pour une phrase d’un livre ou pour l’amour d’un pauvre qui sent la peine d’une femme.
L’origine est une valeur mais les artistes ont rendu cette valeur pour s’arrêter au croisement entre l’imaginaire et la responsabilité. Notre chemin ne nous ressemble pas, comme une preuve qu’après s’être connu et cela dans l’enfance, on peut se dépasser. Les mondes ne se touchent pas et à chacun le sien et c’est cela la division, pour ceux qui seront appelés un jour à créer. Ils seront les bienvenus dans le musée des dieux, qui ont peint la vie et le regard qui va avec.
Les enfants ont grandi et l’air du temps réclame une identité à chacun. Ils visent très haut, les sommets du pouvoir des artistes qui ont atteint l’âge des faiseurs de ce monde, par un chemin savant et nous leur demandons: qui sommes-nous? C’est une formule élitiste qui vise tout le monde et donne à chacun le droit d’espérer à son sacre de citoyen. Par exemple: monsieur est artiste ou monsieur est un bon conseiller ou monsieur est un sage. Or, à travers les épreuves qui se succèdent, hors normes et la prière à répétition, les humains cherchent l’étincelle qui les avertira que la beauté existe et qu’elle est si belle qu’elle fait pleurer les larmes soumises à la vie.
C’est une construction divine que Georges aperçoit dans le domaine de nos droits. Qu’on puisse remplacer la violence par un texte juridique, qu’on puisse hériter en pleine lumière, qu’on puisse enfanter et se voir grandir soi-même, que l’image soit une façade qui nous indique toujours et à jamais la même direction, comme un départ vers l’éternité de nos pulsions… Après avoir connu ce monde on se retrouve seul face à un fantasme qui n’aurait jamais dû passer par là, il faudra repasser sur tout, le noir, le blanc et toutes les couleurs, pour éviter de se perdre. Quand la conscience est claire, elle peut nous aveugler. Il faut planter des drapeaux et raconter l’histoire de ces faiseurs de martyrs. Ceux qui nous ont volé les vents de l’intégrité et nous vendent la semence de la machine, sont ceux qui ignorent les gestes et leur signification. Ceux-là nous regrettent toujours, même en pleine lumière. Ils voudront remplacer l’humain par l’égoïsme, alors que cette grande leçon chrétienne fait de nous des soleils à ce monde, un œil programmé pour nous soumettre à des agissements qui égalent zéro. La pauvreté de ce monde est un regard sur la mort et la médecine peine à maintenir le choc entre le chimique et le spirituel, sur un décor métaphysique de couleur noire. C’est un drapeau blanc que les rebelles vont brandir à la guerre contre l’économie.
IMPROVISATION
«L’espoir est dans le geste»: il est un nouveau sens qui naît d’une perspective humaine contre l’anarchie moderne, une perspective qui dénonce les excès, qui se rebelle contre l’éphémère, contre la barrière affective qu’est la fin de la vie. Il faut se taire, il faut parler, il faut dénoncer l’irréversible comme une passion prend à chaque ère une nouvelle forme, comme quand les corps se mélangent avant d’être dégustés par le pouvoir ultime, asservis par l’ascension, plus que par les hauteurs.
Les étapes franchies en silence, font de nos dieux des garants d’un autre monde mais celui-là aussi, nous le créons.
Alors, reconnaissant cette force, on célèbre le silence en faisant simplement la différence entre le bien et le mal. Il suffit alors qu’une femme brise le silence, comme à chaque fois en citant des phrases qui ressemblent à nos vies, comme, par exemple: «La vie n’est qu’une passagère d’un élan beaucoup plus fort». Briser le silence de la mort. Il fallait donc briser d’autres silences encore, par exemple l’amitié, l’écriture, l’amour et son substitut le plaisir.
Les élèves silencieux n’ont aucune définition du MOT. Le dictionnaire est inutile, puisqu’il fait vivre les mots dans un espace clos, comme le livre. Les mots vivent! Les mots circulent et se déplacent et leurs penseurs sont rares.
Un espace immense pour si peu d’adeptes.
Un jour arriva le mot «nature» qui trouva enfin une larme humaine et le drame survint, qui brisa le silence de la nature en une résurrection inespérée.
Les adeptes se sont réunis, se sont multipliés et le monde des mots du livre est arrivé sur les terres centrales. Puis ils se mirent d’accord, c’est qu’un «mot», nous ferons tout le chemin pour ramener ce mot à son sens pour rétablir la paix et le chemin commença.
MÉMOIRE DU FRONT
Le dernier souffle de la rébellion était le deuil, une marche sur les pavés d’une hiérarchie sereine d’avoir eu pour héros celui qui avait gardé le silence sur l’obscurité. Mais à partir de quoi pouvait-on encore hisser la vertu? C’était un compagnon auquel il fallait se fier. Un autre moi un autre toi et toujours le même centre, la source et sa trajectoire. Les gens mouraient et Georges se taisait toujours. Les autres allaient devenir ce qu’ils allaient savoir de leur pays, quand ils auront parcouru toute la vie pour accéder à l’autre vie. Il fallait refaire cette marche pour les victimes de l’arme et les fatalités: les morts. Une information manquait aux vivants, que Georges détenait et grâce à laquelle il bénéficiait de privilèges absurdes de la part du premier ministre.
Il lui disait:
– Mes hommages! Georges ne voyait pas quoi en tirer. Il y voyait que la santé et la politesse. Dépassé par la querelle entre citoyens, il voyait l’équilibre comme une surface d’eau plane qui ne devait jamais vibrer au rythme des opposants à la paix et de leurs tendances. Son insuffisance sexuelle lui dictait l’existence d’un autre monde qui ressemblait beaucoup au passé des faux rois bannis de toute idéologie terrestre, en défaveur d’un étalage de beauté et de richesse, que l’or même embarrassait.
Il était loin de la mémoire de son frère, mort suicidé, le chemin n’a de vérité quand il est dicté par soi, il doit être dominé par un Dieu anonyme volontaire, par un moyen éclairé.
Aujourd’hui se tient la journée de l’urbanisme. Les urbanistes du pays exposent leurs propositions pour reconstruire les banlieues, une exposition organisée et officielle.
Aujourd’hui sept mois sont passés sans que Georges n’ait vu le fondateur, bien qu’il soit lui-même son conseiller urbain mais Georges préfère garder ses distances pour ne pas abuser de son pouvoir, il se sacrifie au contraire et laisse le pouvoir abuser de lui, les choses sont tellement archaïques dans l’élément du peuple.
Georges est en voiture, il écoute la radio: le chef des miliciens de la rose est à l’antenne, le journaliste lui demande:
– Qu’elle est la marge de pouvoir de l’État après une guerre et qui est le garant de la stabilité du pays et de l’avenir du peuple que nous promettait l’éducation?
Le chef répond:
– N’oublions pas que les lois de la réussite se décident à l’unanimité et cela au jour le jour, pour les adhérents à la volonté de construire un pays.
Georges baisse le son et sourit.
Il arrive plus tôt au lieu où s’organise le congrès.
Le premier ministre est déjà là, il a le dos tourné près du journaliste.
Georges pose sa main sur l’épaule du chef du gouvernement et hésite avant de prononcer: «Mon cher Selim?».
Selim se retourne, lui sourit, lui sert la main:
– Georges! Mes hommages.
– Alors? Aujourd’hui est un grand jour pour
nous deux, alors laissons le jugement se faire, malgré nos premières impressions, laissons-les nous séduire, nous mener à un grand projet d’avenir.
Le jugement fut rendu, la vainqueur était une femme et personne ne s’étonnait de la séduction des femmes en ce pays, toujours prêtes à donner si peu, de ces choses que le temps domine, avec l’impression de l’inutile. La femme s’appelle Madeleine, elle aura un mot à dire à la fin de la soirée: Elle a baptisé son projet: «Mémoire du front».
AUTONOMIE DE L’ENFANCE
«C’est l’histoire du temps, c’est la confusion, c’est le mystère».
Nous sommes partout, c’est en se tenant la main qu’on assiste à l’héritage, sans père ni mère. Père de l’histoire, mère du refuge. L’amour prend son air précieux de soumission. C’est l’enfance qui l’interroge. Sans «liberté», la morale politique de l’enfance serait un artifice prospère. Pour cela les enfants grandiront sceptiques sur l’effet de la vie, celle qui peine à blanchir la fleur, comme tu l’imagines.
Les mots n’avaient pas de maître en ces temps-là, c’était une confusion avec l’idéal et l’idéal était que le seigneur vînt, parce que la confusion avait fait de nous des lâches. Alors que nous n’avions pas encore appris à prier, à nous taire, sur l’artifice. Quand le seigneur vint, le rêve se devait d’être un espace qui enfermât une matière magique: plus légère que la lumière, plus brillante que le soleil et pourquoi pas un musicien? Sommes-nous appelés à cultiver notre monde lorsque nous n’y sommes pas? Et refaire le chemin comme le témoignage de l’immortel.
C’est l’esprit universel qui se donne au moins avantagés de la vie: les opprimés. Jusqu’au jour où on vit l’esprit marcher dans les rues de cette terre, il était donc bien vivant, il a décidé de se donner aux plus beaux des héros, ceux qui ont conçu l’âge des faiseurs de ce monde. Ce monde qui appartient à la mémoire de la mort, bien que nous fussions tous enfants de l’air du temps, l’air du siècle et des avenirs.
C’était un grand royaume où j’habitais dans l’invisible. Le roi y vivait sans amour. Son peuple était soumis à la notion de pouvoir et dans les abimes du royaume: un prisonnier, un musicien et dans les yeux du musicien se cachait un autre peuple, l’enfance, une mélodie, une démarche face à l’oppression incapable de nous connaître mais bien consciente de notre existence.
Comme si rien n’existe pour celui qui ignore, celui qui abandonne, celui qui fait mal et ne se rendra jamais.
LES MAJORITÉS RÉVOLTÉES
À l’heure bleue de l’âge adulte, après s’être perdu dans les nuances de la nature humaine, le bleu, cette couleur immense, nous emmène à l’heure de la semence de tout l’espace, sa texture déchirée, s’il y a partage, elle se place au centre, loin du regard des errants et des prophètes.
Lorsque l’image a disparu sur les terres arabes, il a fallu pour survivre intégrer le soleil aux limites de l’espoir: c’est une sainteté d’être déchu et un honneur d’être mortel.
Ainsi va la survie. C’est un refuge loin des guerres qu’on refuse, guerres où la fraternité est silencieusement brisée, c’est un silence qui ressemble à l’avenir de ce qui nous entoure, deux opposés qui ensemble s’unissent pour faire le chemin, celui des humains et c’est le sexe comme axe qui va couver la beauté de nos frères, une beauté qui émane d’une aventure divine.
Les convictions sont, je pense, les choses les plus contradictoires qui puissent nous gérer. C’est pour cela qu’on devient citoyen, loin des influences étrangères. Les minorités se comptent avec l’être le plus savant, le plus riche, le plus coloré: la nature… Même consommable, celle-ci nous emmène dans un monde révélé au nu, à la différence.
La révolte a donc pris son essor avec les adeptes de la séduction facile, ceux qui ont tracés le chemin du pouvoir et qui ignorent la haine. Quand tout s’est brisé, le dernier souffle a fait naître le souffle du siècle et gardait aux maîtres la forme initiale de la création.
Une majorité n’est jamais stable mais elle s’installe dans l’histoire avec une gestuelle propre à l’amour, un va-et-vient miraculeux, qui fait naître l’orgasme d’élection.
Rien de plus beau que de donner à l’enfance cette imagination pour continuer jusqu’à la fin, avec plaisir et découverte, une fin qui garderait un soupçon à l’endroit qui se révèle à elle.
LE MUSÉE DES DIEUX HORS-SERIE
Les non-croyants n’auraient rien vu, rien reconnu à cette ressemblance entre les humains, celle provenant de la chaîne qui défile notre regard sur notre propre vie, celle qui goutte à goutte nous fait découvrir notre destinée et qui nous lâche à chaque doute, à chaque fatalité. Comme si elle n’était pas responsable de la souffrance. Comme si elle était seule responsable des choses de la vie, des hasards heureux. En fait, c’est elle qui prépare l’esprit d’Allah. Mais les dieux en ont assez!
Les dieux sont entre les mots quand on ne les voit pas, ils nous poussent à écrire, à devenir une référence pour les générations et rien de mieux que le néant, prétendent les politiciens, pour prévenir contre le changement perpétuel: un monde au nom de la mort, comme si la connaître était un privilège, alors qu’elle n’est qu’événement pour l’humanité et ses représentations, qui s’appauvrissent quand sa réponse est cachée à l’enfance. Si nous prenons conscience de la mort telle qu’elle est, nous ne sommes plus un enfant.
C’est ainsi le symbole de la couleur rouge, elle est née sur une nouvelle surface, très vaste mais close et invisible sans la seule couleur qui puisse la recouvrir. C’est ainsi que les choses agissent sur nous, comme la naissance de l’enfant de la société qui voudrait un commencement sans le verbe. «C’est de la couleur rouge qui s’associe à la terre!», criaient les Dieux pour défendre l’enfant de la société – et les adeptes ont cru.
Les piliers du musée, renferment une identité mortelle certes mais d’une mort dont les Dieux ne sont pas responsables, c’est une mort qui s’abat après un choc interne entre l’écrit et le vécu, ceux-là qui agissent en nous en toute harmonie et qui peuvent même se confondre entre eux; dans ce pays, on a offert aux dieux un musée pour qu’ils portent eux-mêmes la mémoire et dans la plus franche réalité, l’ennemi est figé et il réclame le droit de s’exprimer encore, comme si les Dieux, eux, ne se taisaient pas. Pour les adeptes, c’est une force juridique de ce siècle et de tous les siècles qu’est le silence. Ainsi est né l’enfant de la paix, qui plus tard pourra composer de la musique qu’il offrira au musée, pour un monde sans refuge mais doté d’une identité commune. L’éducation pour les adultes est perçue comme un grand mensonge… C’est en cela tout le but de l’écrit. Mais c’est l’essence même de ce qu’on a entendu pendant notre enfance qui est vraie! Le monde ne suffit pas à l’être, les messages ont toutes leurs chances de nous interpeller, la paix est une valeur incontestable, l’autre est un chemin de tolérance… Pour un écrivain, la certitude est là, puisqu’il vit à travers ses écrits et qu’il possède la «demeure de la lumière sur l’humanité». L’enfance n’est donc pas un mensonge mais une vérité qu’il faut faire durer. Ainsi l’amour a décidé d’une couleur de peau à la vie, d’une texture agréable, c’est un Dieu orphelin qui informera la femme de cette création pour l’humain.
Nous sommes l’œuvre du «non», l’œuvre du «oui», l’œuvre du «quand». Il existe un chemin pour prétendre être l’œuvre de l’au- delà, pour l’au-delà et ce chemin est un chemin de plaisir et de magie, un chemin de maître, puisqu’il faudrait détenir l’action de notre propre cœur et le voir dans une foule qui s’incline.
Les dieux ont fait des matières asexuées, sauf si l’être créé est vainqueur. Les Arabes l’ignorent souvent, en proclamant sans arrêt la victoire d’Allah. C’est ici que la peur fut conçue, par un masque incertain des séductions divines.
Il existe donc un espace protégé, un musée des dieux qui serait l’enfance, puisque l’humanité se réinvente à chaque génération.
REMISE EN QUESTION
L’esprit a besoin, pour être reconnu, de rester silencieux. Une personne intérieurement riche a beaucoup d’effets sur le regard nu des alcooliques. L’organisation, elle, est une construction délicate exposée à la lumière des révolutions. Une révolution pourrait être alors une sensation nouvelle, pour ce que le corps humain peut percevoir, pour s’exprimer un jour en amour et voilà que la planète entière fait une révolution, parce que l’espace est devenu plus beau depuis qu’il est partagé, un charme spirituel qui donnerait accès aux portes des victoires.
C’est à cette époque que Georges commença à se remettre en question. Le point de départ de sa méditation était le fait qu’il était porteur d’un secret, un secret est une âme qui grandit en nous, que la plupart d’entre nous dévoile, parce qu’il devient plus grand que son gardien. Il doit demander quelque chose en contrepartie, pour garder le secret, pour grandir et ne pas le laisser s’échapper. Il veut une révolution en échange. Il cherche des ressemblances entre lui et les révolutionnaires et il en trouve beaucoup, par exemple un regard volé à la jeunesse, pour avoir fermé les portes
aux heures de défaite avec l’ordinaire, approuvée par l’heure nouvelle, avec la victoire du quotidien.
Il se dit que si demain est un nouveau jour, l’éternité est réservée à la vie, comme un grand risque, qui, d’ailleurs, même encouru, serait interdit. On doit d’abord apprendre à partager. Le questionnement qui vient des livres est un rendez-vous avec l’héroïsme. Le réalisme divin dans ce siècle est notre richesse, il faut savoir d’où nous vient cette incarnation hors temps qui applique sur nous toutes nos pensées réversibles. Pourquoi pas le calcul des lettres, pour apprendre à s’adresser à la vertu vêtue de noir, pour disparaître et prier contre nos peurs et doutes, parce qu’il n’y a rien de plus dans un écho que «la Question» emmène.
C’est le vide, être en défaite avec l’amour et lui jurer d’être un guerrier fidèle. Les prophètes ne s’adressent pas au plaisir mais au moment où l’amour nous bat parce que la religion est restreinte, parce que les deux sexes craignent l’un autant que l’autre de perdre leurs révélations de jeunesse, eux qui n’en ont gardé aucune trace et croient que les matières du monde sont artificielles.
C’est ainsi que certains agissent sur leur courage, en oubliant qu’un être invincible existe en face. Ce n’était qu’un choix sur deux horizons découverts, la danse avec le temps ou la danse avec l’amour…
Georges se lève et décide de se mettre à écrire. Il n’est plus guerrier, il est fidèle, fidèle à la jeunesse, pour lui offrir «la boussole de l’amitié». Pour leur apprendre la dernière marche de l’amitié, il lui faut un plaisir humain, quelque chose qui nous a toujours promis de nous rejoindre: l’humour et le rire.
C’est ainsi que Georges a pris son nouveau carnet pour commencer une nouvelle époque dans le pays, un bureau de tous les temps: «LE BUREAU MANIFESTE».
MANIFESTE DU BUREAU MANIFESTE
-Nous existons pour une leçon sociale qui dit qu’on n’arrivera nulle part. Mais ce n’est bien nulle part que nous voulons être, sous le regard d’un Créateur dont la promesse était que les horizons seraient des distances absurdes.
-La réalité de notre existence doit être éphémère, pour devenir un jour dans la mémoire, indéfinissable et immense, peuplée des rêves.
-L’image n’a jamais représenté l’instant mais l’humour si.
-Notre héritage n’était pas un talent mais la raison d’en avoir un.
-Nous avons tous mis l’amour en premier et c’était bien du même amour dont il s’agissait. Dorénavant, fermer les yeux sur un battement d’aile de la solitude, parce que des liens nous feraient passer par une porte honteuse qui ne saurait s’ouvrir sans être brisée: l’amitié.
-Le sens collectif est un jeu de hasard, que les dirigeants essayent de nous interdire en se laissant quand même le plaisir d’en douter et c’est ainsi que le peuple ne veut rien croire, parce que les jetons ne représentent plus rien, avec ces amateurs du plaisir et du risque, les politiciens.
-La marche continue sans moi, c’est pour cela que le combat sera indéfinissable. En savoir autant qu’un autre nous rendra la croyance, nous qui ne touchons plus à rien depuis que l’étoile de Picasso nous a brûlés.
-Il faut contredire les idées sans futur, puisque ce que nous faisons, nous le faisons pour le jour où nous serons seuls et ce jour nous décidons nous-mêmes de le vivre, même si, à un moment, j’ai dû accepter l’invitation à ce monde, une invitation de chair, qui m’a donné la maturité pour dépasser toutes les confusions et mensonges.
-L’observation est un tableau d’ombres, qui dessinent une silhouette animée, le travail d’une longue nuit de sagesse divine, celle de nous avoir créés en couleurs.
-La lumière est perçue par la peau et dessine avec subtilité la forme de nos plaisirs, que nous exposons au gens riches, parce que nous avons fait le chemin en musique, jusqu’à chez eux, pour se donner au rire.
-C’est en cela que nous sommes appelés à vous faire rire. Parce que nous croyons que nous avons perdu le regard sur la chose en pensant qu’elle n’existera que pour nos yeux, alors que la texture des images nous vient d’une déesse déchue d’avoir consacré son existence à vaincre les différences, sans oser la lumière sur la nudité.
-Nous n’étions pas étonnés durant la révélation, parce que le courage était une faille à la perfection et nous ne l’avons jamais dit.
-À la base de la conviction il n’y aura jamais de réponse dans le conflit de l’illusion et de la réalité, parce qu’elles ne sont réservées à personne, nous, qui cherchons sans cesse une présence – et le peuple en dira encore moins.
-La langue arabe est un mouvement hérité par la mort et la mort d’une femme: un concept visuel qui gagnerait à se taire pour écouter et pas se taire pour le silence. Visuel donc et auditif, ensemble pour une transformation, en un idéal et la langue leur révélera plus tard que la société n’est plus à la danse mais à la chorégraphie de la politesse, elle qui restreint la religion à la famille. Cela ne sert qu’à rendre plus grande la nation.
-Notre mouvement atteindra la façon de se libérer comme la confession du temps à son juge: qu’il est bien plus fort que lui et ne mourra que par la force du mensonge sur l’immensité, comme dirait le violoniste: «Là où les rêves se rencontrent».
-Notre invitation est unanime et nous allons gagner après la première révolution sur nos principes, qui fera de nous des humains protégés de l’influence directe sur les vies.
-La première idée de notre lutte, est en fait de prouver que l’enfance sera capable de faire des choix malgré le fait qu’on leur a imposé des principes. Nous disons donc à ces enfants que nous existons et restons une lutte à choisir en ne l’imposant à personne.
-Le discours sur notre existence doit être purement une initiation au choix et nous atteindrons après la maturité de la plus jeune génération, la reconnaissance artistique ultime.
-Malgré ce que peuvent critiquer les amants oisifs il y aura toujours la voix pour les convaincre de ce que la nation est faite, un défi avec le mouvement premier celui qui ne reconnaît pas encore le corps de la vie, celui qui savait que le rire est notre mission et la provocation notre relais avec la banalité.
-Nous avons donc appris à vous convaincre par choix et ceci implique qu’une nouvelle vie s’impose à vous, que la mort n’arrêtera pas notre âme et plus jamais mais un autre choix pendant la vie le fera, c’est une peur innocente mais menteuse, à une victime qui restera innocente de vouloir vivre une seule vie.
-Alors vive les nouvelles vertus de la médecine pour soulager et guérir les défauts de nous tous.
-Il restera en nous cette brûlure d’avant notre existence que le feu a lui-même voulue, parce que nos corps sont voués à l’inconscience due à sa perfection, le fait que chaque membre agit tout seul, fait que la seule harmonie possible nous dépasse.
-Les gens qui nous rejoindront avec le statut de couple seront les gardiens du secret de l’écriture des textes qui sortiront régulièrement au gré de talents nouveaux, pour investir l’art dans les relations et l’optimisme grandissant de ses racines sur la terre du peuple.
-Les nouvelles façons de contribuer au mouvement seront étudiées par rapport à notre âge d’or et nous le reconnaîtrons à la première publication en langue arabe.
-Il n’existe aucune trahison possible à notre mouvement puisqu’il n’est pas un mot ou une idée mais un rire et cela même dans le pire, le magicien riait encore, parce que le rire n’est formé de rien qui puisse être une victime.
-Les représentants seront donc toujours à l’écoute de choses nouvelles, qui donnent une nouvelle définition au terme, c’est-à-dire un élan d’aujourd’hui et à jamais, depuis qu’on s’exprime sur l’axe de la sexualité.
UNE NUIT BLANCHE
Le symbole du blanc aurait pu passer incompris sur l’habit des papes. Peut-être que les paupières auraient faussement interprété chacune des couleurs. Celles-ci auraient pu un jour nous transporter dans le monde entier, souffrant de réponses faciles, de l’absence de curiosité. Le blanc pourrait en fait dire la lumière. L’heure venue des horizons, mûrissant au gré de l’identité et piégée par la représentation du sexe lui-même, ce fantasme de plus en plus insignifiant quand il nous définit au regard des autres, au regard de ceux qui s’engagent.
C’est donc le secret que l’on porte à l’intérieur qui aurait voulu faire le chemin avec nous, que l’on peut faire grandir, quand on comprend le sens du détachement et que ce que l’on garde en silence pourra s’exprimer en pleine cohérence un jour, un jour que les doyens de l’humanité cherchent encore, parce qu’ils n’ont plus de voix, plus une seule. Eux conçoivent les phénomènes, qui ne sont pas révolutionnaires mais qui pourraient l’être dans un autre monde, si on le construit sans autre question, en faisant le chemin de la vie jusqu’à sa fin et les gens se taisent et la question meurt et l’on se croirait seul. Pour nous rejoindre, des idées, comme dit-on, le seul point commun de tous les temps reste le présent… Alors pourquoi sommes-nous différents? Les divinités ne s’expriment pas avant que ne se dévoile un regard de vérité dans les yeux d’une femme, ce que la critique appelle talent et le peuple en est conscient. Ils devraient se blottir dans une autre lumière que celle qui témoigne de l’incohérence, une lumière plus douce, dans un intérieur où ils oublient l’injustice de n’être pas nés dans un livre ancien, une injustice qui mourra à son dernier mot, alors faites la parler.
Les autres religions nous apprennent la critique de nos institutions et nous leur disons qu’un jour viendra pour elles. Que serait l’éveil sans une union aux messagers inconnus? Comme celui qui va passer à travers le temps, par le regard d’Orphée.
Le cycle aurait donc su nous faire patienter et, arrivés à l’énergie qui nous va, se transforment en un monde silencieux dans le regard averti des sacrifiés. Pour avoir osé pardonner l’impardonnable, l’innocence devient alors vive dans le mental, combattant la guerre hors de la mémoire mais dans l’engagement et le réalisme.
Une vie durant, les messages ultimes passeront par l’écoute de l’autre, parce qu’il est bien dit que l’art et la création sont un dépassement de soi et à ce stade, il n’y a que des messages: aucune réponse, aucune définition qui puisse durer.
Nous sommes libérés du sens du réalisme par une autre dimension protégée par la magie, loin des différences de la jeunesse, par la certitude de qui nous sommes.
Ceux qui en ont voulu si peu, auraient quand même identifié l’origine du rêve. Ils font la différence entre la prison et l’ignorance et choisissent l’ignorance, pour que les révélations et seules les révélations les fassent échouer dans leur interprétation de la vie ou de la survie.
Quand le rêve est offert, il fait de ces voyageurs de l’esprit de grandes âmes et c’est bien d’eux qu’il s’agit… Livrés à l’abandon… Les plaisirs suivront sans doute.
Le jour se lève, les idées sont libres et, bien que ce soit nous qui les disions, elles iront voir les âmes pour leur promettre qu’il y aura une autre marche, un autre défi, pour embellir les villes, loin de ce que l’on pourra vous enseigner.
LES FAISEURS DE L’INTERNATIONALE
Le talent en ce siècle provient de la graine de l’observation. Cette perception est une naissance, une création individuelle, pour suffire au mouvement de la terre qui hallucine les amants.
Les opprimés qui vivent dans un monde de rêves sont sans doute ceux qui auraient assumés la solitude sans en faire un domaine céleste (le point commun entre les mondes qui mûrissaient pendant la nuit).
La liberté dans l’écriture provient du fait qu’on la découvre seul, quand les romans ne sont plus représentatifs et en disent moins que l’enfance, quand tout ce qu’on possède est rendu par l’absence de matière ou par transformation naturelle, la métamorphose.
Un jour si beau s’est levé sur la misère, a appliqué sa lumière sur elle et lui a dit que désormais celle-ci ne lui parviendrait que sous la belle étoile babylonienne.
Pour se reconnaître, les faiseurs de l’international feront vivre le son, parce que ce qui est sacré est discutable par les nouveaux talents qui oseraient s’imposer à la mort en engageant leurs âmes à ne jamais s’arrêter.
Les terriens s’engagent à dire que la terre n’est pas une planète qui se répète dans son mouvement et que, bien
au-delà de la science, la maturité n’est pas un chemin de hasard mais bien celui des paradoxes et de leurs critères et la vitesse de réflexion est le seul moyen de garder ce secret, parce qu’à cette vitesse, l’autre n’aurait pas la chance de définir nos choix.
Et c’est ainsi que nous créons l’œuvre de notre vie. Les premières pulsions de ce monde sont dangereuses, il faudra trouver l’accompli, accéder à la confiance, pour mériter la puissance de la vie elle-même. L’issue sera un souffle qui nous mènera, nous mènera sans doute.
MÉCANISME
Comment aurions-nous voulu le tableau si le modèle n’était plus là mais criait de loin sa souffrance d’être exposé au regard d’un errant? C’est une souffrance que l’absence du modèle, quand ceux qui se dénudent laissent une trace dans la cadence, quand le rythme peut manquer de décadence, manquer de soi. Nous qui nous éloignons des ressemblances devenons les complices du temps perdu, nous réfléchissons les âmes naissantes! Nous concevons le temps perdu comme libéré du péché originel, libération due à la dégustation d’un fruit dont le goût diffère des autres fruits du même arbre. Avec inconscience, nos réponses déferlent: dans ce monde premier, cet arbre s’appelle «paroles». Nous pouvons alors écouter les sacrifiés, ceux-là qui ne nous voyaient que du cœur et ne pouvaient le révéler, qui se sont tout de même battus, au-delà de tout contre leur impuissance, jusqu’à ce qu’elle change de forme. Ils devront tourner dans le manège des villes, pour s’oublier, comme on s’oublie dans le recueillement de l’amour et sa discrétion… Ils ne connaîtraient sinon jamais l’amour et leurs yeux se fermeraient sur la marche du seul condamné.
C’est donc, l’autoportrait mécanique qui s’impose à nous, pour contenir les rêves du monde, comme aurait pu le faire la machine et peu importe si elle nous a remplacés, une larme voudrait alors couler, ne sachant par où commencer.
THÉORIE DU SCANDALE
Comme un poète dans un pays en guerre qui verrait les yeux des passantes comme des caméras cachées, indifférentes on risque un délire au centre d’une prison conçue uniquement pour les faiseurs de martyrs, ceux pour qui les choses ne se disent pas deux fois et qui nous rendent le sang de ceux qui ont renversé l’Histoire, qui se font promener par la fin du monde.
Chacun de nous vaut un monde après l’amour. À défaut d’amours, les érudits font partie d’un pays et de son identité quand meurt une femme, et c’est l’opium qui donne l’accès à l’âme émue et c’est ainsi que se forme une langue: le projet des Pharaons. Les perses leur avaient d’ailleurs envoyé un prénom, signifiant éclat de soleil, plus fort que la mort: Numis. Aujourd’hui elle serait la fille d’un médecin de l’armée un poète scientifique et d’une mère miraculée du mariage. Elle naîtrait le jour et son désir resterait le même. Les symboles ne passeraient pas sur cette femme, eux qui s’acharnent: la croix, le croissant de lune, l’étoile de David. Un jour, elle croisera le prophète.
C’est d’elle qu’on ne revient jamais. Elle ressent l’encre dans ses tripes, voilà comment elle choisit ses amants.
Aucun geste inutile, aucun mot de trop, aucune vérité fanée… Elle croit que la maîtresse triomphe sur la femme et c’est de là que son scandale a éclaté.
Le plaisir se mérite! Elle trouvera son métier, se placer entre les condamnés et les juges, faire passer les regards. Elle était fiancée à l’auteur des «Confessions d’un photographe suicidaire», le frère de Georges. Pour Numis, depuis le suicide de son amant, Georges en savait trop.
LE PILIER DE TOUS LES VENTS
Quand les citoyens se mettent à l’écriture, c’est qu’ils n’ont pas de destin. Le monde auquel ils accèdent est peint par Dali: un déséquilibre entre la déception affective et la générosité des images. Un monde ancien qui grandit en nous et nous y trouvons notre place, en refusant d’être « les putains du passé».
Pour certaines femmes qui se mettraient à l’écriture, elles seraient séduites par la réalité d’un autre continent. L’écriture est un voyage de tous les vents, pour se défaire des concessions. Pour écrire, il ne suffit pas d’inventer une histoire mais de trouver l’harmonie absurde, brouillée par la victime.
Pour ressentir l’affection, les anges nous font des signes… Toujours dans le regard. Mais parfois cette route est une impasse… Mais elle apparaîtra comme la plus digne, parce qu’apparue par magie, mélodie magnifique, des regards qui nous tiennent.
Nous qui croyons à la vie, qu’on ne peut expliquer mais seulement raconter, d’une langue absurde, puisqu’elle se fond dans la forme des intéressés…
Le pilier de tous les vents est cet instant de subtilité dressé pour les amours d’aujourd’hui, celles qui masquent leurs multiples métamorphoses: un visage caché…
Et c’est ainsi que les hommes meurent.
LA NOUVELLE VIE AU DELÀ
Après avoir fait le tour du monde pour rencontrer les membres du bureau de l’humour, Georges vit la lanterne qui veille sur la violence apprise dans les oubliettes de la conscience, le monde entier maintenant l’habite comme par une organisation pour que la conscience soit peuplée de femmes pour qui la violence n’était pas présente lors des guerres de séduction… Cette guerre était la force nécessaire pour changer la forme des partenaires de l’art: le rêve, qui devrait à chaque histoire, trouver une autre définition. Une grande reconnaissance qui résonne comme le cœur et le sang, lors du contact de deux peaux. Il ne donnera de leçon à personne, la quête vaut mille pardons. «Nous sommes fiers d’interdire aux terriens la gérance de l’espace, un esprit plus vieux y habite». Georges aurait dit dans son dernier voyage: «qui maîtriserait la vie à jamais», «la patience est une sentence en soi, sur l’imprévisible, qui aurait surgi sur l’humanité toute entière, pour leur empêcher la gérance de l’espace, jusqu’à ce que l’imprévisible ne soit qu’amour, où on nous offrira cet instant suprême».
Les donations sont énormes, le bureau aurait même des héritages, comme le palais Babylone qui sera restauré avec des murs en velours pour des rencontres entres célébrités, pour qu’ils ressentent qu’ils font durer l’amour dans le monde entier, par leur subtilité.
Georges disait, «Qu’importe, que le vent m’emporte», maintenant que le monde entier est en changement. «J’ai ressenti les ruines de mon cœur, ils ne font qu’un sourire comme les lèvres de Venus», il aurait manqué le rendez-vous avec son enfance, laissé à la maturité d’une autre planète.
Georges a assumé le fait que son entourage s’attendait à rire, alors qu’il n’avait qu’une devise: le même humour pour tous, celui qui rira sera l’étranger, séduit par les incapables d’apparence. En fait, faudrait-il dire encore une fois que l’esprit de sa révolution soit de dessiner une nouvelle image à chaque fois pour leur raconter, le cap de l’optimisme.
Le bureau est dans une rue piétonne qui changera de nom après deux ans, de rue 33 à rue des Dames; il y aurait une veuve qui l’aurait demandé parce que son mari était mort féministe.
Le pays se remit à l’acceptation de l’autre, loin du regard douteux de la subite transition, entre les messages et leurs aboutissements, ils verraient les pères de cet idéal incertain, dû à la mélodie étrange de leurs compositions… S’adressant à cette force suprême qui aurait mesuré le temps et qui ne ment plus à Georges sur son succès.
C’est ainsi que l’on s’adresse à la mort, par devoir de reconnaissance.
EVER AFTER
Ce livre est un cadeau de la conscience universelle, dû à l’écriture des droits de l’homme, écrits par celles et ceux qui ont tendu la main au cœur de la vie… La reconnaissance de l’écrivain est immense: les mots apparaissent dans votre regard comme une simple observation du passé… Sans y être, ça voudrait dire que le monde dans sa diversité nous appelle à tendre la main pour l’amour de nos idoles vers les routes tracées, à part par nous-mêmes par celui qui nous dépasse, à l’infini… Celui qui a vu que nos cœurs ont traversé la rivière de l’insouciance de l’eau de nos faiblesses. Faudra-t- il se souvenir de nos évasions dans l’excès et la musique? Devra-t-elle se soucier elle-même d’un retour à l’apprentissage des peuples? Devrons-nous inclure l’international après la vraie indépendance? Sommes-nous en voie d’isoler les armes et d’attendre que la souffrance soit une histoire à raconter sur les siècles? Les différentes cultures se sont réveillées sur nos terres comme la réponse de Gibran au grand sage d’une sensibilité sans limites. Il fallait se proposer à sa mère… Il l’aurait fait du regard dans ses yeux quand ils devenaient une image dans l’humanité. L’amour aurait la sensibilité de notre propre expérience, quand on a envie de dire merci pour nous avoir inclus à cette lignée d’artistes divins qui se mêlaient à la vie par le tracé d’un crayon, une mélodie harmonieuse, un jeu au frais des grands maîtres du cinéma, un village vert peint et sculpté, les photographes qui cherchent à disparaître; ils disent adieu à tout un talent quand l’émotion le tendra à l’infini, des images de ce monde, au corps de la danse et aux gardiens des planches, pour que la route puisse durer autant qu’il le faudra, vers l’existence d’un monde où la lumière se raconte sous la forme d’un art.
LIVRE QUATRIÈME
LES ÂMES NAISSANTES
INTRODUCTION
Un enfant reconstitue le monde pour être né sur la terre de ses aînés, dans le cosmos ou dans son berceau, avec des fées imperturbables ou des monstres aveugles, des ogres, magiciens de la chaleur, des miettes de vérité, des surprises d’adultes, des pleurs qui guérissent du silence.
Dans mes visions que j’appelle les visions réparatrices, il existe des enseignants du cœur, ceux pour qui la vérité est scellée, ne touche à rien sauf aux regards des envoûtements de l’adolescence. Ils sont enseignants du cœur pour tous sauf pour l’un, pour qui les secrets sont visibles lorsqu’il révèle ses créations, ses méthodes sont les seules imperturbables, sa libération est un miracle et son talent est conçu sur les âmes naissantes.
Le meilleur ami de l’homme est la fin d’un livre. Lorsque l’on retourne à la vraie vie inondée de lumière à travers la porte du soleil, l’enseignement de la terre promise avec les mensonges qui se diluent avec le néant pour s’entretenir avec l’amour et la nudité, des maîtresses de l’histoire.
Il suffirait d’avertir le peuple qui se dédouble en chacun et se force à retrouver les héros qui ne s’abreuvent que d’absolu et les témoins ne font qu’élever le cœur pendant que le mensonge nous fait signe et se propage comme une grande harmonie qui semble être un accès au soleil, dans une représentation divine de l’amour: avoir défini un enfant comme un seul être, pour dénoncer l’existence d’une façon vertueuse de dédoubler l’enfant, le décrire comme un être promis à sa mère, lui donner toutes les vertus, sauf une, alors que nous savons qu’elles n’appartiennent qu’aux maîtres.
La définition pure de l’attachement appartient aux orphelines, qui perçoivent le bonheur et se créent un miroir pour contempler le sublime qui découle de leurs regards.
Faut-il cerner dans une nuit d’amour, les cendres de nos semblables? Pour expliquer aux humains la certitude, sur la peur des caresses et les hésitations des gestes, la tolérance envers les maîtres, malgré leurs abus sur la sagesse et la vraie couleur des choses.
Quand un secret se garde et ses mille autres questions qui résonnent dans le vide, la formule de l’écrivain serait de concevoir une lyrique à chaque lumière, un chant pour les chercheurs d’amour, un chant pour traverser les pavés de l’histoire.
SUR LES PAVÉS DE L’HISTOIRE
Les routes artistiques, la fierté orpheline des peuples soumis n’ont cessé avec la durée de déconstruire la violence en se donnant à la nature, aux bois féeriques et aux évasions des vrais maîtres qui sont dans l’urgence de préserver la nature, de préserver à Éden une forme inconnue qui serait la séparation des personnalités du monde végétal et serait donc de n’en consommer que dans le cadre d’une médecine, la seule perception que la lumière des étoiles permet, pour dévoiler l’immensité des erreurs de naissances qui peu à peu touche à leur fin, comme au moment de l’écriture et du témoignage de la vraie histoire de la région du Moyen-Orient.
L’abus est une forme de pauvreté; cette sagesse n’appartient qu’aux sages et l’interprétation des religions ne se fait qu’à travers le questionnement sur l’existence du parrainage des espèces et des formes humaines, comme celle que l’on recherche tendrement pour enseigner un jour à la manière d’Icare, le détachement. Peu importe, la vérité est invisible et tout ce qui touche au visible doit être un sentiment d’éternel, pour préserver les gestes et le mouvement qui sont rares si l’on se permet d’y penser.
La route qui mène chez soi est une forme de dépendance échouée à celle qui sème des graines, si l’on se permet d’en parler c’est une nuance entre chaque graine mais la maturité de la nature serait de nous les montrer identiques et c’est ainsi qu’Eden fut conçue, en offrant aux guerres qui se préparaient, la mort certaine de ceux qui employaient le mot «nous», parce que le définitif ne s’y prête pas!
C’est ainsi que se retrace la mémoire des justes, en percevant l’incomparable entre les différentes civilisations qui s’installent sur une terre qui n’appartient à personne; et c’est en cela qu’il faut comprendre à qui elle rend la gloire, d’être parti sur d’autres rives, d’autres rivages que celui des dévoreuses, qui ont appris la parole avant d’être nées, qui ont senti les regards soucieux du physique, qui ont ri sans humour et qui se servent de l’obscur pour atteindre la satisfaction.
Et c’est ainsi que la lanterne chez soi raconte les mépris, pris dans des impasses, grâce aux funérailles des chanteurs de prophétie.
Et c’est ainsi, imbibé de mots et d’alcool que l’on reprend la route, comme après l’extinction du feu du bitume, en s’embarquant dans la rivière de l’insouciance jusqu’à son bout, du sommeil et des rêves.
DU SOMMEIL ET DES RÊVES
Elle construit des villes invisibles, en demandant aux philosophes de révéler les modèles.
C’est le souci d’être un éleveur de silence, comme si l’attente d’appartenir à ses rêves devient un sacre d’une histoire dont on connaît la fin, celle de la fontaine, au milieu des constructions de l’âme, quand celle-ci est habitée.
Avant chaque départ on se sent déchu du monde incurable, des heures malsaines, des contrats de sang, des routes tracées et de l’encre qui s’amuse à être gaspillé, en cassant les règles des maîtres; revenant sans cesse au quotidien.
La nature reprend sa texture scintillante pour immerger la ville de vérité de beauté et de bonté… Où les formes géométriques, imitant l’âme des résolutions sur l’éternel, fait que les philosophies s’accordent pour avoir passé les symboles du retour à la vie, en écriture, dans les excès du jardin de lumière.
C’est ici que l’humain retrouve sa philosophie sur la construction de l’âme, sur des vérités géométriques, des espaces n’appartenants à personne, où l’ange aux cheveux d’or s’appauvrit pour construire la cité des pères de notre existence héroïque des romans épiques, en sacrifiant la présence sensorielle des écrivains qui se dirigeaient vers le pôle de la vie… La vraie question de l’univers.
L’enseignement des anges se fait dans un retour à l’éveil, lorsque l’humain a failli s’introduire dans le peuple du décès, de la mémoire, de l’héritage et des fusions artistiques et révéleraient la divinité au peuple entier pour un témoignage de la vie, de sa richesse et de ses tendances vers l’éternel, qui saurait scruter l’espace selon sa motivation sexuelle, selon les guides de nos choix, ceux qui nous semblent de l’ordre des choses courantes.
La jeunesse va sans cesse choisir une âme comme le passage des générations, d’attiser la curiosité des autres générations, pour qu’elles portent le poids de la question interdite sur la légalité de cette existence. Qu’elles porteront jusqu’à la mort depuis que l’âme choisie a fait l’amour et donc arrivée à la considération de Dieu et va donc créer pour l’état une symbolique de l’amour: depuis que la surveillance est un regard, la main mise une caresse, l’odeur un parcours, le goût: une reconnaissance et le murmure un frisson ou un dépassement de soi.
L’état a donc le pouvoir sur l’amour sensoriel et serait à l’image du corps humain sur la pacification amoureuse. Il aurait le pouvoir de s’exposer aux mondes, à l’heure venue d’une âme nouvelle en offrant à celle-ci «au-delà» de la vérité, ce centre acquis par la reconnaissance des autres, un rayon immense du cercle national, qui, pour toucher la paroi, devrait diluer le temps dans l’espace et mettre son art en orbite pour se faire reconnaître de sa patrie et c’est ainsi qu’au-delà du pouvoir, on ferait germer des générations futures qui remplaceraient l’hypocrisie par le patriotisme.
C’est le plan de secours pour l’égalité des droits: une suite à la charte des droits, dans une période de maîtrise de l’avenir: qui t’appartient république.
TOUT T’APPARTIENT RÉPUBLIQUE
-J’irais jusqu’á me voir de face mais pas plus loin… J’irais, là où me portent mes soupirs au triomphe du pardon n’ayant rien fait de mal, étant un rêveur accompli.
Les prises de conscience ressemblent à un moment jouissif, où le chemin est une surface de lumière, qui poétisera l’existence par simple projection.
Les découvertes ont fait de notre immunité un pas à franchir au quotidien, pour reconnaître l’imaginaire par sa forme initiale: le moment de conscience.
Le dos tourné au ciel, les sens se forment par un tour de magie, appris il y a longtemps par les héritiers, révélés plus tard aux arts nouveaux qui ne manquent pas de succomber à leurs ancêtres.
Il était dit avant nos prières que notre monde sera conté par des richesses ayant passé l’âge de la conception et des différents courants aboutis, depuis les arts millénaires.
Le monde était donc à la recherche d’un calcul libérateur, égal à l’infini ou bien les clefs de la décomposition d’une erreur; où l’interprétation est un manque à compenser dans la simplicité du savoir.
Le jour se compose de lumières, dont on aperçoit la forme pendant la nuit. Une lumière est plantée au ciel et elle se fige pour reconnaître la réalité telle qu’elle qui se voit peindre des visages en une fresque gigantesque: moment offert entre les lettres pour en secret enregistrer cette valeur parentale.
Ce conte qui ne cesse de bercer de technique et de précision (professionnel, amateur et didactique), élucide le chant des sirènes comme un moment venu de devenir silencieux, balbutiant la lune comme un dessin qui forme des cercles sur les moments de la naissance.
Quand le phœnix déploie ses ailes de feu; de l’énergie pure, une chaleur d’un artifice magique nous enduit le regard et nous prévient contre l’ennui fatal en présence des poètes, portés par la célébration du cycle de Saturne
Une image dans l’art serait donc la valeur du regard que l’on porte sur nous. En vérité le regard se rapproche jusqu’à s’en défaire d’absolu et encourage ensuite un miroir à reporter la pureté de l’âme.
Alors que nous ne sommes que voués vie après vie à la source de chacun des frères d’Allah de se personnifier et de se surpasser dans ce que j’appelle l’espace qui a d’ordinaire d’être un idéal réveil des justes.
LE RÉVEIL DES JUSTES
Après la révérence des saints politiques, le rideau de l’information change de matière et devient d’une transparence salutaire. C’est un rendez-vous avec l’histoire qui nous communique l’harmonie entre le miroir des artistes et la structure politique.
C’est ainsi qu’une beauté émane sur terre, qui se place sur les frontières des frères ennemis, qu’il faut célébrer au quotidien entre les masses et les personnalités entre la haine et l’attachement constructif au vrai sens de l’histoire. Quand un enfant appelait à l’aide, c’est qu’il voulait partager son bonheur dans une heure prophétique fantasmé par les temples. C’est ici que les guides ont décidé de combattre les civilisations archaïques des constructions familiales. Loin du foyer, ils en savent si peu. Comme promis à la ressemblance dans le partage de l’énergie commune des vérités qui nous dépassent, comme celle de la transgression de la pauvreté vers l’espace du dictat. Croire ou ne pas croire n’est pas un élément de cette planète depuis qu’on a signalé notre existence dans l’univers.
La vérité se trouve là où on ne la cherche pas, là où la forme humaine est à l’image de Dieu et où les autres espèces devront se munir d’une arme ou d’un uniforme pour ressembler à leurs formes d’origine, à leur précieuse idée de destruction.
Il est vrai que les idées que l’on sème un peu partout sont acquises mais reste l’interprétation du passé, qui demeure impersonnelle, manquent de pouvoir ou de subtilité, qu’il faut exprimer longuement, le temps admis par les sens comme étant la moindre des idéologies futures, depuis que le sexe féminin se doit de tenir un discours à deux sens, un reflet, incluant l’étoile comme une incarnation de la question que se pose le juge suprême, assoiffé de droits pour atténuer le danger du crime et de la passivité des réactions,
Les jours passent et nous sommes toujours dans l’enceinte du devoir comme promis à la déesse athénienne, celle pour qui aucun livre n’est orphelin, aucune idée ne subit l’enthousiasme des ignorants sans les nourrir d’un geste de l’au-delà qui leur dit bien l’usage de la foi…À chacun son rôle dans le grand cerveau humain que constitue l’appareil social de la dépolitisation pour qu’un retour sensé à l’Histoire, soit enseigné.
LIVRE CINQUIÈME:
LES FORMES NOVAS
Par une devise qui ne peut que réagir au contact transcendantal, découvrant l’accès certain à la distraction.
«Et dire que notre anse se défie avec le jour qui doit se défaire d’éternel. Une nuit vaut mille étoiles qui peuvent encercler les millions, d’où: femmes à l’âme nue détonnent de mille feux, jouissent d’une heure qui étonne».
LA PREMIÈRE LUNE
L’aube se reprend et la douceur des mille feux dit-on de Dieu se faisant un caprice; donne à la formule des artifices des étés passés à passer la première ligne d’un livre. Les années passées à la promesse de se tenir un semblant de solitude qui n’en était pas une, puisque la forme de nos corps en mouvance nous menait à la personnification d’une fortune du goût et des sens qui nous ferait prospérer le temps et le vrai moment passé.
Alors dis-je, l’âme a bien sa place dans notre humanité rebelle.
Il est vrai que nous nous sommes trouvés dans l’appel d’une rivière d’origine où les mythes se ressourceraient humbles, fiers et assouvis.
Là où se trouvent les notes de musique; se fondent les corps, pour immerger l’âme des jouissances de la puissance, pour combler la ville du retour espéré des arts et de la célébration d’une victoire sur la nature de la naissance du roi, divinisé par les textes les plus anciens qui nous durent… Surélevés, universels, passionnés et certes, comme le veut la source: débordant d’un humour salvateur.
Les miroirs sont ce que l’on reconnait de soi, ayant aussi franchi la lumière du feu de Dieu, divinisant la réalité d’un regard qui se ferme sur notre aveu de puissance excessive.
Et c’est ainsi qu’advient la prospère idée du renoncement des secrets trop lourds, par le partage des éléments autour d’un aveu de sagesse illimité, que l’on prouve en silence sans être de ceux que l’on espère revoir en prière, hymne à l’amour des rencontres décisives.
À en voir de plus près la satisfaction entre les mains des amants l’un et l’autre se faisant des lettres appartenant aux histoires de morales, à l’apparition d’une finesse ou à un pavé de lignes savantes.
Se tenant une promesse d’accomplissements, les formations des pères prodigieux auraient une façon de se façonner le parcours éthique désiré par soi, comme la face apparente des histoires contées secrètement par la note perdue.
LES CIMES MUSICALES.
Divine enchanteresse: serais-tu d’un secours au pas de la compagne rejoignant les cieux de ces nuits? Surpassant le flambeau qui à ton regard s’amuse, par la fée prêtant sa voix aux malices, d’un soir de scène et ne serais-tu pas là pour insuffler la formidable idée que nous invoque le trône mille et une fois retrouvé? Aux fantasmes composés par toi dit-on: «divine enchanteresse»… Aube de la gérance des vers, promesse unanime; irriguées de larmes de rire où le clin d’œil s’assouvit de la naissance des étoiles: là, à la place du monde des arts, envoûtés par la marche universelle.
La place s’étend à travers les cieux libérés des passantes au regard assouvi par la fête et les hymnes se libèrent pour la personnalité posant son œuvre: palpitations héroïques, composante céleste se confondant à la clarté en regagnant les palais par la gérance naturelle, composant une nuance élémentaire.
Ainsi font celles qui se placent par-dessus les airs à l’écoute des divinités fécondées par le rythme magistral des complices de la liberté réclamée, proclamée, acclamée: amants à l’âme amusée.
Elle ressemble parfaitement au moule informel au bord des mers assoiffées, habitées de marins éclairés, assagis par l’écume à la rive des hommes assouvis de festins.
Mystère et alcool qui se fondent dans un corps et rectifient l’échange paternel, depuis ses vœux innombrables encore chastes.
C’est en cela que la noce divine se fait à partir du départ de nos pulsions jusqu’à la fière décision du jaillissement des mystères, par les frontières insoumises.
ORIENT
C’est ici que se trouvent, les hommes de la raison et les femmes du temple, dans la nuit des politesses et le trésor caché ou dans les intérieurs en cuir noir, par l’habit qui ranime, par la senteur de l’effort, par la sensibilité des dames et le tonnerre des hommes, par la semence de la terre propre… Celle du bout du monde qui en réclame sa part en chacune d’elle. Mais avant de se laisser prendre par les vers, il y a la senteur de la femme qui en réclame la vérité et qu’un regard puisse se poser: sur la volupté… L’image de toi me fait frissonner encore et c’est en m’enivrant de ta fidélité que je me retrouve en amour et c’est en regardant par delà le visible que la paix se forme et qu’elle réclame notre présence.
LA DAME JOUEUSE
-Dois-je m’y attarder quand l’allure des assouvis se fait attendre? Aurais-je des réserves pour semer la graine du drapeau de la nation: pour accueillir la dame joueuse? La mise gagnante est placée et l’écart entre les participants se fait ressentir. Se prolonge l’instant, amusée par le décor, elle entretient sa devise de mener le jeu devenu une habitude.
Secrètement motivée par son double jeu, elle encaisse les sommes avec succès, sa façon de faire avec les invités, mis en orbite par sa grâce.
L’inventeur qui ressent sa conception, une chose que l’on garde intérieurement, de sa position sur la fertilité des idéaux vient réconcilier ses femmes avec le songe, prolonge jusqu’au verre qui le réalise et par principe se donne à l’escortée de ce soir, par des gardes ramassés en fin de fête, mis à l’écart et donc repêchés par un sentiment empiriste.
C’est à ce moment qu’adviennent les consolations juvéniles, de l’appropriation d’une époque phare de la culture publicitaire, acquise par soi et que l’on attribue aux gendres de la relève: les femmes actives.
LES FÉES IMPERTURBABLES
-Je me suis trouvé à l’encontre de mes désirs un jour en désirant le sang de la pensée par la forme absurde des héros de notre monde. Je ne peux m’empêcher de croire qu’il existe une façon de se surprendre dans un bordel angélique, où je ne suis que le poète servant les passions des hommes et les vers enchantés d’Allah du bord de mer, qui le surprendrait par le conte, portail ancestral de mes talents.
La forme définitive de nos pulsions s’est arrêtée sur un regard; je ne survis plus, je ne suis plus qu’un passage définitif vers l’art et la création…
-Mon œuvre, ma croyance, ma foi, sont aujourd’hui, au rang des hommes, des poètes maudits qui grandissent avec moi, la mort d’un paradis d’amour où la vie d’après se fait une attente de la note de musique qu’adviennent les passionnés.
Il nous faut porter la devise des générations, tant d’elles me font renoncer à la dépendance, je les scrute et les fascine, chacune d’elles.
La forme de mon conte est prête, suave. Germe un enfant que je désire passionné et qui se ressent dans mon destin.
Le sentiment est un grand héros qui frissonne la dernière marche de l’art vers le monde de la procréation.
Nous sommes voués à se comprendre, à se sentir dans le bain des heures d’abandon.
Voir mon âme est une fierté que je ne peux ressentir autrement que par cette lettre.
L’émotion de la lecture tue parfois par adoration et me voilà ressenti dans le ciel parmi les cieux.
PROFESSION
Il est, des illusions, t’avoir connu, sous la robe musicale des tes prouesses de feu, annonçant ça et là, la dévotion vaincue, par un talent sublime: les notes de ton jeu.
Une présence y est claire, subite et éphémère, par un tour de magie, dialoguer sur tes pas par le juste rôle que l’on propose si clair, négociant de partout, de l’aide te viendra.
À la porte de ton nom se faire un espoir, de se joindre à tes dons, ta grandeur lumineuse.
Il sera difficile de se taire sans te voir et de se priver ainsi de tes femmes généreuses.
En pointant du doigt on a vu qu’une étoile, des mains fragiles s’opposent au silence.
De ta musique on te reconnait sous le voile des bonheurs acquis par ta seule présence.
N’avoir ni jeu ni ordre, à suivre pas à pas, qu’une plume enchantée par ton rythme divin.
Une baignade dans l’univers frissonne dans ta voix, célébrant au gin, au whisky et au vin.
Ton accession au pouvoir se fait attendre sans cesse, par tes services rendus á la révolution.
On s’adresse à toi qu’á la forme des prouesses, pour succomber enfin au mystère des apôtres qui ne finissent leurs phrases qu’au souvenir de toi, ayant conçu le monde les cimes et les victoires à une apparition qui fit un poète ayant rendu ses armes et garda le miroir.
Il est un enfant prodige, à la langue de nos vestiges, de ne savoir par où commencent les meilleurs moments de cette vie.
CONCERTER LES ÉTOILES
-Je comprends maintenant les sujets que tu offres bien plus que les objets.
-Les années passées à assimiler la musique des pharaons: présence objective et surpassement des rapprochements de ceux qui nous ont toujours découverts par simplicité et nous fîmes des lois à en concerter les étoiles…
-Parfois, en m’appuyant sur des faits je me rends compte qu’il est possible d’abuser dans le cadre de la formation d’un couple, depuis qu’il se forme sur la naïveté innocente crédule, proche de l’univers.
-Ce que sèment les arts est en concordance avec les difficultés pour l’œuvre de se former et d’éclore comme chacun de nous un parfum, une pétale, un aveu de compréhension… Un souffle de ceux qui nous ressemblent…
-Loyale se fiant à ta guise passagère…
-Maitresse se fiant á l’azur de l’aube.
-Un pôle douceur d’hiver, réchauffe mon cœur.
-Se fondait toute la glace d’une main qui caresse.
-Songeant la gratifier au rire de l’émoi.
-Miroirs sur des rives des chemins tout autour.
Ce soir est art, finalement.
LE CAP DES OPTIMISTES
Sur les terres des rois, il faudrait d’abord se soumettre à l’envie de se croire à la voltige d’un monde nouveau à l’heure de la semence de l’espace.
Les airs au plus haut niveau, sont comme le souffle divin signifiant l’étalage: du genre à former un lieu sur terre où ça ressemble à ce que tu réalises aujourd’hui.
Être au-delà des attachements à l’emplacement même, des arrivages du monde entier.
-Je souhaite que tu puisses te faire une idée de la vie toi qui la façonnes sans te soucier de tes apparences puisqu’elles sont sacrées.
-Je remercie les anges d’avoir eu pour héros, un homme comme ami.
Vis bien, rêves bien et bien encore.
SOUVENIRS ET PROMESSES
-Vous avez parcouru l’œuvre de mon âme protectrice, par un tour offert à la vérité: la distance mythique par la lueur des cieux, dont s’abreuve le regard par la croyance des arts, prêts à s’émouvoir par exaltation.
UNE HISTOIRE ENCORE
-On s’aime en se découvrant et nous dressons, au-delà du visible, une bienveillance, comme celle des enfants, la sensibilité des cieux où logent les anges des contes accomplis.
-Scruter un ciel immense fait de nous des êtres d’un rapprochement certain et l’évidence que l’on compose pour y être emmené: quand tout se passe en émoi et les lueurs savantes des sciences à la devise des hauteurs de l’univers.
-Les âges de la morale agissent bien loin des centres: nous sommes des idéaux par l’écho de nous-mêmes.
AU DELÀ DE L’EXPÉRIENCE
-À s’en remettre aux sacres d’une présence céleste, qui prône la venue de l’être qui aurait en soi les formules des sentiments certains par la révélation complète de soi, mise en avant de ce que nous offre le vécu qui devient alors la science absolue: immersion complète dans l’œuvre des engagements par l’adoration que nous portons aux icônes, redécouverts à leurs moments les plus élevés et résolus par le parcours de la complicité, état d’une profonde amitié, éclairée par l’idéal.
HORIZONS MURISSANTS
La langueur d’un paysage que traverse le sentiment de l’accompli et s’en abreuve encore l’espérance, c’est l’essentiel d’un compagnon que forge le passage en tous lieux par un rapprochement serein à la bénédiction par la délicatesse.
Atteindre la sobriété par la suffisance, l’unification de la matière et la conscience, c’est ainsi que l’élément est le sujet de la science, que les plus vastes études évoquent la croyance, décisions naturelles d’adoucir la transe, par la note égale au verbe qui se pense.
L’ÉVIDENCE
Les histoires n’ont de but que pour être vécues par les verbes lorsque jaillissent les lumières du commencement.
L’élévation naturelle par la profession et les œuvres du temps.
C’est ainsi que se retrouvent les gloires anciennes dans leurs dimensions, dont les relations témoignent, ayant franchi la distance pour un retour au berceau au moment des finitions qu’annonçaient les forces astrales.
Puis une douceur incomparable se retrouva parmi ce monde immense peuplé de charmeuses, passeuses d’or, pour amadouer l’extraordinaire, ayant franchi le phénomène de la vie.
UNE VISITE PROLONGÉE
Lorsqu’il arriva, le champ était au martyr du domaine des cieux. Ainsi rejoignant la mort silencieuse contestée par la poésie qui se lisait à travers les aventures et fonctionnait selon l’intérêt du poète.
Ce jour fut la longue durée d’un questionnement indéfini pour lequel se vautraient les idoles dénuées de l’interprétation, puissent-elles être fidèles, ce sont les êtres qui prophétisaient entre eux ayant gardé la résurrection à la perception et l’évidence.
Étant bienvenu au domaine des sciences exactes, les rendant étatiques ils s’en font la grâce de la venue sur les pas agissants d’une victoire, selon la volonté des messagers authentiques. Ainsi l’accès au paradis qui appelle devient une permission en grande déclaration universelle, reconnue par les porteurs de la vérité et de la complémentarité, qui approuveraient la succession.
S’en vont les désorientés mais reste la parole mesurée qui prône l’identité, qui gagnerait l’identité de plusieurs facteurs et de ce fait gagnerait le combat pour le souffle d’étoiles, dévoilant ainsi la nature de la déesse en chacune d’elles. L’appel des Hindus s’est fait en harmonie. L’accession de Dieu est un remède à la période des ambitions et s’en acquiert la devise réelle de la source d’une révolution: celle du pouvoir lui-même.
SENTIMENTS
Comme le dit la savante: les songes sont sur la pointe des doigts, façonnés par l’étalage d’une richesse, usant de la prouesse et de l’engagement. Les scènes sont plus discrètes et augmentent la chance de se sentir parmi les porteuses des secrets des hommes, ressentis par une poignée étrange: le moment d’appartenir au partenaire, nuance de la langue qui sert à divulguer la descendance espérée. Ainsi se façonne le temps.
Une globalité surprenante qui se développe en mouvance et que prônent le rythme et l’excès: appel aux réponses majeures.
LA SIMPLICITÉ DU GESTE
Au contact de la performance, lorsque les vœux réclamés au ciel pour une jeune sentimentale, quand rien n’est plus évident que de s’offrir en offrant le pouvoir, que de sentir en ressentant la légèreté, que de se placer à la place de soi-même et de faire régner le paradis, c’est ce que demandent les admirables domaines célébrés en chœur et en silence.
Être à la hauteur d’une formule: distance des acharnements d’une politique solitaire, se voit munir du moyen de compter l’histoire de ses frères libres pendant les temps de luttes.
C’est ainsi que se composent les rites des mythes féminins, par la devise d’une accession à l’absolu incluant les amours à travers la distance et les symboles se forment alors par désir de retrouvailles, par l’accession à la bonté de l’au-delà.
La croyance est unanime et la divinité se fait de sorte: Il est père de l’humanité qui régit les genres par l’égalité.
SENSATIONS
Tous les points culminants d’une histoire se conçoivent toujours par des sensations qui retrouvent la paix dans son état sauvage, envoûtant, exaltant, la colombe en vol vers l’éternel pulsion de la richesse d’une cage ouverte. Au temps qui compte et raconte par les garants de la nation: la prophétie des origines, celles qui n’auraient de grâces que celles des lumières nocturnes des hallucinés par les cimes enivrées et les êtres méditatifs.
DÉVOTION ET CHARMES
Il est dit qu’un plaisir émane dans chaque effort conçu pour investir l’indépendance au rythme des cœurs et courtise à distance les souvenirs des partisans.
Et c’est ainsi, quand une explication passe au-delà des normes, que le retour des convives se fait au gré du plaisir que façonnent tendrement les originaux, se délaissant d’une colère ancienne et laissant place à l’invention de soi.
Se place ainsi une nuance au rite des joueuses du face à face, ayants pour but de corriger le corps en l’amadouant avec le prodige de l’avènement.
Croire émane d’un maître!
L’APPEL SOUVERAIN
Portant la fin à l’unisson désirée, quand les résolutions se font à travers les récits protégés par les chercheurs d’émotions, par la formule du jour et s’y retrouvent sentimentaux et servis de plaisirs, gardant la marque de l’idéal.
C’est ici que la trame devient une reconnaissance réelle d’une obligation de n’appartenir qu’à soi: l’amitié est la source de notre propre justice que les liens sont évidences et s’incarnent pour la cause du féminisme.
LES PHARES DU DÉSIR
C’est ainsi qu’à la lumière se forme en nous une destinée propre à la personnification des sens et du pouvoir de perception, pour ceux qui en font leurs dépenses pour une méditation qui au bout s’exprime en vérité, une façon d’être qui porte l’expérience, une devise d’être soi pour gravir les divinités en leurs cultes, promesses et formations, jusqu’à ce que la nuit en fasse notre berceau.
Assister à la guérison ressentie par les hommes et les arts qui s’en iraient passer l’espoir et rétablir l’évolution.
Ainsi se dirige le plaisir qui agit.
GÉNÉRATIONS
La vie fait sa coutume de passagère à l’ombre d’un soldat. C’est une façon absurde de se sentir en perfection, peut être que la joie s’exprime en dessous de la tristesse, de n’être pas assez équitable avec l’inutile, pourtant, ne se servant que de nous au moment de la liberté. Certes toutes les facultés sont bonnes pour rejoindre l’artiste mais il reste une graine que sème l’étranger qui nous détache des voûtes et des rituels, qui s’avancent sur les pas du peuple, sur des origines certaines, pour rejoindre l’expérience à l’éveil de son apport et de sa propre dimension.
La simplicité se trouve par un certain dépassement de soi, comme pour éteindre la domination de la critique, d’avoir eu à choisir un monde accompli, désirant le corps du penseur comme le ferait la parole au désir réel, celui de se faire prendre une nuit et réclamer le recours à la nature par obligeance.
Il est certainement plus viable, quand le vital devient la condition, de se réclamer un être plus adhéré donc plus d’intention de participer au moule national, par la faculté propre, exigent donc quatre dimensions: les domaines de croyance, plus motivés que l’exigence, c’est-à-dire l’accès volontaire, exigeant la place du maitre de sa personne, à accéder à la liberté à travers l’autre. Seul les fruits dans un arbre, seraient en fait consommables.
LES LIENS DE LA TENDRESSE
Que ferez-vous des pensées libres?
Les artistes reconnus,
les enseignants dans l’intimité,
les lecteurs de bord de mers,
les inventeurs, les constructeurs,
les habitants, les hôtes,
les rebelles,
les gardiens des temples,
les disciples,
les amis,
les frères,
les héros et compagnies.
TABLE DES MATIÈRES
INTENTIONS
LIVRE PREMIER:
PERCEPTION: LE JARDIN DES HALLUCINÉS
– TERRE
– FEU
– AIR
– EAU
– LE CINQUIÈME ÉLÉMENT
LIVRE DEUXIÈME:
LES CONCESSIONS D’ABRUTIS
– INTRODUCTION
– NAISSANCE À BEYROUTH
– JE SUIS SEUL AVEC TOI
– LE GRAND RETOUR
– ARROGANCE, POINT DE DÉPART
– EST-CE LE TEMPS QUI FAIT LA COURSE
– SE SITUER DANS L’ESPACE
– D’OÙ NOUS VIENNENT NOS IDÉES?
– LA CULTURE
– LE CINEMA
– LE COMPORTEMENT
– LA PERSONNALITÉ
– L’HONNEUR
– SOMMES-NOUS ENTRAIN DE MILITARISER LES IMBÉCILES?
– LES CULTES
– LE PORNO
– LA CHARITÉ
– LE MERCI
– LA PROBABILITÉ
– L’INGRATITUDE
– LA FEMME EST NUE
– OUBIEN UN CHAPEAU
– LE PASSEPORT ROUGE
LIVRE TROISIÈME
LE BUREAU DE L’HUMOUR
– PREMIÈRE PARTIE
– LE QUATRIÈME DES «S»
– AVANT, PENDANT ET APRÈS LA GUERRE
– LA COMMUNAUTÉ O
– L’INCURABLE
– LA FEUILLE MORTE
– GEORGES PLANTE SON DRAPEAU
– D’UNE COMMUNAUTÉ À UNE MILICE
– MÉMOIRE DU FRONT
– L’AUTONOMIE DE L’ENFANCE
– LES MAJORITES RÉVOLTÉES
– LE MUSÉE DES DIEUX HORS-SERIE
– REMISE EN QUESTION
– MANIFESTE DU BUREAU DE L’HUMOUR
– UNE NUIT SI BLANCHE
– LES FAISEURS DE L’INTERNATIONALE
– MÉCANISME
– THÉORIE DU SCANDALE
– LE PILIER DE TOUS LES VENTS
– LA NOUVELLE VIE AU DELÀ
– EVER AFTER
LIVRE QUATRIÈME :
LES ÂMES NAISSANTES
– INTRODUCTION
– LES PAVÉS DE L’HISTOIRE
– DU SOMMEIL ET DES RÊVES
– TOUT T’APPARTIENT REPUBLIQUE
– LE RÉVEIL DES JUSTES
LIVRE CINQUIÈME: LES FORMES NOVAS!
– LA PREMIÈRE LUNE
– LES CIMES MUSICALES
LIVRE CINQUIÈME: LES FORMES NOVAS
– LA DAME JOUEUSE
– LES FÉES IMPERTURBABLES
– PROFESSION
– CONCERTER LES ÉTOILES
– LE CAP DES OPTIMISTES
– SOUVENIRS ET PROMESSES
– UNE HISTOIRE ENCORE
-AU DELÀ DE L’EXPÉRIENCE
– HORIZONS MURISSANTS
– L’ÉVIDENCE
– UNE VISITE PROLONGÉE
– SENTIMENTS
– LA SIMPLICITÉ DU GESTE
– SENSATIONS
– DÉVOTION ET CHARMES
– L’APPEL SOUVERAIN
– LES PHARES DU DÉSIR
– GÉNÉRATIONS
– LES LIENS DE LA TENDRESSE
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Mon premier article de blog
« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. » — Oscar Wilde. Cet article est le tout premier que je publie sur mon nouveau blog. Je viens juste de lui donner vie, restez à l’affût pour la suite. Abonnez-vous ci-après pour rester informé des mises à jour.
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